Le
maître
Kurumada
est
né
le
6
décembre
1953
à
Tokyo.
Dans
sa
jeunesse,
il
jouait
dans
les
parcs
et
dans
les
allées
avec
ses
amis,
et
lisait
des
livres
empruntés
chez
la
boutique
de
location...
et
était
donc
un
petit
garçon
normal
de
cette
époque.
Et
ce
que
ce
petit
garçon
comme
tous
les
autres
aimait
particulièrement
était
les
mangas.
« Dans
ma
jeunesse,
j'aimais
surtout
"Iga
no
Kagemaru"
du
maître
Mitsuteru
Yokoyama,
ainsi
que
"Tetsujin
28".
Mais
n'est-ce
pas
après
tout
ce
que
tous
les
enfants
de
cette
époque
aimaient ?
Puis
en
grandissant
je
me
suis
mis
à
lire
le
Shōnen
Jump,
qui
n'était
alors
pas
encore
un
hebdomadaire
mais
un
mensuel. »
On
peut
dire
que
cette
rencontre
avec
le
Shōnen
Jump
a
changé
son
destin.
Parmi
les
mangas
publiés
dans
le
magazine
se
trouvaient
les
oeuvres
d'un
certain
mangaka
qui
a
laissé
une
profond
influence
sur
Masami
Kurumada.
Le
nom
de
ce
mangaka
est
Hiroshi
Motomiya.
Otoko
Ippiki
Gaki
daishō
de
Hiroshi
Motomiya
« Les
oeuvres
du
maître
Motomiya
ont
eu
un
profond
impact
sur
moi.
Ces
pages
couleurs
en
début
de
chapitre
et
les
double
pages
pour
représenter
une
seule
scène
m'ont
impressionné.
Je
me
suis
dit
"C'est
ça,
un
manga !".
C'était
très
différent
des
mangas
que
j'avais
lu
jusqu'alors,
avec
des
dessins
arrondis
et
enfantins.
Toucher
de
près
les
gekiga
fut
un
véritable
choc.
Je
pense
que
si
je
n'avais
pas
eu
l'occasion
de
lire
"Otoko
ippiki
gaki
daishō",
si
je
n'avais
pas
rencontré
Mankichi
Togawa,
si
je
n'avais
pas
reçu
ce
choc...
je
ne
serais
peut-être
pas
devenu
mangaka. »
Le
manga
"Otoko
ippiki
gaki
daishō"
a
débuté
sa
publication
en
1968
dans
le
Shōnen
Jump,
et
est
un
grand
hit
du
maître
Motomiya.
Le
personnage
principal
de
ce
manga
exaltant,
Mankichi
Togawa,
vit
par
ses
poings
tout
en
refusant
de
suivre
les
règles
établies,
et
finit
par
rallier
les
uns
après
les
autres
les
chefs
de
bande
à
travers
tout
le
Japon.
Le
jeune
Masami
Kurumada,
qui
entrait
alors
au
lycée,
n'aurait
jamais
imaginé
que
sa
rencontre
avec
ce
manga
changerait
sa
vie.
Puis
lors
de
sa
dernière
année
de
lycée,
Masami
Kurumada
songea
à
la
voie
qu'il
allait
suivre.
« Comme
il
s'agissait
d'un
lycée
généraliste,
la
plupart
des
étudiants
songeaient
à
continuer
leur
éducation
à
l'université.
en
les
voyant,
j'ai
senti
que
je
n'avais
pas
envie
de
continuer
à
étudier.
Tous
les
gens
de
ma
classe
étaient
là
à
étudier,
stressés,
puis
allaient
probablement
subir
des
tests
d'entrées
à
l'université,
intégreraient
par
exemple
Waseda
ou
d'autres
universités,
trouveraient
ensuite
un
travail
quelque
part
dans
une
entreprise,
se
marieraient,
discuteraient
avec
leurs
collègues,
achèteraient
une
maison
à
plusieurs
millions
de
yens,
puis
passeraient
leurs
vies
à
rembourser
leurs
emprunts...
Je
me
suis
demandé
si
je
voulais
vraiment
d'une
vie
comme
ça.
Mais
lorsque
je
me
suis
ensuite
demandé
quelle
était
la
chose
dans
laquelle
j'excellais
par
rapport
aux
autres,
je
n'ai
rien
trouvé
(rires).
Cependant,
j'aimais
les
mangas.
Et
c'est
là
que
je
me
suis
subitement
dit
que
j'aimerais
devenir
mangaka.
Jusque
là,
je
n'avais
jamais
songé
à
m'engager
sur
cette
voie.
En
y
repensant,
c'est
la
force
de
ces
images
et
l'excellence
de
cette
construction
qui
m'ont
fait
pénétrer
dans
ce
monde. »
-
Mettez
un
lien
vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
Dans
"Otoko
ippiki
gaki
daishō",
Mankichi
Togawa
avait
mené
une
lutte
sans
précédents
contre
l'autorité
établie.
Peut-être
que
le
jeune
Masami
Kurumada
voyait
son
reflet
dans
ce
personnage ?
Et
il
envoya
alors
des
mangas
au
Shōnen
Jump,
où
le
maître
Hiroshi
Motomiya
était
publié.
« C'est
lors
de
l'été
de
ma
dernière
année
de
lycée
que
je
leur
ai
envoyé
ma
première
participation,
qui
n'était
dessinée
qu'avec
un
simple
stylo.
Le
contenu
était
une
histoire
de
chef
de
bande.
Probablement
parce
que
"Otoko
ippiki
gaki
daishō"
m'avait
laissé
une
forte
impression.
Le
responsable
d'édition
qui
a
passé
ça
en
revue
m'a
dit
qu'il
y
avait
besoin
d'un
assistant
sur
un
manga
dont
il
s'occupait,
"Samurai
Giant",
et
j'ai
alors
pris
cette
position
afin
de
m'entraîner
au
métier
de
mangaka.
Ce
qui
m'a
alors
le
plus
surpris
furent
peut-être
les
screen
tones.
Jusque
là,
je
pensais
que
les
lignes
de
fond
dans
les
mangas,
comme
les
faisceaux
d'obliques,
étaient
dessinées
une
par
une
à
la
main.
En
voyant
l'envers
du
décor
du
côté
des
créateurs,
j'ai
appris
qu'il
y
avait
des
screen
tones
de
prêt
à
appliquer.
Et
je
me
suis
alors
dit
que
dans
ce
cas-là,
je
devrais
pouvoir
réussir
à
faire
du
manga
(rires).
Jusque
là
je
n'avais
en
fait
aucune
connaissance
quant
à
la
façon
normale
de
produire
un
manga,
et
j'avais
donc
dessiné
mes
mangas
en
ignorant
tout
ceci.
Je
faisais
aussi
des
petits
boulots
en
parallèle
de
mon
travail
d'assistant,
et
j'utilisais
le
temps
qu'il
me
restait
pour
travailler
sur
mes
propres
mangas
et
les
présenter
continuellement
au
Shūkan
Shōnen
Jump.
Et
c'est
après
à
peu
près
deux
ans
en
tant
qu'assistant
que
j'ai
pu
faire
mes
débuts
avec
"Sukeban
Arashi".
C'est
à
partir
de
là
que
je
suis
devenu
un
auteur
de
manga
à
part
entière,
et
on
peut
dire
que
j'ai
passé
avant
ça
un
bon
moment
à
rester
dans
l'obscurité
en
attendant
de
pouvoir
saisir
ma
chance
(rires).
Ensuite,
c'est
sans
nul
doute
à
partir
de
la
publication
de
"Ring
ni
Kakero"
que
j'ai
été
propulsé
sur
orbite
en
tant
que
mangaka. »
Le
maître
Kurumada
dit
les
choses
suivantes
en
jetant
un
regard
rétrospectif
sur
son
grand
hit
"Ring
ni
Kakero".
« Comme
c'était
avant
que
mon
style
ne
se
soit
affirmé,
on
remarque
très
bien
relisant
les
premiers
volumes
de
Ring
ni
Kakero
que
j'étais
un
peu
perdu,
et
ceci
se
ressent
même
du
point
de
vue
technique
du
manga.
En
entrant
dans
le
monde
des
pros,
on
connait
les
hauts
et
les
bas
de
popularité,
on
reçoit
des
avis
des
responsables
d'édition,
et
on
entend
toutes
sortes
de
suggestions
à
droite
à
gauche.
A
l'inverse,
lorsque
je
me
sens
particulièrement
emporté
par
mon
inspiration
en
dessinant,
je
ne
prête
pas
attention
à
ce
qui
m'entoure.
Un
peu,
"je
me
tiens
à
l'écart
de
tout
et
ce
sera
parfait !".
Mes
doutes
et
mes
hésitations
transparaissent
dans
les
débuts
de
Ring
ni
Kakero.
Je
pense
que
c'est
quelque
chose
que
les
lecteurs
ont
eux
aussi
très
bien
ressenti.
Au
début,
ce
manga
n'était
pas
très
populaire.
Mais
lorsque
l'idée
du
Boomerang
Hook
m'est
venue,
tous
mes
doutes
se
sont
dissipés.
Les
réactions
des
lecteurs
furent
également
incroyables :
"Ah !
Cette
seule
idée
a
tout
changé !" ».
Boomerang
Hook
dans
Ring
ni
Kakero
Ainsi
que
le
dit
le
maître
Kurumada,
le
coup
final
du
héros
« ne
pouvait
être
qu'une
technique
d'attaque
spéciale ».
Et
cette
idée
de
technique
spéciale
a
ensuite
tracé
la
ligne
que
suivraient
les
futurs
mangas
de
Masami
Kurumada.
Et
de
plus,
toujours
pendant
la
publication
de
"Ring
ni
Kakero",
Masami
Kurumada
a
découvert
l'importance
du
choix
des
nemu,
dieux
régnant
sur
les
mangas.
« A
l'époque...
comme
toux
ceux
qui
songent
à
devenir
peut-être
un
jour
mangaka,
on
se
dit
inévitablement
qu'il
y
a
déjà
plein
de
gars
qui
dessinent
mieux
que
toi.
Je
savais
qu'il
y
avait
des
tas
de
gens
plus
doués,
aussi
innombrables
que
les
étoiles.
Mais
vous
savez...
les
mangas
sont
avant
tout
des
nemu ! »
"nemu"
est
un
terme
spécifique
du
monde
des
mangas,
qui
désigne
la
manière
dont
celui-ci
est
agencé.
La
façon
de
procéder
diffère
en
fonction
du
mangaka,
mais
en
général,
avant
de
réaliser
le
draft
du
chapitre,
le
mangaka
dessine
au
crayon
sur
un
bloc-notes
des
roughs
montrant
le
découpage
des
cases,
les
bulles
des
personnages,
les
onomatopées
et
autres.
Ceci
est
un
nemu.
Le
mangaka
discute
ensuite
de
ce
nemu
avec
son
responsable
d'édition,
en
améliore
le
contenu,
et
lorsque
les
deux
personnes
tombent
d'accord
dessus,
la
production
des
véritables
dessins
commence.
« C'est
sans
nul
doute
pendant
la
publication
de
"Ring
ni
Kakero"
que
j'ai
compris
que
"les
nemu
sont
l'essentiel
des
mangas".
Les
nemu
sont
quelque
chose
de
différent
de
l'histoire.
Ce
n'est
pas
non
plus
le
script.
Les
nemu
sont
la
manière
de
découper
les
cases,
ou
bien
encore
la
façon
d'exposer
l'histoire
au
lecteur.
C'est
depuis
"Ring
ni
Kakero"
que
je
réalise
des
nemu
en
songeant
au
temps
que
je
vais
faire
passer
au
lecteur
sur
telle
ou
telle
page.
Même
avec
une
idée
comme
le
"Boomerang
Hook",
tout
aurait
été
ruiné
par
de
mauvais
nemu.
J'ai
placé
l'importance
chaque
semaine
sur
les
doubles
pages
impressionnantes
ou
les
grandes
cases
à
placer.
Mon
manga
n'est
pas
bon
si
chaque
semaine
il
n'y
a
pas
une
chose
spectaculaire
qui
constitue
le
noyau
du
chapitre.
L'origine
de
mon
insistance
sur
les
nemu
vient
probablement
de
l'impact
qu'ont
laissé
sur
moi
les
double
pages
de
"Otoko
ippiki
gaki
daishō". »
-
Mettez
un
lien
vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
Dans
Kurumada
Pro,
le
studio
du
maître
Kurumada,
se
trouve
une
pièce
nommée
la
"pièce
des
nemu".
On
dit
que
lorsque
le
maître
Kurumada
passe
à
la
réalisation
des
nemu,
il
va
dans
cette
pièce
et
n'en
sort
plus
jusqu'à
ce
que
ce
soit
terminé.
Lorsque
le
maître
y
est
enfermé,
ni
son
responsable
d'édition
ni
ses
assistants
n'ont
le
droit
de
lui
téléphoner,
et
bien
sûr
encore
moins
d'entrer
dans
cette
pièce.
Autrement
dit,
c'est
un
Sanctuaire.
« Les
nemu
sont
certainement
ce
sur
quoi
je
passe
le
plus
de
temps.
Lorsque
je
suis
vraiment
limite
niveau
temps
et
que
je
n'arrive
pas
à
trouver
d'idées,
je
m'enferme
dans
la
pièce
des
nemu
et
j'y
reste
en
me
pressant
comme
un
citron
pour
en
sortir
un,
jusqu'à
l'extrême
limite
de
temps,
quand
il
ne
reste
qu'une
journée
avant
que
ça
ne
doive
être
envoyé
pour
l'impression.
Je
me
base
ensuite
sur
ce
nemu
obtenu
avec
grandes
difficultés
et
passe
une
vingtaine
d'heures
sur
les
dessins.
Et
ma
méthode
de
travail
est
toujours
restée
la
même,
ce
qui
est
toujours
vrai
actuellement. »
Les
nemu
sont
la
vie
d'un
manga.
Le
style
créateur
du
maître
Kurumada
nous
l'explique
clairement.
En
repensant
au
lui
de
cette
époque,
le
maître
évoque
d'abord
"Otokozaka",
l'oeuvre
qui
a
précédé
"Saint
Seiya".
A
l'origine
de
la
naissance
de
"Saint
Seiya"
a
donc
existé
ce
manga
annulé
nommé
"Otokozaka"...
« Depuis
la
moitié
de
"Ring
ni
Kakero",
tous
les
personnages
apparus
dans
mes
mangas
possédaient
des
techniques
spéciales
de
combat.
Je
pense
qu'"Otokozaka"
est
le
seul
manga
dans
lequel
les
personnages
ne
possédaient
pas
d'arcanes.
C'est
pour
ça
que
c'est
le
seul
de
mes
mangas
qui
ait
subitement
été
annulé
(rires).
Des
personnages
sans
techniques,
inaccomplis
(rires).
Cette
annulation
d'Otokozaka
a
entraîné
une
nouvelle
oeuvre
qui
fut
Saint
Seiya.
Mais
j'étais
en
colère
contre
cette
origine
de
la
naissance
de
Saint
Seiya.
Contre
l'annulation
d'Otokozaka,
hein.
Cela
m'a
bien
fait
comprendre
que
la
popularité
était
tout
pour
un
manga.
Je
me
suis
dit
"Il
faut
que
je
touche
juste
avec
mon
prochain
manga.
Je
suis
peut-être
fini
en
tant
que
mangaka.".
Et
je
me
suis
donc
motivé
en
pensant
"Très
bien !
Il
faut
que
j'essaie
de
le
dessiner
en
songeant
à
la
popularité !" !
Et
c'est
pourquoi
Saint
Seiya
était
une
oeuvre
conçue
avec
une
intention
sérieuse
d'en
faire
un
hit ! »
Le
maître
Kurumada
parle
en
mettant
son
coeur
à
nu,
sans
le
moindre
mensonge.
Mais
cette
frustration
est
devenue
une
force.
C'est
parce
qu'il
y
a
eu
cette
frustration
que
Saint
Seiya
est
né.
Mais
tenter
de
créer
un
hit,
de
faire
naître
un
manga
à
succès
demande
à
n'importe
qui
un
rude
travail.
Il
faut
fournir
des
efforts
qui
n'ont
rien
à
envier
à
ceux
des
héros
de
shônens
nekketsu.
Les
mangas
sont
des
nemu.
En
plus
de
cette
conviction,
Masami
Kurumada
a
créé
les
pages
de
Saint
Seiya
en
faisant
plus
que
jamais
attention
aux
dessins.
« J'ai
été
particulièrement
attentif
au
rendu
des
Cloths
sur
les
pages
en
couleur,
au
niveau
du
ressenti
de
leur
texture.
Il
y
a
cependant
eu
au
début
de
nombreuses
pages
couleurs
sur
lesquelles
je
n'étais
pas
satisfait
du
rendu
des
Cloths.
Contrairement
aux
mangas
faits
par
des
dessinateurs
doués,
les
mangas
Kurumada
reposent
avant
tout
sur
les
nemu,
mais
je
me
suis
cependant
déterminé
à
apporter
une
attention
particulière
aux
Cloths.
Après
tout,
les
Cloths
sont
des
choses
que
personne
n'avait
jamais
vu
nulle
part !
Bien
entendu
je
n'en
avais
jamais
vu
non
plus
en
réalité,
mais
il
fallait
cependant
les
montrer
en
dessin.
Prendre
un
ton
de
base
bleu,
et
y
ajouter
peut-être
une
touche
de
violet
ou
bien
de
jaune...
j'ai
testé
toutes
sortes
de
choses.
J'ai
aussi
songé
au
fait
que
les
coquillages
prennent
diverses
teintes
en
fonction
de
l'angle
sous
lesquels
on
les
regarde
sous
la
lumière,
et
j'ai
donc
aussi
essayé
de
les
faire
de
cette
manière...
Mais
on
en
terminerait
jamais
si
on
essayait
tout,
et
il
ne
serait
pas
possible
de
rendre
les
pages
à
temps
(rires).
En
vérité,
j'ai
progressivement
amélioré
le
rendu
des
couleurs
des
Cloths
au
fur
et
à
mesure
que
je
dessinais
le
manga,
jusqu'à
arriver
à
quelque
chose
que
j'ai
pu
considérer
comme
complet.
C'est
vers
la
moitié
du
manga
que
j'ai
enfin
trouvé
que
c'était
convenable.
Les
pages
couleurs
auxquelles
je
me
suis
particulièrement
investi
sont
celles
utilisées
pour
les
couvertures
de
magazines
ainsi
que
la
première
page
intérieure.
Je
les
dessinais
en
espérant
que
les
enfants
de
primaire
les
trouvent
si
cools
qu'ils
arrachent
les
pages
et
les
collent
aux
murs
de
leurs
chambres.
J'ai
mis
plus
que
jamais
de
conviction
dans
les
illustrations
couleurs
à
l'époque
de
Saint
Seiya,
et
je
suis
donc
maintenant
impatient
de
voir
ce
que
va
donner
cet
ouvrage
qui
va
les
compiler ! »
-
Mettez
un
lien
vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
Aussi
impensable
que
cela
puisse
sembler,
ce
livre
est
le
premier
recueil
d'illustrations
centré
sur
Saint
Seiya.
A
l'époque
de
la
publication
dans
le
Shônen
Jump,
le
maître
Kurumada
n'imaginait
sans
doute
pas
que
ces
pages
formeraient
un
jour
un
recueil
les
compilant,
et
hésitait
probablement
sur
les
versions
qui
seraient
publiables
par
son
éditeur,
tout
en
se
concentrant
sur
ses
nemu.
Mais
même
en
les
regardant
aujourd'hui,
les
illustrations
couleurs
de
Saint
Seiya
sont
belles
et
brillent
de
milles
feux,
telles
de
véritables
trésors.
Les
jeunes
garçons
et
les
jeunes
filles
de
l'époque
ont
attaché
ces
illustrations
couleurs
de
Saint
Seiya
aux
murs
de
leurs
chambres,
les
ont
mises
sous
plastique,
les
ont
admirées.
Et
Masami
Kurmada
dit
qu'il
espère
que
ceux-ci
regarderont
aujourd'hui
ce
recueil
d'illustrations.
Le
maître
a
lui-même
choisi
pour
les
fans
les
illustrations
de
Saint
Seiya
à
mettre
parmi
le
grand
nombre
existant,
c'est
sa
sélection
personnelle.
Il
n'y
en
a
pas
tant
que
ça
de
présentes,
mais
il
serait
impossible
de
toutes
les
publier.
Il
existe
en
effer
une
immense
quantité
de
pages
couleurs
de
Saint
Seiya.
La
raison
en
est
que...
« Pendant
la
publication
de
Saint
Seiya,
la
sortie
hebdomadaire
me
tenait
déjà
complètement
occupé,
mais
j'ai
cependant
également
réalisé
de
nombreuses
illustrations
couleur
durant
cette
période.
Faire
des
pages
couleurs
en
plus
des
32
pages
du
chapitre...
je
me
suis
vraiment
démené
(rires).
Mais
je
me
disais
que
la
quantité
de
demandes
pour
des
illustrations
quadrichromes
était
un
baromètre
de
popularité.
On
ne
demanderait
pas
des
illustrations
couleurs
pour
quelque
chose
d'impopulaire.
Et
donc
même
si
je
trouvais
ça
difficile,
je
n'ai
cependant
jamais
détesté
le
faire.
J'en
étais
au
contraire
très
heureux.
Et
c'est
pourquoi
je
n'ai
jamais
refusé
une
seule
demande.
Lors
de
la
publication
de
Saint
Seiya,
je
n'ai
jamais
rendu
une
seule
fois
un
chapitre
en
retard.
J'ai
entendu
dire
que
de
nos
jours
dans
le
Shûkan
Shônen
Jump,
il
arrive
que
les
mangakas
fassent
ceci
parce
qu'ils
veulent
faire
plus
de
recherches
de
matériaux
à
utiliser,
ou
qu'ils
prennent
fréquemment
des
vacances,
et
cela
m'a
vraiment
surpris.
Ceci
aurait
été
impensable
à
notre
époque.
Quelqu'un
qui
serait
en
retard
pour
son
chapitre
serait
plus
personne.
Il
serait
vu
comme
un
échec
en
tant
que
mangaka,
ou
même
plutôt
comme
un
échec
en
tant
qu'être
humain
(rires). »
Saint
Seiya
a
été
confirmé
pour
une
adaptation
en
anime
TV
très
peu
de
temps
après
le
début
de
sa
publication,
et
est
devenu
dans
le
Shûkan
Shônen
Jump
un
hit
surpassant
Ring
ni
Kakero.
L'anime
a
eu
de
très
fortes
audiences,
et
les
action
figures
mises
en
vente
par
Bandai,
les
"Saint
Cloth
Series",
ont
connu
des
ventes
fantastiques
même
du
point
de
vue
de
l'histoire
globale
des
produits
dérivés
au
Japon.
De
plus,
les
jeux
vidéo
sur
Famicom
se
sont
également
écoulés
à
de
très
nombreux
exemplaires,
et
4
films
d'animation
pour
le
cinéma
ont
même
été
réalisés.
L'idée
des
Cloths
est
sans
nul
doute
une
des
raisons
pour
lesquelles
Saint
Seiya
est
devenu
un
tel
hit.
Bien
que
l'on
puisse
dire
que
les
Cloths
de
Saint
Seiya
sont
une
invention,
Masami
Kurumada
avait
déjà
tendance
à
donner
des
outils
particuliers
à
ses
personnages
même
avant
ça.
Comme
par
exemple
les
nunchakus
utilisés
par
la
protagoniste
de
Sukeban
Arashi,
ou
le
Kaiser
Knuckle
de
Ring
ni
Kakero.
« Dans
les
films
de
divertissement,
et
en
particulier
dans
ceux
d'esprionnage
genre
James
Bond,
les
femmes
espion
soulèvent
soudain
leurs
jupes
et
révèlent
des
porte-jarretelles
avec
des
armes
cachées
qui
y
sont
accrochées.
Ce
sont
des
scènes
exaltantes,
impressionnantes,
et
sexys.
Je
pense
que
l'usage
de
ces
armes
m'a
fortement
influencé.
Car
voir
ceci
lorsque
j'étais
à
l'école
primaire
m'a
laissé
une
forte
impression.
Et
les
Cloths
ne
seraient-elles
alors
pas
la
concrétisation
ultime
de
ceci ?
Jusque
là,
ce
genre
de
costume
donnait
plutôt
lieu
à
des
choses
à
angles
droits
ressemblant
à
des
robots.
Mais
dans
le
cas
de
Saint
Seiya,
j'ai
insufflé
un
style
proche
des
armures
occidentales,
ainsi
que
des
formes
aérodynamiques.
De
plus,
le
concept
ne
s'est
pas
résumé
à
des
armures
placées
sur
le
corps
des
personnages.
Plus
que
des
protections
portant
le
nom
de
constellations,
celles-ci
ont
eu
l'intéressante
capacité
de
prendre
une
forme
Objet
à
l'image
de
leur
constellation
lorsqu'elles
n'étaient
pas
portées.
Indépendamment
de
l'histoire,
le
fait
qu'elles
aient
l'apparence
de
constellations
était
en
soi
important.
Même
si
c'était
difficile,
j'ai
continué
à
soutenir
cette
idée,
et
les
Cloths
elles-mêmes
sont
devenues
populaires !
Il
n'y
avait
jusque
là
rien
de
comparable
aux
Cloths
en
jouets
ou
en
produits
dérivés.
Quelque
chose
que
l'on
puisse
placer
sur
le
corps
d'une
figurine
et
qui
puisse
prendre
une
autre
forme
lorsque
ce
n'était
pas
porté.
Saint
Seiya
a
peut-être
bien
été
un
précurseur
de
son
temps
sur
de
nombreux
plans. »
Et
en
plus
des
Cloths,
le
maître
Kurumada
nous
parle
aussi
de
l'univers
de
Saint
Seiya,
qui
était
à
l'époque
quelque
chose
de
neuf,
sans
précédent.
-
Mettez
un
lien
vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
« Jusque
là
les
mangas
se
basaient
sur
des
univers
et
des
genres
existants
bien
définis.
On
pouvait
aisément
identifier
un
manga
de
baseball,
un
manga
de
tennis
ou
un
manga
de
boxe.
Le
lecteur
était
en
mesure
de
comprendre
"C'est
ce
genre
de
manga".
Mais
il
n'y
avait
pas
encore
eu
de
manga
utilisant
la
mythologie
grecque
comme
support
intrinsèque,
un
tel
univers
n'avait
encore
jamais
été
vu,
et
ce
fut
donc
une
véritable
première.
Ce
genre
de
situation
n'avait
jamais
été
utilisé
dans
un
manga
shônen.
Et
c'est
pourquoi
au
début
les
lecteurs
eurent
du
mal
à
accrocher.
Il
n'était
pas
possible
de
répondre
d'un
mot
à
la
question
"Quel
style
de
manga
est
ce
Saint
Seiya ?",
et
il
était
impossible
de
le
classer
dans
un
genre
précis.
Mais
je
ne
pense
pas
que
Saint
Seiya
serait
devenu
si
populaire
si
je
m'étais
contenté
d'en
faire
un
manga
nekketsu
classique
comme
tous
ceux
vus
jusqu'alors,
avec
de
la
sueur,
du
sang
et
des
larmes. »
L'univers
de
Saint
Seiya
comporte
de
nombreux
termes
spécifiques.
Le
maître
à
également
apporté
une
attention
particulière
à
ces
mots.
« Les
termes
tels
que
"Cloth"
(聖衣)
ou
"Saints"
(聖闘士)
sont
tous
des
mots
inventés.
En
termes
courants,
les
Cloths
seraient
des
"Armures"
(アーマー)
(ndt:
le
terme
anglais
utilisé
en
japonais),
mais
je
ne
souhaitais
pas
employer
ce
genre
de
mots
si
courant.
Et
comme
j'aime
les
kanjis,
j'ai
fait
en
sorte
de
m'en
servir.
Les
dieux
grecs
portaient
des
tissus
blancs,
non ?
C'est
à
partir
de
ça
que
j'ai
pris
seinaru
koromo
(聖なる衣
-
tissu
sacré).
Et
comme
anglais
"tissu"
se
dit
"cloth",
j'ai
associé
cette
prononciation
aux
kanjis
聖衣.
Pour
ce
qui
est
du
Cosmos,
on
dit
habituellement
"élever
son
esprit"
(気が高まる
-
"ki
ga
takamaru")
ou
"ressentir
une
intention
meurtrière"
(殺気を感じる
-
"sakki
wo
kanjiru").
En
gros
,
ces
expressions
se
rapportent
à
l'esprit
(気
-
"ki").
Je
me
suis
donc
dit
que
j'allais
calquer
les
expressions
avec
le
Cosmos
sur
ceci
pour
obtenir
"élever
son
Cosmos"
(小宇宙
-
"cosmo
ga
takamaru")
ou
bien
encore
"
ressentir
le
Cosmos"
(小宇宙を感じる
-
"cosmo
wo
kanjiru").
A
l'époque
j'avais
justement
vu
un
documentaire
TV
qui
définissait
le
corps
humain
comme
un
microcosme
(小宇宙
-
shōuchū).
Et
je
me
suis
donc
dit
que
j'allais
écrire
le
concept
comme
小宇宙,
mais
lui
coller
la
lecture
Cosmos.
Je
me
suis
également
beaucoup
investi
dans
les
noms
de
techniques
spéciales.
Mes
responsables
d'édition
m'ont
aussi
soumis
de
nombreuses
idées.
Ne
trouvez-vous
pas
que
Saint
Seiya
possède
une
certaine
élégance ?
Un
manga
nekketsu
classique
aurait
un
côté
rustre,
mais
Saint
Seiya
n'est
pas
devenu
ainsi,
et
il
possédait
des
éléments
capables
d'attirer
les
jeunes
filles.
Après
tout,
même
les
personnages
qui
se
faisaient
avoir
étaient
classes.
Habituellement,
se
faire
battre
est
disgracieux,
on
finit
dans
un
triste
état.
Mais
dans
Saint
Seiya
ils
perdaient
avec
classe.
Vaincus
mais
cools,
avec
du
style.
N'est-ce
pas
là
que
l'on
trouve
de
l'élégance ?
Pour
être
honnête,
sur
ce
point-là
l'anime
a
eu
une
influence
considérable.
Avoir
Shingo
Araki
en
tant
que
directeur
de
l'animation
en
chef
fut
fantastique.
Tout
ce
que
faisait
Shingo
Araki
était
élégant !
Incroyablement
stylé.
Il
était
vraiment
parfaitement
en
phase
avec
l'univers
de
Saint
Seiya ! »
L'univers
de
Saint
Seiya
a
donné
naissance
à
un
anime,
et
l'oeuvre
a
dépassé
les
frontières
du
Japon
pour
devenir
quelque
chose
d'estimé
au
niveau
mondial.
« En
y
repensant,
c'était
vraiment
un
univers
inédit.
Les
Saints,
les
Cloths,
le
Cosmos
sont
autant
de
termes
qui
n'avaient
alors
jamais
été
entendus,
et
qui
avaient
une
forte
présence
une
fois
qu'on
les
avait
assimilés.
Et
je
pense
que
c'est
peut-être
pour
ça
qu'ils
ont
accroché
les
lecteurs,
quel
que
soit
leur
pays
d'origine.
C'est
lorsque
j'ai
reçu
des
lettres
de
fans
en
français
ou
en
anglais
que
j'ai
vraiment
senti
dans
ma
peau
la
popularité
de
Saint
Seiya
à
l'étranger.
J'avais
déjà
reçu
auparavant
des
lettres
provenant
de
pays
hors
du
Japon,
mais
il
s'agissait
d'enfants
japonais
qui
se
trouvaient
par
exemple
en
Angleterre
à
cause
du
travail
de
leur
père.
C'est
lorsque
j'ai
reçu
des
lettres
de
véritables
enfants
français
que
j'ai
ressenti
à
quel
point
les
mangas
sont
merveilleux.
Il
y
a
en
France
de
très
nombreux
fans
qui
vont
jusqu'à
venir
au
Japon
ou
qui
apprennent
le
japonais
pour
pouvoir
lire
les
mangas
dans
leurs
versions
originales !
Il
y
a
aussi
des
fans
qui
sont
devenus
responsables
éditoriaux
de
mangas.
Voilà
le
pouvoir
des
mangas ! »
Actuellement,
Masami
Kurumada
publie
"Ring
ni
Kakero
2"
dans
le
Super
Jump
et
en
est
à
un
volume.
Il
y
a
diverses
oeuvres
que
le
maître
supervise
en
ce
moment,
comme
par
exemple
des
anime,
et
ce
manga
est
donc
le
seul
qu'il
soit
en
train
de
réaliser
lui-même
en
publication
régulière.
-
Mettez
un
lien
vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
« On
me
laisse
dessiner
ce
manga
dans
d'excellentes
conditions.
Autrefois,
à
l'époque
où
j'étais
publié
dans
le
Shūkan
Shōnen
Jump,
je
ne
faisais
rien
d'autre
que
du
manga.
Je
réalisais
mes
nemu,
faisais
les
dessins,
et
répétais
encore
et
encore
ce
cycle.
Je
n'avais
presque
aucune
occasion
de
rencontrer
des
gens
en
dehors
de
ce
monde
ni
de
discuter
avec
eux.
Mais
comme
Ring
ni
Kakero
2
est
publié
toutes
les
deux
semaines,
je
peux
passer
une
semaine
à
faire
mes
nemu
et
à
dessiner,
puis
profiter
de
la
semaine
restante
pour
rencontrer
diverses
personnes,
aller
boire
du
sake
avec,
manger
en
leur
compagnie...
Un
bon
rythme
effort-repos.
Comme
j'aime
les
sports
de
combat,
je
vais
souvent
en
voir
en
live.
Je
fais
connaissance
avec
les
jeunes
sportifs
et
vais
souvent
manger
avec
eux. »
Les
sportifs
actuellement
actifs
sont
de
jeunes
gens
dans
la
vingtaine
ou
la
trentaine,
d'une
génération
qui
a
grandi
avec
les
mangas
de
Masami
Kurumada.
« En
les
voyant,
je
ressens
de
quelle
manière
ce
que
j'ai
écris
les
a
influencés,
et
en
suis
très
émus.
Mais
je
ne
dis
pas
non
plus
que
c'est
juste
grâce
à
mes
mangas
qu'ils
sont
devenus
des
gens
incroyables.
A
l'époque,
ni
le
mangaka
ni
son
responsable
d'édition
n'avaient
vraiment
d'occasions
de
rencontrer
directement
avec
les
lecteurs.
Le
seul
retour
était
au
travers
des
lettres
de
fans,
ou
via
les
encouragements
des
fans
lors
de
quelques
événements. »
Il
doit
effectivement
être
rarissime
dans
le
cas
d'une
publication
hebdomadaire
de
pouvoir
demander
concrètement
aux
enfants
de
primaire
ce
qu'ils
ont
pensé
du
chapitre,
ou
quels
sont
les
passages
qu'ils
ont
adoré.
Mais
ces
fans
ont
maintenant
grandi,
et
sont
apparus
devant
Masami
Kurumada.
Et
l'influence
des
mangas
de
Masami
Kurumada
les
a
même
poussés
à
devenir
pratiquants
professionnels
de
sports
de
combat !
« Cela
me
fait
vraiment
ressentir
l'impact
de
mes
mangas.
De
vois
à
quel
point
ils
sont
devenus
forts
en
prenant
mes
mangas
comme
modèles
(rires). »
Hurricane
Bolt
dans
Ring
ni
Kakero
L'exemple
le
plus
représentatif
de
ceci
est
Kazushi
Sakuraba,
de
PRIDE.
« Le
Hurricane
Bolt
de
Sakuraba-kun
est
vraiment
génial.
Ce
fut
son
coup
final
face
à
Royce
Gracie,
et
en
voyant
la
photo
du
mouvement
prise
sous
le
bon
angle,
on
peut
vraiment
y
voir
une
ressemblance
avec
le
Hurricane
Bolt
d'Ishimatsu
(Ring
ni
Kakero).
Le
manga
que
j'ai
autrefois
dessiné
est
devenu
réalité ! »
Sakuraba
a
lui-même
donné
ce
nom
de
Hurricane
Bolt
à
l'attaque
qu'il
a
utilisé
pour
mettre
KO
Royce,
et
il
a
déclaré
qu'il
allait
relire
Ring
ni
Kakero
afin
de
réfléchir
à
sa
prochaine
technique
spéciale.
-
Mettez
un
lien
vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
« Même
hors
du
domaine
des
sports
de
combat,
de
nombreux
fans
qui
ont
lu
mes
mangas
viennent
m'en
parler.
La
génération
qui
a
grandi
avec
les
mangas
Kurumada
est
maintenant
en
train
de
se
démener
en
premières
lignes
de
la
société.
Les
fervent
croyants
de
Kurumada...
les
Masamistes
occupent
maintenant
des
places
de
leader
dans
les
studios
(rires).
Lorsque
je
discute
avec
eux,
je
me
rends
compte
de
quelle
manière
l'impact
de
mes
mangas
les
ont
influencés,
et
cela
m'amène
à
réfléchir
à
nouveau
dessus.
Je
me
dis
par
exemple
que
tel
passage
aurait
pu
être
mieux
en
le
faisant
de
telle
ou
telle
manière.
C'est
quelque
chose
qui
se
reflète
aussi
dans
le
Ring
ni
Kakero
2
que
je
dessine
actuellement.
Qui
plus
est,
eux
aussi
ont
réfléchi
à
la
manière
dont
les
mangas
Kurumada
pourraient
être
rendus
encore
plus
attirants
de
nos
jours.
Ce
ne
sont
pas
des
discussions
formelles,
mais
en
buvant
ensemble
du
saké
et
se
racontant
des
bêtises,
je
peux
aussi
percevoir
le
futur
des
mangas
Kurumada. »
Masami
Kurumada
(années
2010)
Les
enfants
fans
de
ses
mangas
sont
devenus
des
adultes
et
lui
donnent
leurs
forces.
C'est
avec
beaucoup
de
joie
que
le
maître
Kurumada
nous
raconte
ceci.
Les
mangas
qu'il
a
autrefois
écrit
ont
profondément
influencé
la
génération
qui
est
maintenant
active
dans
la
société
et
ceci
est
devenu
une
force.
Et
cette
force
est
en
train
de
ré-enflammer
les
mangas
Kurumada.
« Mes
mangas
ont
créé
des
combattants
au
Japon
ou
bien
encore
des
responsables
d'édition
en
France...
même
si
je
ne
les
ai
pas
vraiment
moi-même
élevés
(rires). »
Le
maître
nous
dit
ceci
avec
un
grand
sourire.
Pour
conclure,
le
maître
nous
parle
de
ses
30
ans
de
carrière.
« Cela
fait
30
ans
de
carrière,
mais
j'ai
l'impression
que
tout
est
passé
si
vite
en
publication
hebdomadaire.
Et
donc
tout
ce
que
je
peux
dire,
c'est
que
ce
fut
rapide.
Peut-être
devrais-je
ajouter
que
je
me
demandais
chaque
semaine
quoi
faire ?
Mais
même
si
je
dis
que
c'est
passé
vite,
si
l'on
me
demandait
de
refaire
30
années
de
plus
de
cette
manière,
je
ne
pense
pas
que
j'en
serais
capable.
Et
c'est
pour
ça
qu'il
vaut
mieux
expérimenter
cette
masse
de
travail
pendant
que
l'on
est
jeune.
Je
pense
que
cet
avis
ne
se
limite
d'ailleurs
pas
au
travail
de
mangaka.
N'en
suis-je
pas
là
aujourd'hui
parce
que
j'ai
vécu
ça
à
l'époque ?
Les
mangakas
du
Shōnen
Jump
de
ma
génération
ont
plus
de
vigueur
que
n'importe
qui !
Ils
sont
presque
tous
encore
en
activité,
en
première
ligne.
C'est
parce
qu'il
y
a
eu
cette
époque
des
publications
hebdomadaires
que
je
suis
maintenant
là.
C'est
peut-être
grâce
à
ceci
que
je
dois
cette
carrière
de
30
ans ! »
Propos
recueillis
le
5
décembre
2003,
dans
l'hôtel
"Tokyo
Yama
no
Ue".