-
Interview
de
Yasuhiro
Moriki,
character
designer
des
armures
et
objets
dans
les
OAV
de
Saint
Seiya
-
The
Lost
Canvas.
Publiée
dans
le
livret
du
DVD
2
de
la
saison
1.
-
Traduction
du
japonais
vers
le
français
par
Archange.
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Traduction
Né
le
25
septembre
1963(Balance)
dans
la
préfecture
d'Aichi.
A
fait
ses
débuts
en
tant
que
mecha
designer
en
1984
sur
"Seijūshi
Bismarck".
Il
a
ensuite
aussi
travaillé
en
tant
que
designer
et
s'est
même
chargé
du
design
d'accessoires,
comme
c'est
d'ailleurs
le
cas
dans
Saint
Seiya
-
the
Lost
Canvas.
Il
a
aussi
contribué
aux
design
works
de
nombreuses
oeuvres.
Ses
travaux
représentatifs
sont
sur
des
oeuvres
comme
le
live
action
"Chōjinki
Metalder"
(1987)
et
l'anime
"Hades
Project
Zeorymer"
(1988).
Ses
travaux
récents
sont
sur
"D-Gray
Man"
(2006)
et
dans
"Armored
Trooper
Votoms:
Pailsen
Files",
où
il
a
travaillé
en
collaboration
avec
Kunio
Ookawara.
1)
Commencez
par
nous
parler
du
design
des
Cloths.
Moriki :
Osamu
Nabeshima
a
mentionné
dans
sa
commande
qu'il
voulait
quelque
chose
permettant
de
faire
comprendre
clairement
le
processus
de
division
et
d'endossage
des
Cloths.
En
effet,
les
Cloths
et
Surplis
peuvent
se
séparer
en
morceaux
et
aller
sur
les
corps
de
leur
porteurs,
mais
en
essayant
de
reproduire
ceci
en
animation,
le
résultat
n'était
guère
convaincant.
Il
fallait
procéder
différemment
du
manga
ou
des
jouets.
Bien
entendu,
je
me
suis
référé
aux
schémas
dessinés
par
Masami
Kurumada
ainsi
qu'à
ceux
de
Shiori
Teshirogi.
Comme
je
possédais
autrefois
des
Saint
Cloth
Series,
j'avais
aussi
quelques
souvenirs
concernant
ces
produits.
Mais
lorsque
j'ai
vérifié
dans
un
magazine,
j'ai
été
surpris
de
voir
à
quel
point
les
figurines
différaient
de
l'oeuvre
originale.
Et
je
me
suis
alors
demandé
comment
m'en
sortir.
J'ai
alors
demandé,
en
m'excusant
pour
ceci,
si
on
pourrait
me
permettre
de
modifier
les
armures
selon
ma
propre
interprétation.
Je
me
suis
donc
attelé
au
travail
en
gardant
en
tête
les
lignes
du
manga
et
en
n'apportant
que
de
légères
modifications
qui
ne
trahiraient
pas
le
design
de
base.
J'ai
ainsi
procédé
avec
beaucoup
de
timidité
jusqu'à
la
Cloth
de
la
Balance.
Honnêtement,
je
redoutais
les
protestations
des
fans
(rires).
Mais
j'ai
continué
ainsi.
Je
me
suis
dit
que
modifier
dans
ces
proportions
devrait
convenir.
Dans
ma
tête,
je
vois
ces
armures
avec
des
parties
flexibles
telles
que
les
alliages
à
mémoire
de
forme,
mais
je
pense
en
revanche
que
le
volume
disponible
ne
change
pas.
Et
donc,
il
n'est
guère
possible
d'enfiler
directement
certaines
parties
telles
que
les
protège-mains
ou
chaussures.
C'est
pourquoi
j'ai
fait
en
sorte
que
ces
parties
se
séparent
en
morceaux.
Sinon,
j'ai
aussi
ajouté
un
peu
de
dynamisme
aux
poses
des
armures
non
portées.
2)
Et
quelle
est
la
Cloth
qui
vous
a
débarrassé
de
cette
appréhension ?
Moriki :
Le
Surplis
du
Ver,
probablement
car
je
me
suis
dit
qu'il
ne
serait
pas
produit
en
figurine
et
que
ce
n'était
qu'un
personnage
mineur.
J'ai
donc
pu
prendre
un
peu
plus
de
liberté
pour
le
faire
à
ma
manière.
Mais
en
voyant
que
Pégase
et
le
Bénou
sont
maintenant
prévus
en
figurine,
je
me
dis
que
j'aurais
du
concevoir
leurs
designs
en
songeant
un
peu
plus
aux
produits
dérivés
(rires).
Je
me
fais
toujours
beaucoup
de
tracas
quant
à
savoir
jusqu'à
quel
point
je
peux
me
permettre
de
toucher
aux
designs
de
base.
Le
Bénou,
l'étoile
céleste
de
la
violence,
est
un
personnage
qui
apparaît
souvent.
En
faisant
des
recherches,
j'ai
vu
que
le
Bénou
était
une
divinité
égyptienne,
une
sorte
d'oiseau
ressemblant
à
une
aigrette,
et
je
me
suis
alors
longuement
demandé
si
je
devrais
aller
dans
ce
sens,
ou
plutôt
rester
dans
la
lignée
du
manga.
J'ai
finalement
un
peu
rallongé
le
cou.
Je
pense
que
pour
ce
genre
de
personnage,
le
plus
important
est
de
lui
donner
un
style
classe
et
impressionant.
Je
lui
ai
donné
un
petit
air
d'oiseau
de
proie
aussi,
car
c'est
l'image
que
renvoie
le
personnage
de
Kagaho.
3)
Y
a-t-il
une
Cloth
qui
vous
plaise
en
particulier ?
Moriki :
J'aime
bien
la
Cloth
de
la
Vierge,
et
puis
comme
elle
garde
a
peu
près
la
même
taille
de
corps
humain
lorsqu'elle
est
sous
sa
forme
de
Gold
Cloth
non
portée,
produire
son
design
a
été
très
simple.
Il
suffit
juste
d'emboîter
les
morceaux
entre
eux
pour
la
faire
tenir
debout
et
c'est
bon.
Les
Cloths
avec
peu
de
morceaux,
comme
celles
de
Bronze,
sont
bien
plus
difficiles
à
concevoir.
Après,
celle
des
Poissons
me
plait
aussi.
Pour
cette
Cloth,
j'ai
pris
le
design
d'origine
que
l'on
m'avait
remis,
et
y
ai
ajouté
une
notion
de
mouvement
fin
de
donner
l'impression
d'un
poisson
jaillissant
hors
de
l'eau.
4)
Et
comment
vous
y
êtes-vous
pris
pour
les
autres
objets ?
Je
suppose
que
vous
avez
fait
attention
à
conserver
l'aspect
de
l'Europe
du
18ème
siècle ?
Moriki :
En
ce
qui
concerne
les
pinceaux
et
le
matériel
de
peinture
d'Alone,
je
pense
qu'il
s'agit
de
tempera,
et
je
suis
donc
resté
sur
ce
choix
vu
que
ça
ne
semblait
pas
être
de
la
peinture
à
l'huile.
Il
semble
utiliser
des
pigments
plutôt
que
de
la
peinture.
En
fait,
le
réalisateur
ne
m'a
pas
adressé
de
requête
particulière
à
ce
sujet,
mais
j'ai
décidé
de
partir
sur
cette
voie-là
en
me
référant
à
ce
qui
était
montré
dans
le
manga.
Mais
globalement
le
design
des
objets
n'a
pas
été
difficile
car
les
pinceaux
ou
l'apparence
générale
de
l'architecture
ne
sont
guère
différents
du
moyen-âge,
il
n'y
avait
pas
à
montrer
de
choses
telles
que
des
ustensiles
de
cuisine.
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5)
Qu'est-ce
qui
vous
plaît
lorsque
vous
travaillez
sur
les
designs
de
cette
oeuvre ?
Moriki :
Même
si
les
formes
de
base
des
Cloths
et
des
Surplis
ne
changent
guère,
je
peux
expérimenter
diverses
choses
sur
les
formes
"réceptacle",
et
je
suis
surpris
de
voir
ce
qu'il
est
possible
de
faire
avec.
J'ai
lu
le
Saint
Seiya
d'origine
en
direct,
et
j'achetais
en
double
les
figurines
de
la
gamme
Saint
Cloth
Series.
A
l'époque
je
fréquentais
l'AIC
et
me
rendais
souvent
au
magasin
de
jouets
voisin
avec
le
réalisateur
Toshiki
Hirano.
Nous
allions
tout
le
temps
y
placer
des
réservations.
En
y
repensant
aujourd'hui,
c'était
des
préparatifs
pour
mon
travail
actuel
(rire
embarrassé).
Les
Cloths
étaient
vraiment
attirantes.
Déjà,
l'utilisation
des
constellations
apportait
un
air
de
nouveauté
car
personne
n'avait
encore
eu
recours
à
ce
concept.
Quand
on
me
demande
ce
qui
était
bien,
j'en
reviens
toujours
à
citer
ces
idées.
Vues
d'aujourd'hui,
les
Saint
Cloth
Series
semblent
assez
moyennes
du
point
de
vue
technique
(rires)
mais
j'en
ai
tout
de
même
acheté
à
l'époque.
La
peinture
partait
aisément,
la
corrosion
survenait
vite...
Dès
qu'on
décidait
de
les
exposer,
leurs
jours
étaient
comptés.
Et
c'est
pourquoi
je
les
achetais
en
double.
Une
figurine
pour
m'amuser
avec,
et
une
autre
à
laisser
dans
sa
boite
(rires).
6)
Et
y
a-t-il
des
designs
qui
vous
causent
du
soucis ?
Moriki :
Vis-à-vis
du
manga,
ce
serait
de
pouvoir
réinterpréter
et
améliorer
les
designs
existant
à
ma
façon,
sans
pour
autant
trahir
l'image
d'origine.
Dans
le
cas
de
designs
inédits
pour
l'anime,
il
me
suffit
de
faire
les
choses
à
ma
manière
puis
de
les
montrer
au
réalisateur,
et
de
modifier
ensuite
certaines
parties
en
fonction
de
son
appréciation.
7)
Y
a-t-il
quelque
chose
qui
vous
a
particulièrement
plu
parmi
les
oeuvres
dans
lesquelles
vous
avez
été
impliqué ?
Moriki :
La
première
chose
qui
me
vienne
à
l'esprit
est
le
Zetsuei
de
Scryed
(2001).
Mais
j'en
trouverai
probablement
bien
plus
si
je
prends
le
temps
d'y
réfléchir.
-
Les
recommandations
de
Moriki
et
son
message
8)
Pourriez-vous
nous
dire
ce
que
les
fans
doivent
espérer
de
vos
designs
et
quel
est
votre
message
à
leur
attention ?
Moriki :
Minos
du
Griffon
me
plait
beaucoup.
Je
pense
que
vous
apprécierez
de
le
voir
en
action.
J'espère
que
vous
aimerez
les
designs
des
Cloths
et
des
Surplis
autant
que
leurs
versions
manga.
Pardon
pour
l'auteur
du
manga
et
les
gens
qui
travaillent
dessus
(rires).
Je
vais
continuer
à
faire
de
mon
mieux
et
je
vous
remercie
pour
votre
soutien.
(1er
juillet
2008
Studio
de
production
principal
de
la
TMS)
Fin
de
traduction