Masami Kurumada/Interview Fuji TV 2003

De SaintSeiyaPedia
Share/Save/Bookmark
Aller à : navigation, rechercher
  • Shuukan Shounen [Masami Kurumada], 100 questions sur le métier de mangaka
  • Première diffusion 29 avril 2003 15:00-16:00, Fuji TV 721
  • Résumé 8 juin 2003 9 minutes entre 04:35 et 05:35 Fuji TV
  • En vert: Présent dans le résumé
  • En orange: Partiellement présent dans le résumé


  • Traduction jp->fr par Archange.


  • Mettez un lien vers cette page plutôt que de copier ailleurs.


Nocopy.jpg
  • Les articles de ce site ont nécessité de nombreuses heures de rédaction. Merci de ne pas en recopier des parties sans autorisation.
  • Many hours were spent on these articles. Please don't copy part or make translations of them without permission. Also, an english version is planned (and maybe a spanish one in a far future), so for the time being, why don't you join us on the English speaking boards?


Traduction

Notes du traducteur

- nemu: nom donné au storyboard du chapitre + travail d'agencement des cases.


Masami Kurumada (années 2010)

1. A quelle heure vous levez-vous le matin ?

Comme j'ai des scripts à rendre à une date déterminée, je n'ai pas vraiment d'heure précise pour me coucher ou me lever.


2. Dans quel endroit trouvez-vous des idées ?

Je m'enferme dans une pièce que je nomme "la chambre aux idées", située au dessus de mon atelier.


3. Quelle est la chose qui vous a décidé à devenir mangaka ?

Après avoir terminé le lycée, je n'avais pas l'intention d'aller à l'université puis de suivre une vie normale. J'ai donc participé au concours du Shōnen Jump en me disant que j'allais au moins essayer une fois juste pour voir. C'est là que j'ai commencé à écrire, dessiner et à concevoir des histoires. En y repensant, je me suis vraiment jeté subitement dans ce monde. Habituellement, les gens qui veulent devenir mangakas sont à la base doués en dessin et c'est ce qui les incite à poursuivre cette voie. Mais la beauté des dessins n'est pas importante. Pour que le fait de produire des dessins prenne son sens, il est avant tout nécessaire de réfléchir au nemu, ce qui est la tâche la plus difficile. Dans le cas d'une publication hebdomadaire, je passe jusqu'au sixième jour à réfléchir au nemu, et les dernières 24 heures sont consacrées aux finitions sur les dessins.

Le manga de mes débuts était "Sukeban Arashi", quand j'avais 20 ans. À cause du choc pétrolier, le magazine Jump était devenu plus fin et les oeuvres publiées dedans avaient vu leurs nombres de pages réduit. Ça devait être une publication régulière, mais c'est finalement devenu un one shot. Après avoir terminé Suke Arashi, j'ai travaillé à mi-temps dans le nettoyage de bâtiments jusqu'à ce que je commence Ring ni Kakero. Les nuances de langage ouvrier/artisan dans Ring ni Kakero proviennent de mon expérience dans mes petits boulots.

Le "-ccha" utilisé par Kiku est du dialecte de la préfecture de Yamaguchi. Mes parents sont de Yamaguchi.


4. Et si vous n'étiez pas devenu mangaka ?

Je n'en ai aucune idée.


5. Quel supports utilisez-vous ?

La librairie, ou maintenant Internet.


6. Un outil sur lequel vous êtes exigeant ?

Le "cabra pen". Le fabricant est Zebra.

7. Avez-vous un carnet de notes consignant toutes vos idées ?

J'utilise les bouts de papier là-bas ou alors des morceaux de journaux. Je n'ai pas de carnet global.

8. Qu'est-ce que devenir mangaka vous a apporté ?

Dans mon cas, comme j'ai eu la chance d'avoir des mangas à succès, c'est quelque chose qui m'a permis d'avoir un train de vie plus confortable.

9. Avez-vous déjà songé à arrêter ce métier ?

Non. Je pense souvent que chercher de bons nemu est difficile, mais je n'ai jamais songé à quitter ce métier. Si je lâchais tout je décevrais beaucoup de gens.

10. Quand avez-vous acquis la certitude et l'assurance que vous étiez un véritable mangaka ?

Quand Ring ni Kakero est devenu populaire.

11. Qu'est-ce qui est important pour une publication hebdomadaire ?

Avoir de l'endurance.

12. Est-ce que "Masami Kurumada" est un nom d'artiste ?

C'est mon véritable nom. Vers mes 18 ans j'avais songé à utiliser "Gō Saotome" ou "Jōji Samidare" comme alias, mais j'ai finalement laissé tomber. Dans mon enfance je n'aimais pas mon prénom et voulais en changer car Masami est aussi un prénom utilisé pour les filles. Mais j'ai fini par comprendre que son propre nom est une chose que l'on doit faire briller soi-même.

13. Faites-vous attention à bien respecter les deadlines dans votre travail ?

Pas vraiment.

14. En tant que mangaka, à quel moment avez-vous été confronté au plus infernal challenge ?

A chaque chapitre.

15. Que faites-vous quand vous êtes à court d'idées ?

Je me force comme on presse un citron.

16. Avez-vous des maux liés à votre travail de mangaka ?

J'ai mal aux hanches et aux épaules. Ce doit être le cas pour tous les mangakas.

17. Quel est le point important dans l'attitude de vos personnages ?

Le personnage principal doit être un fonceur au sang chaud.

18. Sur quelles bases choisissez-vous vos assistants ?

Je prends des gens qui ont un certain niveau de dessin et qui s'entendent bien avec les autres pour travailler.

19. Qu'est-ce qu'un responsable d’édition pour vous ?

Le tout premier fan de l'oeuvre, et quelqu'un capable de jugements objectifs en tant que responsable d’édition, en d'autres termes, un compagnon.

A l'époque où j'ai fait Ring ni Kakero, mon responsable d’édition, moi-même, ainsi toutes les autres personnes impliquées n'étions encore que de jeunes célibataires, et il était donc fréquent que nous passions la nuit dans le studio à boire tout en échangeant des idées avant de dormir. Le plus précieux présent que puisse faire un responsable d’édition sont ses idées. Parler d'un film qu'il a vu, ou bien d'une personne intéressante aperçue dans le train, etc...

20. Y a-t-il des lettres de fans qui vous ont laissé une forte impression ?

Il y en a. À mes débuts, j'avais l'impression qu'être mangaka n'était pas un métier très viril, mais les lettres de fans que j'ai reçu ont fini par me faire changer d'avis. Je suis fier de ce métier de mangaka qui permet de faire rêver les gens et de leur donner de l'espoir. J'ai aussi reçu des lettres de gens qui me disaient qu'ils étaient la tête de turc à l'école, et qu'ils avaient failli se suicider, mais qui s'étaient arrêtés en pensant aux personnages de Ring ni Kakero ou de Saint Seiya qui leur criaient de ne pas faire ça.

21. quels sont vos 3 films favoris ?

"Le Parrain" et "Combat sans code d'honneur". Ces deux-là restent toujours en haut de mon top personnel. Le jeu d'acteur de Nobuo Kaneko et de Takeshi Katō dans "Combat sans code d'honneur" est génial. Je peux voir ce film des dizaines de fois sans jamais me lasser. Dans le Parrain, le père fait comprendre au fils que ceux qui n'attachent pas d'importance à leur famille ne sont pas des hommes. Je n'aime pas que l'on règle les choses par la violence, mais il y a un côté romantique dans ce film. En effet, même dans ce contexte, la famille est présentée comme une chose importante.

22. Vos 3 auteurs préférés ?

C'est difficile de n'en retenir que 3, mais je dirais Ryūtarō Shiba, Eiji Yoshikawa et Chōgorō Kaionji.

23. Le magazine que vous lisez immanquablement ?

Aucun.

24. Votre nourriture favorite ?

La viande ou les sushis.

25. Que faites-vous les jours de repos ?

Je bois de l'alcool, puis je reste allongé à paresser.

26. Quel est votre hobby ?

Je n'en ai pas vraiment actuellement. Autrefois, c'était acheter une nouvelle voiture, puis conduire sans destination précise juste pour être dedans.

27. Qu'est-ce qui vous passionne ces derniers temps ?

Mon ordinateur.

28. Votre sport de combat favori ?

"K-1" et "PRIDE".

En discutant avec des experts d'arts martiaux, j'en suis venu à apprécier non seulement les combats sur le ring, mais aussi à vouloir regarder des séries comportant des athlètes. Il y a beaucoup de fans de Ring ni Kakero parmi les sportifs actuels. Sakuraba Kazushi a par exemple utilisé une technique nommée "Hurricane Bolt" lors de son combat contre Hickson.

29. Qui est le plus fort d'après vous ?

En ce moment le meilleur est Mirko Filipovic.

30. Y a-t-il une personne que vous respectez en particulier ?

Non.

31. Que faites-vous pour vous maintenir en forme ?

"Jo-sanpō" (ndt:sanpō, marche/promenade). C'est du jogging qui n'est pas trop intense, mais de la marche qui n'est pas trop lente.

32. Suivez-vous une mode vestimentaire particulière ?

Non.

33. Dans quel lieu vous sentez-vous le plus détendu ?

Dans mon atelier.

34. Des tics ?

Aucun

35. En compagnie de qui buvez-vous le plus souvent ?

Avec tout un tas de personnes.

36. Quel genre d'alcool aimez-vous ?

Tout me convient. Scotch, Bourbon ou bien sake japonais. Mais je trouve que le sake japonais est le meilleur.

37. Quelle est votre consommation d'alcool ? Combien de fois buvez-vous par semaine ?

Je bois pas mal. Tous les jours.

38. Des catastrophes sous l'effet de l'alcool ?

Il n'y a pas d'histoire où j'ai fait des choses graves en étant saoul, mais il m'arrive souvent d'oublier ce qui s'est passé la veille.

39. Quel genre de voiture conduisez-vous en ce moment ?

Une Estima. Quand j'étais plus jeune c'était un BMW ou une Benz, mais je n'ai plus l'âge où je peux avoir l'air cool au volant d'une voiture.

40. Quel genre de garçon étiez-vous dans votre jeunesse ?

Dans le quartier il y avait beaucoup d'enfants d'artisans, alors j'étais un peu pareil.

41. De quand date votre premier amour ?

Je ne m'en rappelle pas du tout.

42. Quels anime regardiez-vous enfant ?

Le premier de mes souvenirs est Tetsuwan Atom.

43. Vous rappelez-vous du premier manga que vous avez acheté ?

Billy Pack. C'est un détective qui porte un béret et un manteau.

44. Quelle était votre "idol" favorite ?

A l'époque de l'école primaire c'était Wakako Sakai.

45. Y a-t-il un programme télévisé que vous ne manquez jamais ?

On va dire "Jikan desu yo". Non, sans rire.

46. Dans quelles matières étiez-vous doué ?

En langues et en sport où j'avais 4 ou 5. On pourrait croire que j'étais bon en art ou en musique, mais je n'avais en fait que 2 ou 3.

47. Quelles matières vous donnaient du mal ?

Tout, à part le sport et les langues.

48. Et pour les activités de club ?

J'étais dans le club de judō. À l'époque le judō était très en vogue à la télé et avait une image cool, avec par exemple Sugata Sanshirō. L'image de l'époque était que les héros défenseurs de la justice pratiquaient le judō tandis que les mauvais personnages, leurs ennemis, utilisaient le karaté.

49. Avez-vous déjà fait de la boxe ?

Non, j'ai juste fait des recherches dessus. J'ai d'abord songé au concept "Un garçon et sa grande sœur essaient de grimper les échelons", puis j'ai ensuite réfléchi au sport qui permettrait de montrer ça. Au final, ce fut la boxe.

Masami Kurumada (années 2010)

50. Quelque chose vous a fait éclater de rire récemment ?

Ça arrive, mais là dans l'immédiat je en pourrais pas donner d'exemple.


  • Mettez un lien vers cette page plutôt que de copier ailleurs.


51. Y a-t-il des choses qui vont ont énervé récemment ?

Souvent. Voir des problèmes comme les histoires d'enlèvements me met en colère, et j'en viens à penser que je ne n'ai plus envie de regarder les nouvelles.

52. Avez-vous pleuré récemment ?

Non.

53. Qu'est-ce qu'un homme ne doit pas faire?

Être lâche et méchant.

54. Que cherchez-vous chez une femme ?

De la gentillesse. J'apprécie la gentillesse chez les gens, hommes ou femmes.

55. Qu'est-ce qui vous a décidé à utiliser la mythologie grecque comme toile de fond ?

Je voulais aussi être lu par les jeunes filles. Je trouvais que la mythologie grecque transportait une certaine image romantique, qui pouvait plaire autant aux filles qu'aux garçons. Jusque là, même les Shounen manga populaires de combat étaient qualifiés de "brutaux" par les jeunes filles, qui préféraient alors garder leurs distances. Évidemment, je voulais aussi écrire un manga de combat, et je me suis dit qu'il faudrait aussi y ajouter de l'élégance, et c'est ainsi que je suis arrivé à ce résultat. L'action est l'action, le détail est le détail.

56. D'où vous est venue l'idée du terme "Cloth" ?

Les représentation de la mythologie grecque montrent les dieux porter des tissus. Tissu=Cloth, et comme des dieux les portent ce sont aussi des "vêtements sacrés", 聖なる衣 en japonais. En abrégeant 聖なる衣 on obtient 聖衣 = cloth.

57. Quelle est votre technique spéciale préférée dans Saint Seiya ?

Le Pegasus Ryūsei Ken.

58. Quelle est l'idée de base du "Cosmos" ?

A la télévision, j'avais vu une émission où le corps humain était défini comme un microcosme (小宇宙 - shō uchū). De là, j'ai pris le Cosomos (宇宙 - uchū) au sens stellaire et l'ai écrit 小宇宙.

59. D'où vous vient l'idée d'un Mitsumasa Kido qui a 100 enfants ?

Ça vient d'une histoire que j'avais lu dans la Bible avec une centaine d'enfants sacrifiés. Mitsumasa Kido a lui aussi sacrifié ses enfants afin de s'opposer à un terrible mal.

60. Y a-t-il un personnage qui s'inspire de vous-même ?

Les personnages principaux représentent mes principes et mes rêves. À l'inverse, les antagonistes représentent les facettes de moi-même que je déteste.

61. Pensez-vous continuer l'histoire de Seiya ?

Je ne peux pas encore faire de déclaration, mais je suis en contact avec la Toei au sujet d'un film. Je suis du genre à ne me concentrer que sur une seule création à la fois, et c'est donc sur Ring ni Kakero 2 que je travaille actuellement. Mais je souhaite m'occuper de Saint Seiya un jour.


62. D'après-vous, pourquoi est-ce que cette série est si populaire à l'étranger ?

Il y a des larmes, des rires, de la passion, des gens faibles qui parviennent à battre plus fort qu'eux. Ce sont les bases de Saint Seiya, et je pense que ce sont des chose qui sont distrayantes n'importe où dans le monde. Même si les personnages de Saint Seiya sont vêtus à l'occidentale, la base est le "naniwabushu" et l'"enka". J'ai rencontré des fans de France ou d'Italie. Des gens qui ont étudié le japonais afin de pouvoir lire Saint Seiya dans sa version originale. Je suis heureux d'avoir crée une œuvre qui puisse avoir un tel impact.

63. Quel est le point commun entre le "Kaiser Knuckle" et les Cloths ?

Un nom qui en jette.

64. On dirait que vous avez continué à suivre le concept des Cloths après Saint Seiya, dans Silent Knight Shō et B'T X ?

Après un hit tel que Saint Seiya, tout ce que vous sortez ensuite va être vu comme une resucée. Ce sont pourtant des univers différents à chaque fois.

65. Pourquoi ne faites-vous pas vous-même Saint Seiya G ?

Parce qu'il y a une limite à la quantité de manga que je suis capable de produire.

66. Qu'est-ce qui est le plus important lorsque vous dessinez un personnage ?

Les yeux. Je pense que même si la silhouette du corps est faite par un autre ça ne dérange pas, mais si je ne fais pas les yeux, les lecteurs se diront tout de suite "ce n'est pas du kurumada normal".

67. Muma, Shimon ou Ikki sont des personnages utilisant le contrôle mental. Vous intéressez-vous au domaine de l'esprit ?

Lors de la Guerre Froide, il y avait une compétition entre espions américains et soviétiques. C'est peut-être ce qui m'a influencé. Le terme de "Mind Control" a une bonne consonance.

68. D’où avez-vous tiré l'idée de la guerre de l'épée sacrée ?

Au début ce n'était que le fūrinkazan de Kojirō, mais ce qui n'aurait du initialement ne revenir qu'au héros s'est petit à petit multiplié parmi les ennemis. Dans le cas d'une histoire de combat, faire grimper la tension finit par entraîner une escalade dans l'exagération, et il est alors très difficile des histoires de lycée.

69. Qui est votre personnage favori dans Ring ni Kakero ?

Katori Ishimatsu. Je pense que j'y ai mis pas mal de ma personne.

70. Quelle est votre technique spéciale favorite dans Ring ni Kakero ?

Le Galactica Magnum. J'ai réfléchi au meilleur nom possible pour l'attaque du surdoué qu'est Kenzaki. Le nom signifie "Puissance destructrice capable de détruire l'espace".

71. Quelle ont été les réactions quand vous avez fait le Boomerang Hook ?

Les lecteurs m'ont fait savoir que c'était intéressant, et de mon côté ma réaction a été "oui, voilà, c'est ça". Il est impossible de surpasser Ashita no Joe quand il s'agit de véritable boxe. Je me suis mis à penser à la manière par laquelle je pourrais faire de la boxe façon Kurumada qui ne serait pas du Ashita no Joe, et c'est ainsi que j'ai fini par en arriver au concept de techniques spéciales. Le Boomerang Hook fut un grand tournant qui est devenu un incontournable dans tous les autres Kurumangas. Les techniques spéciales qui en jettent mettent aussi les ennemis en valeur.


72. Quels ont été vos sentiments lorsque le Power Wrist et l'Apollo Exerciser sont devenu de véritables produits populaires ?

Que j'aurais du déposer une licence et monter ma propre boîte pour vendre ça.

73. Si on vous dit que la Shuueisha a pu avoir un beau building grâce aux hits de Kurumada ?

Je penserais que c'est une plaisanterie.

74. Vous aviez songé dès le début à la relation amoureuse entre Kenzaki et Kiku ?

Non. Comme je ne suis pas doué pour les histoires d'amour, j'essaie autant que possible de ne pas aller dans cette direction. C'est juste que par coïncidence, la situation de l'histoire se prêtait à ça.

75. Pourquoi aimez-vous utiliser le schéma du garçon des bas quartiers qui combat un bourgeois ?

Je pense que les japonais ont toujours bien aimé ce schéma. Voir le personnage principal en position d'infériorité donne envie de l'encourager, non ?


76. Avez vous un penchant pour les histoires mettant en scène un garçon et sa grande soeur ?

Je pense qu'une grande sœur en tant que guide apporte de la tendresse à l'histoire ainsi que des perspectives de background plus intéressantes qu'un vieil homme décrépit. L'amour familial est important. Quand la mère demande au père, travailleur dans le bâtiment, à quelle heure va rentrer et que celui-ci répond "Quand un homme quitte sa famille, 7 ennemis vont lui tomber dessus dehors, donc je ne peux pas vraiment répondre.", ça donne une image vraiment classe aux yeux d'un enfant. Quels que soient les problèmes qu'il rencontre à son travail, un homme ne ramène pas ses soucis chez lui. Voilà la véritable force.

77. D'où tirez-vous vos idées originales ?

Des films ou de petits bandes dessinées dramatiques de quelques cases. Autrefois les schémas utilisés dans ces bandes dessinées étaient très novateurs. Comme les publications hebdomadaires ne permettent que peu de pages par chapitre, je me démène afin de créer une scène qui fera dire au lecteur "ouah ça déchire", et elle devient le noyau du chapitre. Autrefois, être capable de montrer une action en dessinant plusieurs fois un bras sur une page était le privilège des mangakas, mais comme les animes d'aujourd'hui en sont aussi capables, les mangakas doivent rester sur leurs gardes.

Un pilote pour un film live de de Saint Seiya avait été réalisé à Hollywood. Le résultat était assez cool, mais comme les acteurs étaient trop machos ils ne collaient guère aux personnages.


78. Quel est le cadre de Ring ni Kakero 2 ?

Le fils de Kenzaki et de Kiku a 16 ans et bientôt 17. C'est la meilleure période à prendre je pense. Les gens qui avaient lu Ring ni Kakero 1 dans leur enfance ont maintenant la trentaine. Beaucoup de gens pensent alors que leur vie est ennuyeuse, et je dessine Ring ni Kakero 2 pour leur montrer que non, et qu'à tout âge on peut avoir des rêves. Je pense qu'il est préférable de dessiner ce manga en imaginant un public de lecteurs qui ont la trentaine.

79. Ryûji et Kenzaki sont-ils vivants ?

Comme je suis du genre à réfléchir à l'histoire au fur et à mesure, je ne peux pas vraiment y répondre.

80. 3 mangas que vous recommandez ?

Aucun.

81. Un nouveau mangaka notable à vos yeux ?

Je ne sais pas, car je ne lis pas de mangas.

82. Un mangaka que vous respectez particulièrement ?

Aucun.

83. Votre type de musique favori ?

A part le jazz et le classique, j'écoute de tout.

84. Quelle genre d'émission télévisée aimez-vous ?

Le journal télévisé.

85. Quelle est votre sonnerie de portable ?

Saint Seiya bien sûr.

86. Vous utilisez un ordinateur ?

Depuis peu.

87. A propos de votre site web ?

Je parle de ma vie et de mes créations. C'est intéressant.

88. Superstitieux ?

Non.

89. Une devise ?

Aucune.

90. Qu'emmèneriez-vous sur une île déserte ?

Quelle drôle de question. C'est ce que l'on trouve dans les magazines de mauvaise qualité. Je passe mon tour.

91. Si on vous permettait de réaliser un souhait, que choisiriez-vous ?

Pareil que pour la question précédente.

92. Quelle est la chose la plus chère que vous ayez acheté ?

Inviter des jeunes combattants d'art martiaux ou des catcheurs à manger ou donner de l'argent de poche est distrayant. Si je ne faisais pas ça, je ferais peut-être construire 2 ou 3 bâtiments. Mais je préfère aider un homme à grimper plutôt que d'élever un bâtiment.

93. Que pensez-vous de la jeunesse d'aujourd'hui ?

Elle n'est pas différente de celle d'autrefois. Chaque personne est sympathique prise à part, mais de mauvais comportements peuvent émerger une fois en bande.

94. A quel genre voudriez-vous tenter de vous attaquer dans le futur ?

J'aimerais bien essayer de faire une histoire d'amour. Même un one shot suffirait.

95. Quel est le plus grand secret pour perdurer ?

L'endurance.

96. Jusqu'à quand comptez vous continuer à faire des mangas ?

Aussi longtemps qu'il y aura des lecteurs désireux de les lire. Si plus personne n'en veut, je n'aurai plus de raison de tenir mon crayon.

97. Quel genre de vie envisagez-vous pour vos vieux jours ?

Je n'y ai pas réfléchi.

98. Quel est le genre de personne faite pour être mangaka ?

Une personne des "masses populaires", dans le bon sens du terme. Quelqu'un qui s'intéresse à toutes sortes de choses pourra retranscrire son expérience dans ses mangas.

99. Quelle est la chose la plus importante pour un mangaka ?

Ne pas trahir ses lecteurs.

100. Qu'est-ce que sont les mangas pour vous ?

Mon gagne pain.


Fin de traduction