-
Prémière
partie
d'une
interview
de
Masami
Kurumada,
publiée
dans
le
JUNE
numéro
34
sorti
en
mai
1987
(magazine
yaoi).
La
seconde
partie
a
été
publiée
en
Juillet
1987
dans
le
JUNE
35.
Les
mentions
faites
durant
l'interview
et
un
dédicace
de
Masami
Kurumada
semblent
indiquer
que
l'interview
a
été
réalisée
durant
la
dernière
semaine
de
février.
Le
manga
en
était
alors
à
l'arrivée
d'Aiolia
face
à
Seiya
convalescent,
et
le
one-shot
"SHAKA"
(recontre
entre
Ikki
et
Shaka,
réinsérée
ensuite
plus
tôt
chronologiquement
en
volume
reliée)
venait
d'être
publié.
L'anime
en
était
aux
épisodes
mettant
en
scène
Geist
et
ses
Ghost
Saints.
-
Traduction
du
japonais
vers
le
français
par
Archange.
-
Mettez
un
lien
vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
 |
-
Les
articles
de
ce
site
ont
nécessité
de
nombreuses
heures
de
rédaction.
Merci
de
ne
pas
en
recopier
des
parties
sans
autorisation.
-
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hours
were
spent
on
these
articles.
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don't
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part
or
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translations
of
them
without
permission.
|
Traduction
(image
présente
sur
la
pages
d'origine)
Et
voici
aujourd'hui
une
interview
du
maître
Masami
Kurumada,
qui
nous
prodigue
des
oeuvres
débordant
d'énergie
telles
que
"Ring
ni
Kakero",
"Fūma
no
Kojirō",
et
Saint
Seiya.
Il
a
même
des
fans
cachées
(ou
peut-être
pas
si
cachées
que
ça)
parmi
le
lectorat
féminin !
Le
responsable
du
Jump
nous
avait
dit
que
c'est
quelqu'un
qui
a
un
grand
coeur,
et
nous
l'avons
vu
venir
nous
chercher
en
voiture
à
la
gare.
Nous
avons
trouvé
que
c'était
quelqu'un
d'agréable
(non
pas
que
nous
supposions
qu'il
soit
désagréable) !
Nous
nous
sommes
retrouvés
dans
son
studio,
avant
que
ses
assistants
n'arrivent
pour
le
travail,
et
avons
pendant
plus
de
deux
heures
discuté
de
sujets
distrayants,
allant
de
la
conception
d'un
manga
à
la
façon
de
vivre
d'un
homme.
Q)
L'adaptation
animée
de
Saint
Seiya
est
le
premier
anime
que
vous
avez
eu
à
propos
d'une
de
vos
oeuvres.
Qu'en
pensez-vous ?
Kurumada :
J'en
suis
bien
sûr
heureux.
Pour
ce
qui
est
de
mes
mangas,
il
y
avait
aussi
autrefois
une
très
forte
demande
de
la
part
de
lecteurs
qui
souhaitaient
un
anime
de
"Ring
ni
Kakero".
D'ailleurs
dans
les
magazines
d'anime,
il
y
a
souvent
des
tops
10
sur
le
sujet
"Les
mangas
dont
vous
souhaiteriez
une
adaptation
en
anime",
et
"Ring
ni
Kakero"
y
atteignait
alors
la
première
position.
Mais
apparemment
on
ne
peut
pas
lancer
d'anime
si
les
sponsors
ne
suivent
pas.
Pour
ce
qui
est
de
Saint
Seiya,
les
gens
de
Bandai
voulaient
justement
sortir
les
Cloths
en
tant
que
produits
dérivés,
et
leur
détermination
était
très
forte.
Les
discussions
autour
d'un
anime
me
sont
arrivées
alors
que
le
manga
n'en
était
qu'à
une
demi-année
de
prépublication.
Q)
Ce
fut
effectivement
rapide.
L'anime
est
arrivé
tout
de
suite
après
la
sortie
du
premier
volume
du
manga.
Kurumada :
La
première
fois
que
j'en
ai
entendu
parler
fut
au
mois
de
juin,
avant
la
sortie
du
premier
volume
donc.
Mais
l'histoire
n'est
pas
encore
tout
à
fait
déterminée.
Après
juste
6
mois,
je
n'avais
bien
sûr
aucune
idée
du
tournant
que
ça
allait
prendre
(rires)...
Mais
le
script
et
le
background
pour
l'anime
doivent
être
préparés
très
tôt,
avec
3
mois
d'avance.
Et
donc,
ça
rattrape
très
vite
l'histoire
du
manga...
En
ce
moment
ils
font
des
histoires
inédites.
Mais
on
dirait
bien
qu'il
auraient
préféré
éviter
ça.
Q)
Du
côté
de
l'équipe
de
l'anime ?
Kurumada :
Oui.
Apparemment,
quoi
qu'ils
fassent,
les
histoires
inédites
n'ont
pas
la
même
saveur
que
le
manga.
Il
semblerait
que
les
spectateurs
aient
actuellement
du
mal
à
accrocher
aux
épisodes
inédits...
En
clair,
ils
veulent
voir
ce
qu'ils
connaissent
déjà.
Ils
veulent
lire
le
manga,
et
voir
ensuite
de
quelle
manière
va
être
adaptée
telle
ou
telle
scène...
Si
on
leur
propose
des
histoires
complètement
différentes,
ils
vont
se
dire
« Mais
c'est
quoi
ça ? ».
Fūma
no
Kojirō,
un
puissant
et
épique
manga
en
10
volumes
allant
des
combats
entre
les
clans
de
ninjas
Fūma
et
Yasha
à
la
Guerre
des
Epées
Saintes
liée
au
mystérieux
Chaos.
(image
et
légende
présentes
sur
les
pages
d'origine)
Q)
Le
numéro
13
du
Shônen
Jump
laissait
entendre
que
Misty
allait
apparaître.
L'anime
va
donc
rejoindre
l'arc
Silver
Saints ?
Kurumada :
En
effet.
Ils
ont
rajouté
ces
histoires
inédites
parce
que
le
manga
avait
été
rattrapé,
mais
ils
vont
ensuite
revenir
vers
l'histoire
du
manga.
Mais
on
va
probablement
à
nouveau
se
retrouver
tout
de
suite
à
court
de
choses
à
mettre
dans
les
épisodes
(rires).
Après
tout,
les
choses
passent
plus
vite
dans
un
anime,
un
épisode
contient
l'équivalent
de
plusieurs
chapitres.
On
va
donc
avancer
de
cette
manière.
-
Mettez
un
lien
vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
Q)
Au
début,
lorsque
la
publication
de
Saint
Seiya
a
débuté,
quel
était
donc
votre
plan,
votre
but ?
Kurumada :
Je
n'avais
pas
spécialement
de
plan
ni
de
but
précis
déterminé
au
début.
Je
me
suis
juste
dit
qu'il
fallait
que
je
fasse
un
manga
majeur.
Juste
avant
j'avais
fait
"Otokozaka",
mais
ce
manga
n'avait
que
très
peu
d'éléments
nécessaires
pour
obtenir
un
hit
majeur.
Qui
plus
est,
le
Jump
comporte
aujourd'hui
de
nombreux
mangas
bénéficiant
d'une
adaptation
animée...
Avoir
mon
manga
précédent
annulé
après
30
chapitres
est
devenu
un
stimulant
pour
moi.
Je
n'ai
jamais
vraiment
changé
mes
méthodes
par
rapport
à
autrefois,
mais
mon
manga
précédent
ne
comportait
ni
techniques
spéciales
ni
choses
à
endosser
telles
que
des
Cloths,
ils
étaient
juste
vêtus
de
vêtements
de
lycéens...
Je
pense
que
ce
que
l'on
appelle
le
sens
de
la
mode
est
important,
et
c'est
pour
ça
que
j'ai
inclus
des
choses
telles
que
les
Cloths.
Des
lettres
de
fans
sont
accrochées
à
l'un
des
murs
du
studio.
Le
maître
Kurumada
dit
qu'il
veut
dessiner
encore
et
toujours
des
mangas
que
les
lecteurs
trouveront
divertissants.
(image
et
légende
présentes
sur
les
pages
d'origine)
Q)
Il
me
semble
que
l'on
trouve
surtout
que
c'est
un
élément
de
science-fiction,
n'est-ce
pas ?
Kurumada :
Oui.
J'ignore
de
quelle
manière
ça
a
été
interprété,
mais
j'entends
souvent
dire
que
c'est
le
"Manga
de
SF
de
Kurumada".
C'est
complètement
erroné.
Mais
je
pense
que
ceux
qui
le
lisent
effectivement
comprennent
que
ce
n'est
pas
un
manga
de
SF.
C'est
un
"manga
nekketsu".
Un
manga
nekketsu
auquel
j'ai
ajouté
une
touche
"fashion"
comme
saveur
supplémentaire.
Mais
il
semblerait
bien
que
le
début
de
Saint
Seiya
ait
été
quelque
peu
difficile
à
comprendre.
L'autre
jour,
le
vice-directeur
d'édition
du
magazine
Newtype
m'a
fait
mention
de
ça.
Il
pensait
au
début
que
c'était
un
manga
de
SF,
et
qu'en
réalité
il
allait
être
question
de
choses
venues
de
l'espace.
Je
pense
donc
que
là
où
nous
en
sommes,
la
plupart
des
lecteurs
a
fini
par
comprendre
de
quoi
il
s'agissait.
Dans
le
one-shot,
je
montre
par
exemple
le
passé
d'un
des
Saints,
Ikki.
Et
comme
il
y
a
encore
beaucoup
de
zones
d'ombres
concernant
chaque
personnage,
je
pense
insérer
des
éléments
explicatifs
par-ci
par-là.
Q)
On
comprend
qu'ils
ont
vécu
sur
des
îles
différentes,
et
la
vie
menée
par
certains
personnages
tels
que
Shiryû
a
été
expliqué,
mais
on
ne
sait
tout
de
même
presque
rien
concernant
Shun
d'Andromède.
Kurumada :
En
effet.
Et
puis
sinon
vous
savez...
même
si
l'on
ignore
ce
que
sont
devenus
90
des
100
enfants,
ça
ne
veut
pas
forcément
dire
qu'ils
soient
tous
morts.
Après
tout,
on
avait
bien
dans
ce
groupe
quelqu'un
comme
Shun,
faible
et
réticent
à
user
de
la
violence,
mais
qui
a
pourtant
survécu
et
est
devenu
fort.
Par
contre
il
semblerait
bien
que
les
lecteurs
ne
considèrent
pas
Shun
comme
quelqu'un
de
fort.
Autrement
dit,
ils
ont
apparemment
l'impression
que
Shun
ne
peut
vaincre
un
ennemi
sans
avoir
recours
à
la
chaîne
d'Andromède.
Q)
C'est
une
interprétation
intéressante
de
la
part
de
ces
lecteurs.
Les
autres
personnages
usent
en
effet
de
diverses
techniques
lancées
à
mains
nues,
mais
comme
Shun
utilise
une
chaîne,
une
arme,
il
donne
l'impression
de
se
battre
comme
une
femme.
Je
ne
pense
pas
que
c'était
ainsi
que
vous
l'aviez
envisagé...
Kurumada :
En
effet.
Chaque
technique
de
combat
a
un
lien
avec
la
constellation
correspondante.
Comme
Shiryū
est
de
la
constellation
du
Dragon,
il
a
une
attaque
qui
évoque
un
dragon
ascendant.
C'est
un
peu
comme
une
attaque
appartenant
à
sa
constellation.
Dans
le
cas
de
Hyōga,
j'ai
entendu
dire
à
la
radio
que
la
Diamond
Dust
est
un
phénomène
qui
se
produit
par
temps
très
froid
au
pôle
nord,
et
qui
consiste
en
une
pluie
de
cristaux
de
glace.
Et
donc,
comme
Andromède
était
une
princesse
qui
fut
attachée
par
des
chaînes,
les
techniques
de
combat
associées
se
basent
aussi
sur
des
chaînes.
-
Mettez
un
lien
vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
Couverture
du
Shūkan
Shōnen
Jump
numéro
13.
« Comme
il
y
a
une
grande
Gold
Cloth
représentée
dessus,
ça
m'a
pris
un
temps
fou.
Et
je
trouve
donc
que
les
vêtements
d'étudiants
sont
ce
qui
est
le
plus
amusant
à
dessiner. ».
« Vous
en
dessiniez
parce
que
c'était
facile ? ».
« Non,
c'est
bien
évidemment
parce
que
j'aime
ça. »
(rires).
(image
et
légende
présentes
sur
les
pages
d'origine)
Q)
Est-ce
que
vous
créez
les
personnages
puis
leur
trouvez
une
constellation
appropriée,
ou
est-ce
qu'au
contraire
vous
partez
des
constellations
et
créez
des
personnages
en
fonction
de
celles-ci ?
Kurumada :
Hmm...
Les
constellations
viennent
certainement
en
premier.
Il
y
a
88
constellations,
mais
il
n'y
en
a
pas
tant
que
ça
d'utilisables.
Par
exemple,
que
faire
du
Microscope
(rires) ?
Q)
Ou
de
la
Coupe
(rires) ?
Kurumada :
C'est
pourquoi
en
général
je
vérifie
d'abord
les
constellations
utilisables,
puis
que
je
fais
des
personnages
qui
y
sont
conformes.
Q)
Est-ce
que
tous
les
éléments
de
l'univers
ont
été
définis
depuis
le
début ?
Vous
avez
déjà
prévu
chaque
personnage
à
venir ?
Kurumada :
Non,
pas
du
tout.
Q)
Vous
construisez
l'histoire
au
fur
et
à
mesure ?
Kurumada :
Oui,
c'est
ainsi
la
plupart
du
temps.
Q)
Avez-vous
déjà
décidé
de
la
conclusion ?
Kurumada :
Non,
absolument
pas
(rires).
Q)
Il
arrive
de
choisir
une
fin,
puis
d'explorer
divers
chemins
pouvant
y
mener,
tout
en
ayant
une
idée
de
la
destination
finale,
non ?
Kurumada :
Oui,
il
y
a
des
gens
qui
travaillent
ainsi,
mais
dans
mon
cas,
j'avance
dans
le
brouillard
à
la
semaine
(rires).
Q)
C'est
extrême.
C'était
donc
aussi
le
cas
lorsque
vous
avez
décidé
que
les
100
Saints
auraient
tous
le
même
père ?
Kurumada :
C'est
quelque
chose
qui
est
arrivé
en
cours
de
route...
j'aurais
préféré
éviter
d'en
parler
(rires).
Q)
En
effet,
ça
a
surpris
tout
le
monde.
Kurumada :
Oui,
et
c'est
même
maintenant
un
problème.
Comment
expliquer
que
100
enfants
soient
nés
en
à
peu
près
un
an
(rires) ?
-
Mettez
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vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
Le
maître
Kurumada
investit
toutes
ses
forces
dans
les
chapitres
de
Saint
Seiya,
oeuvre
hautement
appréciée
du
Shūkan
Shōnen
Jump.
L'anime
est
diffusé
chaque
samedi
à
19
heures
sur
TV
Asahi.
Lisez
la
page
couleur
pour
plus
d'explications.
(image
et
légende
présentes
sur
les
pages
d'origine)
Q)
Oui,
les
enfants
ont
environ
tous
le
même
âge.
Kurumada :
Oui,
et
maintenant
je
me
demande
de
quelle
manière
expliquer
ça
facilement
aux
enfants.
Dans
la
mythologie,
Zeus
se
changeait
en
cygne
et
trouvait
apparemment
de
belles
femmes
à
droite
à
gauche.
Au
début
j'avais
songé
à
ce
qu'il
ait,
en
tant
qu'homme
riche,
de
très
nombreuses
maîtresses
payées
pour
ça,
mais
on
ne
peut
pas
dire
explicitement
dans
un
magazine
shōnen
(ndt:
pour
jeunes
garçons)
qu'il
avait
plein
de
concubines.
On
va
juste
dire
que
lui
et
ces
nombreuses
femmes
avaient
de
vrais
liens
amoureux.
Et
donc,
si
j'avais
laissé
vivre
la
mère
de
Hyōga,
celui-ci
serait
devenu
un
enfant
gâté,
couvé,
et
c'est
peut-être
pour
ça
qu'elle
est
restée
mourir
sur
le
bateau,
afin
de
l'endurcir.
J'ai
quelques
éléments
sporadiques
de
ce
genre,
qui
donnent
à
réfléchir.
Et
je
progresse
parfois
en
les
développant
un
peu
plus
loin,
ou
en
utilisant
une
nouvelle
idée
qui
m'est
survenue.
En
clair,
j'avance
en
ne
sachant
pas
tout
à
fait
où
je
vais.
Il
y
a
des
idées
que
je
sens
que
je
pourrais
utiliser
lors
d'un
chapitre
de
combat.
Par
exemple,
de
quelle
manière
se
sont
passées
les
choses
pour
Andromède
sur
l'île
d'Andromède,
ou
dépeindre
la
première
rencontre
entre
Rōshi
et
Shiryū
lorsque
celui-ci
est
arrivé
en
Chine
pour
la
première
fois.
Il
y
a
beaucoup
d'histoire
annexes
à
raconter,
mais
lorsque
je
songe
à
assurer
la
popularité
du
manga,
je
me
dis
que
je
suis
bien
obligé
de
mettre
du
combat,
et
il
est
alors
difficile
de
pouvoir
insérer
ce
genre
d'histoire
dans
un
chapitre
de
19
pages.
Et
c'est
pourquoi
il
restera
probablement
de
nombreuses
zones
d'ombre
quoi
qu'il
arrive.
Je
pense
que
la
meilleure
manière
de
faire,
la
plus
facile
à
comprendre,
est
de
procéder
comme
dans
le
one-shot
actuel.
Puisque
j'y
parle
d'Ikki,
j'en
ai
profité
pour
insérer
son
histoire.
Je
pense
qu'avec
ce
one-shot,
on
comprend
globalement
le
passé
d'Ikki.
Q)
En
effet.
Kurumada :
Mais
je
n'ai
pas
complètement
réussi
à
faire
un
épisode
épique
indiquant
pourquoi
Ikki
avait
changé
à
ce
point-là.
On
ne
peut
pas
retranscrire
cette
brutalité
dans
un
magazine
shōnen.
C'est
un
peu
comme
pour
les
soldats
qui
ont
complètement
changé
après
avoir
combattu
au
Vietnam,
ou
comme
dans
le
film
Deer
Hunter
(ndt:
"Voyage
au
bout
de
l'enfer"
en
français).
Ce
chapitre
sert
aussi
à
montrer
qu'au
fond
de
son
coeur,
Ikki
est
toujours
comme
avant,
et
qu'il
lui
reste
donc
une
chance
de
salut.
Il
faut
cette
chance
de
rédemption
dans
un
magazine
shōnen.
C'est
pareil
pour
Mitsumasa
Kido,
en
réalité
c'était
une
bonne
personne.
Il
fallait
en
faire
quelqu'un
qui
avait
choisi
de
se
transformer
en
diable
pour
défendre
la
justice,
faute
de
quoi
Seiya,
Shiryū
et
les
autres
n'auraient
pas
eu
de
raisons
de
se
battre.
Il
faut
pouvoir
se
dire
« Ah,
c'était
en
fait
pour
ça ».
Q)
Il
faut
un
sens
moral ?
Kurumada :
Oui,
oui.
Et
je
pense
donc
qu'après
une
année,
le
cadre
du
manga
a
enfin
commencé
à
se
fixer.
Comme
j'en
ai
parlé
avant,
on
m'a
parlé
de
l'anime
alors
que
tout
ça
n'était
pas
encore
en
place.
Parce
qu'il
fallait
rapidement
écrire
le
scénario.
Et
visiblement,
rattraper
immédiatement
le
manga
donne
de
grosses
difficultés
aux
gens
de
la
Toei.
Lorsqu'il
rattrapent
le
manga,
ils
sont
obligés
de
rajouter
des
épisodes
ou
morceaux
inédits
tout
en
essayant
de
ne
pas
contredire
le
support
de
base.
Mais
chaque
semaine
je
fais
moi-même
en
sorte
d'introduire
quelque
chose
de
surprenant.
Comme
le
manga
vient
expliquer
les
choses
après,
je
me
dis
« Allez,
fais-en
des
frères ! »
(rires).
Ils
ont
apparemment
des
soucis
avec
le
Pope
de
leur
côté.
Dans
l'anime,
le
précédent
Pope
est
mort
et
son
frère
cadet
lui
a
succédé,
mais
ce
sera
différent
dans
le
manga.
En
gros,
on
devrait
avoir
le
précédent
Pope
encore
en
vie,
mais
dans
une
situation
similaire
à
Dr
Jekyll
et
Mr
Hide.
Autrement
dit,
et
comme
je
l'ai
mentionné
avant,
un
personnage
complètement
mauvais
ne
pourrait
avoir
de
chance
de
salut.
Il
deviendra
alors,
comme
pour
Anthony
Perkins
dans
Psycho,
quelqu'un
de
complètement
différent
sur
le
plan
psychique,
avec
un
bon
côté
et
un
mauvais
côté
à
l'instar
de
Jekyll
et
Hide.
Je
ne
veux
pas
qu'il
soit
forcément
nécessaire
de
le
tuer.
Et
même
si
je
fais
ce
Pope,
on
a
aussi
les
Gémeaux.
Oui,
on
a
la
constellation
des
Gémeaux
parmi
les
Gold
Cloths,
et
qui
pourrait
porter
à
la
fois
un
côté
dieu
et
un
côté
démon...
Je
pense
que
la
Cloth
pourrait
être
un
peu
comme
avec
les
statues
d'Ashura,
dont
l'avant
et
le
l'arrière
représentent
respectivement
un
ange
et
un
démon.
Et
puis
sinon,
on
a
12
Gold
Cloths.
Et
comme
le
Christ
avait
en
plus
de
ses
12
apôtres
un
treizième
qui
était
un
traître,
on
pourrait
avoir
12
Gold
Saints,
mais
il
y
aurait
en
fait
un
treizième
Gold
Saint
haï
par
Athéna !
Je
me
dis
qu'il
pourrait
donc
être
un
rebelle
et
que
ce
serait
en
fait
lui
le
Pope.
J'ai
de
nombreuses
idées.
On
verra
bien
laquelle
je
finirai
par
choisir.
-
Mettez
un
lien
vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
Q)
Mais
on
dit
qu'il
peut
être
au
contraire
gênant
d'avoir
trop
de
possibilités
dans
ses
choix.
Un
cadre
plus
standard,
comme
par
exemple
celui
de
"Ring
ni
Kakero",
limite
l'histoire
au
ring,
ce
qui
peut
être
plus
aisé.
Kurumada :
Mais
ça
ne
se
confinait
pas
non
plus
au
ring.
Les
combats
prenaient
certes
place
sur
le
ring,
mais
j'y
avais
aussi
par
exemple
ajouté
des
éléments
de
la
mythologie
ou
des
références
à
l'histoire
du
Christ.
J'ai
largement
employé
ceci.
Ou
bien
encore,
j'ai
aussi
la
loi
de
la
chute
libre
de
Galilée
(rires).
Il
ne
semble
pas
y
avoir
beaucoup
de
mangas
de
boxe
réunissant
autant
d'éléments
de
recherche.
Au
début
il
y
avait
des
passages
montrant
vraiment
le
pénible
entraînement
des
boxeurs,
un
peu
à
l'image
de
l'anecdote
de
Fighting
Harada
qui
ne
pouvait
pas
boire
d'eau
durant
son
entraînement
et
qui
en
était
presque
arrivé
à
vouloir
boire
l'eau
des
toilettes.
Mais
en
cours
de
route,
ça
s'est
changé
en
super-combats
et
ce
genre
de
chose
a
alors
disparu.
Le
récit
s'est
donc
alors
axé
sur
des
choses
telles
les
lois
du
mouvement
ou
la
mythologie
grecque,
comme
je
l'ai
mentionné
juste
avant.
Q)
Et
donc,
Saint
Seiya
est
un
peu
comme
si
on
avait
pris
"Ring
ni
Kakero",
cette
version
nekketsu
d'histoire
de
pauvres
gens
(rires),
que
l'on
en
avait
retiré
l'histoire
du
début,
et
que
l'on
avait
directement
commencé
à
la
partie
"super-combats" ?
Kurumada :
Oui.
C'était
pareil
avec
Fūma
no
Kojirō,
qui
donne
l'impression
de
foncer
directement
vers
les
parties
les
plus
savoureuses
de
"Ring
ni
Kakero".
Mais
vous
savez,
en
parlant
de
"Ring
ni
Kakero",
lorsque
l'on
pense
aux
larmes,
aux
histoires
avec
le
père
et
la
mère,
ou
bien
la
ténacité
affichée
dedans...
on
y
sent
finalement
l'odeur
des
mangas
de
cette
époque
tels
que
"Kyojin
no
Hoshi"
ou
"Ganbare
Genki".
C'est
un
peu
avant
la
moitié
qu'il
a
changé
et
a
donné
le
sentiment
d'être
devenu
un
monde
à
part.
On
peut
dire
que
jusque
là,
la
partie
boxe
a
servi
à
présenter
le
background
de
chacun.
Q)
On
peut
donc
dire
en
fait
que
même
si
les
combats
s'enchaînent
sur
le
ring,
ce
genre
de
background
sur
les
personnages
permet
d'apporter
un
plus
grand
poids
à
ces
scènes ?
S'il
n'y
avait
qu'un
enchaînement
direct
de
scènes
de
combat,
ceci
finirait
par
ressembler
à
un
jeu
vidéo,
n'est-ce
pas ?
Au
lieu
d'avoir
des
gens
se
battant
au
nom
de
quelqu'un,
on
finirait
par
se
retrouver
avec
des
personnages
se
battant
juste
pour
se
battre.
Kurumada :
Oui.
Mais
vous
savez,
si
je
commence
d'abord
par
expliquer
tout
le
background,
les
lecteurs
ne
suivront
pas.
Il
vaut
mieux
débuter
le
combat
avec
un
« bang ! »
et
insérer
ensuite
les
éléments
de
background
en
plein
milieu
afin
que
ce
soit
mieux
reçu
par
les
lecteurs.
Avoir
un
flashback
en
plein
combat
qui
permet
au
lecteur
de
se
dire
« Ah,
c'est
pour
ça
qu'il
ne
se
laisse
pas
abattre ? »
est
quelque
chose
qui
plaît
de
nos
jours.
De
cette
manière,
on
est
capable
de
donner
un
plus
grand
sentiment
de
vitesse
et
de
fournir
tout
de
suite
les
moments
savoureux
aux
lecteurs...
Par
exemple,
dans
le
cas
d'une
pâtisserie,
ce
serait
comme
commencer
par
manger
la
crème
(rires).
"Ring
ni
Kakero",
manga
de
super-combats
de
boxe.
25
volumes
au
total
(les
très
populaires
volumes
sont
tous
édités
chez
la
Shūeisha
et
coûtent
chacun
360
yens).
(image
et
légende
présentes
sur
les
pages
d'origine)
Q)
Si
on
mange
d'abord
toute
la
partie
spongieuse
du
gâteau,
on
finit
par
en
avoir
marre,
c'est
ça ?
(rires).
Kurumada :
Oui,
c'est
exactement
ça.
On
pourrait
dire
pareil
pour
la
musique.
Ce
serait
comme
commencer
tout
subitement
par
la
meilleure
partie,
puis
revenir
ensuite
sur
l'intro.
Cette
manière
de
faire
est
importante.
Dans
les
mangas
qui
manquent
de
coups
de
poing,
il
est
fréquent
que
beaucoup
de
mise
en
place
de
l'histoire
soit
enchaînée
jusqu'à
en
fatiguer
le
lecteur
sans
que
le
récit
n'avance.
-
Mettez
un
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vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
Q)
En
réalité,
il
est
bon
de
manger
en
quantités
satisfaisantes
aussi
bien
la
crème
que
le
gâteau
spongieux,
mais
cela
semble
assez
difficile
en
19
pages,
n'est-ce
pas ?
Kurumada :
Surtout
que
lorsque
l'on
parle
du
Jump,
il
y
a
d'autres
mangas
à
l'action
effrénée
à
côté,
et
à
tenter
de
chercher
un
équilibre,
on
peut
se
retrouver
avec
quelque
chose
qui
parait
lent
en
comparaison
des
autres
œuvres.
Quelque
chose
qui
pourrait
sembler
pleine
de
punch
par
rapport
à
d'autres
magazines
peut
paraître
lente
parmi
la
dizaine
de
mangas
du
Jump.
Q)
La
pression
est
sans
doute
immense,
n'est-ce
pas ?
Kurumada :
Effectivement.
Le
Jump
est
le
leader
dans
cette
industrie
de
magazines
de
publication,
et
par
certains
côté,
on
a
l'impression
que
les
mangas
qui
n'y
sont
pas
populaires
ne
sont
pas
des
mangas.
Il
donne
un
peu
le
sentiment
que
« Si
tu
n'est
pas
populaire,
tu
n'es
que
de
la
merde »
(rires).
Si
l'on
ne
devient
pas
populaire,
dessiner
devient
de
moins
en
moins
plaisant.
On
peut
dire
que
nous
sommes
tous
des
gens
qui
aimaient
déjà
dessiner
des
mangas
avant
d'être
dans
cette
industrie.
Mais
lorsque
les
lecteurs
n'approuvent
pas
un
manga,
lorsqu'il
ne
devient
pas
populaire
auprès
d'eux,
il
est
alors
difficile
d'admettre
qu'il
n'était
pas
bon...
Juger
soi-même
de
la
valeur
de
son
manga
n'est
pas
une
bonne
chose.
Les
lecteurs
sont
la
raison
d'être
d'un
magazine,
d'un
manga
ou
d'un
roman.
Q)
Il
faut
sans
doute
atteindre
le
palier
des
4.5
millions
de
lecteurs,
faute
de
quoi
c'est
considéré
mauvais
(rires).
10000
ou
100
000
ne
suffisent
pas,
il
en
faut
au
moins
4.5
millions.
Kurumada :
Oui,
c'est
exactement
ça.
Q)
Vous
ne
parlez
non
pas
de
mangaka
mais
plutôt
de
mangaya.
Ce
dont
nous
avons
parlé
en
est
donc
la
raison ?
Kurumada :
Il
n'y
a
que
peu
de
gens
que
l'on
peut
nommer
mangakas.
Des
gens
tels
que
les
maîtres
Osamu
Tesuka
ou
Tetsuya
Chiba.
Je
dirais
qu'ils
ne
doivent
être
qu'une
dizaine
ou
une
vingtaine.
Cela
peut
paraître
un
peu
prétentieux
de
ma
part
de
dire
ça,
mais
ceux
qui
sont
aujourd'hui
en
tête
du
monde
des
mangas,
ceux
que
les
lecteurs
sont
enthousiastes
de
lire
ne
sont-ils
pas
en
quelque
sorte
des
artistes
amateurs ?
Et
tout
en
particulier
dans
le
"Jump",
qui
a
en
quelque
sortes
débuté
avec
des
dessinateurs
amateurs.
-
Note
de
traduction :
le
terme
habituel
mangaka
漫画家
contient
le
-ka
(家)
qui
renvoie
une
certaine
notion
d'auteur,
d'écrivain
dans
les
règles
de
l'art.
Le
-ya
(屋)
mis
par
Kurumada
dans
son
terme
inventé
mangaya
porte
en
revanche
une
connotation
de
produit
commercial,
de
magasin.
-
Mettez
un
lien
vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
Le
maître
Kurumada
lit
le
JUNE
avec
surprise.
(image
et
légende
présentes
sur
les
pages
d'origine)
Q)
Une
énergie
fougueuse
issue
de
la
force
des
amateurs...
Kurumada :
Oui,
voilà.
Mais
pourquoi
ces
gens
qui
étaient
jusqu'alors
les
experts
de
la
profession
ont-ils
perdu
contre
ces
artistes
amateurs ?
Je
dirais
que
c'est
peut-être
bien
parce
que
ces
experts
ont
oublié
ce
qu'est
un
manga.
La
toute
première
règle
importante
pour
un
manga
est
qu'il
soit
divertissant.
On
a
beau
dire
« J'ai
écrit
quelque
chose
de
bien
pour
les
enfants »...
En
fin
de
compte
ceux-ci
ne
gardent
leur
intérêt
que
pendant
2
ou
3
minutes,
et
c'est
pendant
ce
laps
de
temps
qu'ils
entrent
dans
l'univers
et
s'imaginent
devenir
le
héros...
Un
rêve
de
quelques
minutes.
Même
s'ils
n'aiment
pas
étudier,
ou
si
ils
se
font
embêter
par
les
autres
à
l'école
ou
bien
encore
si
il
y
a
d'autres
choses
qui
les
contrarient,
ils
peuvent
s'immerger
dans
le
monde
de
Saint
Seiya
pendant
qu'ils
lisent
le
chapitre.
Voilà
ce
que
sont
les
mangas.
Des
choses
capables
de
créer
un
immense
enthousiasme.
Ma
cible
principale
dans
le
Jump
sont
les
enfants,
de
la
4ème
ou
5eme
année
de
primaire
jusqu'à
la
première
ou
seconde
année
de
collège.
On
entend
souvent
dire
que
les
fans
des
mangas
Kurumada
sont
surtout
des
femmes,
mais
je
pense
qu'il
s'agit
juste
de
la
couche
qui
se
remarque
le
plus.
La
véritable
base,
ceux
qui
achètent
300
000
ou
400
000
volumes
reliés
et
qui
répondent
aux
sondages
par
cartes
postales
sont
ces
enfants
d'école
primaire.
Les
jeunes
femmes
de
20
ans
ne
répondent
pas
aux
sondages
par
carte
postale
(rires).
Ce
sont
vraiment
ces
enfants
d'école
primaire
qui
nous
soutiennent.
Q)
Ils
lisent
les
mangas
en
s'identifiant
au
protagoniste
et
en
se
disant
qu'ils
aimeraient
devenir
aussi
fort,
n'est-ce
pas.
Kurumada :
C'était
pareil
pour
nous
lorsque
nous
étions
enfants,
pas
vrai ?
Avec
par
exemple
"Gekkou
Kamen"
ou
"National
Kid".
Q)
Comme
se
faire
une
cape
avec
un
furoshiki
et
utiliser
une
règle
comme
épée ?
Kurumada :
Oui,
voilà.
L'époque
a
beau
être
différente,
les
enfants
se
prennent
toujours
de
passion
pour
le
même
genre
de
choses.
Apposer
des
critiques
ou
évaluations
à
des
mangas
est
complètement
inutile.
Je
pense
qu'il
existe
maintenant
beaucoup
de
genres
divers
dans
le
monde
du
manga,
mais
ceux
que
je
dessine
sont
quoi
qu'il
arrive
faits
pour
être
divertissants
pour
des
enfants.
Des
mangas
pour
lesquels
ils
peuvent
se
prendre
de
passion
et
être
tout
excités.
On
a
des
magazines
très
pointus
sur
le
sujet
qui
prennent
des
mangas,
puis
qui
cherchant
à
comprendre
pourquoi
ceux-ci
sont
populaires
ou
qui
en
analysent
des
morceaux,
mais
pour
dire
les
choses
franchement,
c'est
un
non
sens
total
pour
moi.
Après
tout,
si
les
enfants
se
divertissent
avec
un
manga,
quel
besoin
ont-ils
d'avoir
des
adultes
qui
vont
leur
dire
ce
que
ça
vaut
après
avoir
estimé
chaque
morceau
en
détail ?
-
Note
de
traduction :
furoshiki
->
carré
de
tissu
utilisé
pour
envelopper
des
bentō.
Q)
Si
le
Jump
peut
maintenant
tirer
4.5
millions
d'exemplaires,
c'est
probablement
parce
que
les
mangas
actuellement
divertissant
pour
les
enfants
peuvent
aussi
être
divertissants
pour
les
salarymen.
Mais
en
revanche,
quelque
chose
d'intéressant
pour
un
adulte
peut
être
très
ennuyeux
pour
un
enfant...
Il
vaut
donc
effectivement
mieux
s'en
tenir
à
des
choses
simples
à
comprendre
(rires).
Kurumada :
Bien
entendu.
Mais
je
pense
que
la
force
seule
d'un
manga
ne
peut
tirer
que
vers
les
3
millions.
Je
pense
qu'atteindre
les
4.5
millions
est
du
à
la
plus-value
fournie
par
le
medium
supplémentaire
que
représente
l'anime.
C'est
sans
doute
depuis
"Arale-chan"
(ndt:
Dr
Slump
en
france)
que
la
puissance
des
adaptations
animées
est
devenue
une
force
publicitaire.
Il
faut
se
dire
qu'en
atteignant
les
10%
d'audience,
et
si
l'on
prend
comme
hypothèse
une
population
de
100
millions
de
personnes,
cela
se
traduit
par
10
millions
de
spectateurs,
ce
qui
est
encore
plus
incroyable
que
4.5
millions.
Même
si
ces
10
millions
ne
lisent
pas
Saint
Seiya,
le
fait
qu'ils
connaissent
est
un
puissant
soutien.
Tout
se
rejoint.
-
Mettez
un
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plutôt
que
de
copier
ailleurs.
Des
dédicaces
d'auteurs
réputés
affichées
sur
le
mur.
(image
et
légende
présentes
sur
les
pages
d'origine)
Q)
Cela
devient
par
exemple
un
sujet
de
conversation,
et
l'on
doit
aussi
le
regarder
afin
de
pouvoir
participer
aux
discussions.
Kurumada :
Oui,
oui.
Mais
c'est
dommage
si
quelqu'un
se
fait
prendre
à
partie
par
les
autres
à
cause
de
ça
(rires).
Cependant,
c'est
le
genre
de
chose
qui
de
notre
côté
assure
de
meilleures
ventes
(rires).
Celui
qui
ne
regarde
pas
Saint
Seiya
va
se
faire
embêter
le
lendemain
à
l'école
(rires).
Q)
Comment
s'est
passée
votre
enfance ?
Étiez-vous
du
genre
pauvre,
ou
bien
riche
(rires) ?
Kurumada :
Peut-être
plutôt
pauvre
je
dirais,
mais
en
y
repensant
maintenant,
je
me
pense
que
c'était
peut-être
normal
autrefois.
C'était
l'archétype
du
foyer
où
les
deux
parents
travaillent.
Q)
Vous
jouiez
donc
seul
à
la
maison ?
Kurumada :
Oui,
ou
sinon
j'allais
au
parc.
Présentation
de
disque.
Le
maître
Kurumada
les
adore
également.
Il
écoute
ces
musiques
et
chansons
de
Saint
Seiya
durant
son
travail.
2800
yens
par
disque.
Colombia.
(image
et
légende
présentes
sur
les
pages
d'origine)
Q)
Dehors,
sainement.
Kurumada :
Et
puis
autrefois,
lorsque
j'étais
vers
ma
cinquième
ou
sixième
année
d'école
primaire,
il
y
a
eu
une
période
où
les
magasins
louant
des
mangas
ont
été
à
la
mode.
C'est
là
que
j'ai
commencé
à
lire
des
mangas.
Bien
entendu,
j'avais
déjà
lu
avant
des
choses
destinées
aux
enfants,
comme
"Shōnen
Jet"
ou
"Billy
Pack",
mais
je
ne
les
avais
pas
le
en
songeant
à
devenir
mangaka.
Après
tout,
leurs
images
arrondies
avaient
fini
par
devenir
ennuyeuses.
Q)
Et
c'est
là
que
des
choses
comme
les
gekiga
sont
arrivées.
Kurumada :
Oui,
et
c'était
incroyablement
frais.
Comme
Eiichi
Arikawa
autrefois
ou
Mitsuyoshi
Sonoda
de
nos
jours.
Des
gens
avec
des
images
avant-gardistes.
Ils
ajoutaient
par
exemple
des
ombres
sur
les
visages.
Des
mangas
comme
"Kyojin
no
Hoshi"
n'utilisaient
jusqu'alors
pas
ce
genre
d'ombres.
Le
précurseur
fut
Mitsuyoshi
Sonoda.
Ils
l'ont
ensuite
imité...
recopié.
J'ai
laissé
tomber
tout
ceci,
et
vers
la
fin
du
lycée
je
me
demandais
alors
quoi
faire
entre
chercher
un
travail
ou
continuer
les
études.
-
Mettez
un
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vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
Q)
Pratiquiez-vous
des
activités
de
club
au
collège
ou
au
lycée ?
Kurumada :
J'étais
dans
le
club
de
judo,
aucun
rapport
avec
les
mangas
donc.
Q)
Et
pourquoi
y
êtes-vous
revenu
juste
avant
de
terminer
le
lycée ?
Kurumada :
Eh
bien,
je
n'avais
pas
trop
envie
de
devenir
salaryman.
Et
je
ne
voyais
pas
non
plus
ce
que
j'allais
devenir
en
allant
à
l'université
et
en
y
terminant
mes
études.
Je
me
suis
dit
qu'il
valait
mieux
que
je
fasse
quelque
chose
qui
m'était
plus
avantageux
que
pour
les
autres.
Faire
quelque
chose
différent
des
autres
gens.
Du
moins,
si
je
possède
un
sorte
de
talent
naturel
que
les
autres
n'ont
pas.
Et
je
me
suis
dit
que
j'avais
plutôt
du
talent
pour
le
dessin,
ou
du
moins
c'est
ce
que
je
pensais
à
l'époque.
Mais
en
considérant
les
choses
aujourd'hui,
ce
n'est
absolument
pas
le
cas
(rires).
Mais
j'ai
été
chanceux
de
réussir
à
entrer
dans
la
profession
(rires).
Q)
Quelles
étaient
vos
notes
en
arts
plastiques ?
Kurumada :
2
(ndt:
notes
sur
5)
il
me
semble
(rires).
Je
manquais
beaucoup
de
cours
au
lycée
(rires).
Otoko
Ippiki
Gaki
Daishô
de
Hiroshi
Motomiya
Q)
Ah
bon ?
Et
que
faisiez-vous
pendant
ce
temps ?
Kurumada :
Je
jouais
au
mah-jong
dans
des
établissements
prévus
pour
(rires).
Un
mauvais
garçon...
Et
c'est
à
cette
époque
que
"Otoko
Ippiki
Gaki
Daishō"
a
connu
un
immense
boom
dans
le
Jump.
Cela
peut
sembler
rude
de
ma
part
de
dire
ça,
mais
il
n'y
avait
guère
de
gens
doués
dans
le
Jump
à
cette
époque
(rires).
Comme
j'en
ai
parlé
avant,
ça
donnait
plutôt
l'impression
d'être
un
regroupement
de
dessinateurs
amateurs.
Puisque
c'était
ainsi,
je
me
suis
dit
que
j'avais
peut-être
moi
aussi
des
chances
d'y
figurer,
et
j'ai
alors
pris
un
crayon
et
dessiné
mes
premières
planches.
Il
y
avait
à
cette
époque
le
"prix
Young
Jump",
qui
était
en
quelques
sortes
l'aïeul
du
prix
mensuel
"Hop
Step
Jump"
que
l'on
a
aujourd'hui.
J'y
ai
envoyé
mes
planches
et
c'est
ainsi
que
tout
a
débuté.
-
Mettez
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vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
Q)
Vous
avez
gagné
avec
le
premier
manga
envoyé ?
Kurumada :
Non,
pas
du
tout !
J'étais
pourtant
convaincu
que
j'allais
tout
de
suite
commencer
à
être
publié
(rires).
Et
comme
il
n'y
avait
aucun
signe
de
leur
part,
je
me
suis
rendu
en
personne
chez
eux.
Je
leur
avais
envoyé
un
manga
excellent,
alors
que
se
passait-il
(rires) ?
Au
moment
où
j'y
suis
allé,
"Samurai
Giants"
du
maître
Koo
Inoue
avait
depuis
peu
débuté
sa
publication,
et
celui-ci
était
si
occupé
qu'il
cherchait
de
l'aide
pour
le
dessins.
Il
se
trouve
donc
que
la
personne
que
j'ai
alors
rencontré,
Sumire-san,
était
le
tantō
de
"Samurai
Giants",
et
ce
fut
ainsi
une
rencontre
qui
changea
mon
destin.
Sumire-san
est
de
nos
jours
le
chef
du
département
d'édition.
Il
m'a
proposé
d'aider
au
travail
sur"
Samurai
Giants"
et
j'ai
donc
accepté.
Il
s'est
adressé
à
nous
dans
le
style
Kurumada,
noble
et
plein
de
puissance.
(image
et
légende
présentes
sur
les
pages
d'origine)
Q)
C'était
après
que
vous
ayez
terminé
le
lycée ?
Kurumada :
C'était
en
novembre
ou
décembre
de
ma
dernière
année
de
lycée.
Mes
amis
étaient
quant
à
eux
occupés
à
passer
des
tests
ou
entretiens
pour
de
futurs
emplois.
J'étais
moi-même
en
quelque
sorte
en
train
de
passer
mes
tests
d'embauche
à
la
Shūeisha
(rires).
J'ai
donc
aidé
sur
ce
manga,
et
l'on
m'a
proposé
de
devenir
assistant,
position
que
j'ai
ensuite
occupé
pendant
2
ans
et
demi.
Q)
Vos
parents
ont-ils
été
d'accords
avec
ça ?
Kurumada :
Ils
ne
pouvaient
absolument
pas
comprendre
s'ils
devaient
approuver
cela
ou
s'y
opposer.
Ils
ne
connaissaient
pas
les
mangas.
Q)
Ca
a
donc
été
du
genre
« Fais
comme
bon
te
semble,
et
tant
mieux
si
ça
te
permet
de
manger » ?
Kurumada :
Oui,
ils
n'ont
pas
tenté
de
m'arrêter.
Ils
ont
du
se
dire
qu'il
serait
bien
que
j'essaie
de
faire
ce
que
je
voulais,
car
je
n'avais
après
tout
que
17/18
ans.
Ring
ni
Kakero
volume
10.
Takeshi
Kawai
est
pris
dans
la
technique
d'hypnose
de
Miss
Channel
(en
réalité
c'est
un
homme)
de
l'équipe
Junior
d'Amérique.
(image
et
légende
présentes
sur
les
pages
d'origine)
Q)
A-t-il
été
question
de
poursuivre
le
business
familial ?
Kurumada :
Non,
notre
famille
n'était
pas
du
genre
de
celles
qui
possèdent
un
business
familial
ou
une
profession
poursuivie
de
génération
en
génération,
il
n'y
avait
donc
rien
à
transmettre
(rires).
Mon
père
travaillait
dans
la
charpente
et
ma
mère
était
chez
un
poissonnier.
C'était
donc
à
moi
de
voir
ce
que
j'avais
envie
de
faire.
-
Mettez
un
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vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
Q)
Tout
en
travaillant
comme
assistant.
Kurumada :
Oui.
Ca
me
prenait
beaucoup
de
temps
à
l'époque.
4
ou
5
jours
par
semaine.
Aujourd'hui
ça
prend
2
jours
car
j'ai
de
nombreuses
personnes
dans
mon
staff.
Q)
Combien
de
personnes
environ ?
Kurumada :
En
ce
moment
j'ai
6
assistants
et
une
personne
qui
aide.
Ces
derniers
temps,
il
y
a
toujours
beaucoup
de
jeunes
femmes
qui
répondent
à
mes
annonces
d'emploi.
Et
ces
jeunes
femmes
sont
douées.
Ce
sont
souvent
à
la
base
des
fans
de
mes
mangas.
Elles
on
donc
un
trait
qui
ressemble
au
mien.
Q)
Il
n'y
a
pas
d'hommes
qui
viennent
tenter
leur
chance ?
Kurumada :
Il
y
en
a
mais
ils
ne
sont
pas
doués
du
tout
(rires).
Q)
Et
qu'en
est-il
des
choses
telles
que
la
force
des
traits
en
ce
qui
concerne
les
femmes ?
Kurumada :
Ah,
de
ce
côté
là
il
est
vrai
que
la
pression
mise
dans
leurs
traits
est
un
peu
faible.
Otokozaka,
une
histoire
rude
montrant
des
volontés
masculines.
Malheureusement,
cette
série
demeure
sans
fin,
mais
comme
le
maître
Kurumada
souhaite
un
jour
dessiner
une
suite,
il
se
pourrait
que
le
jour
où
vous
reverrez
Jingi,
le
personnage
principal,
ne
soit
pas
si
éloigné
que
ça.
3
volumes
au
total.
(image
et
légende
présentes
sur
les
pages
d'origine)
Q)
Autrefois
vous
appeliez
vos
assistants
la
"shinwakai" ?
Kurumada :
Oui.
C'était
pour
garder
une
atmosphère
festive,
une
ambiance
amateur
évoquant
la
vigueur
de
notre
jeunesse.
-
Mettez
un
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vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
Q)
Vous
appeliez
donc
votre
groupe
d'assistants
par
ce
nom
plutôt
que
de
parler
de
"production" ?
Kurumada :
Oui
(rire).
Mais
j'ai
arrêté
à
l'époque
d'Otokozaka.
A
cette
époque
il
y
avait
le
régiment
je-ne-sais-plus-trop-quoi,
et
je
me
suis
dit
que
la
"shinwakai"
de
Kurumada
donnait
un
air
de
Yakuza
(rires)
Q)
Je
vois.
Kurumada :
Nous
étions
jeunes
à
l'époque,
et
ça
ne
ressemblait
donc
pas
à
l'équipe
normale
d'un
mangaka.
Ca
s'était
déchaîné
dans
l'émission
"Zoom
In !
Asa!".
-
Mettez
un
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vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
Q)
Vous
vous
étiez
déchaîné ?
Kurumada :
Moi
non,
mais
mes
assistants
oui
(rires).
A
cette
époque
il
y
avait
aussi
eu
une
histoire
d'anime
qui
n'a
abouti
à
rien
(rires).
Q)
Ring
ni
Kakero ?
Kurumada :
Oui.
C'est
parce
j'étais
trop
jeune
à
l'époque,
je
devais
avoir
dans
les
24
ou
25
ans.
Q)
Le
"shinwa"
dans
"shinwakai"
provient
des
roues
des
voitures ?
Kurumada :
Oui.
Afin
de
parodier
"Kurumada",
j'ai
pris
"roues".
À
la
base,
"shinwakai"
est
tiré
du
film
"Jingi
naki
tatakai",
qui
montre
l'Akashi-gumi
(明石組)
contre
la
Shinwakai
(親和会).
Sinon
je
vais
vous
parler
de
la
vie
courante,
mais
à
cette
époque,
la
rémunération
en
tant
qu'assistant
pour
une
séance
était
assez
mauvaise,
en
général
autour
des
5000
yens,
ce
qui
finissait
donc
par
faire
dans
les
20000
yens
par
semaine.
Comme
mon
loyer
était
de
8000
yens,
il
ne
me
restait
pas
grand
chose
pour
manger.
Vu
que
je
n'avais
pas
le
choix,
je
faisais
donc
à
côté
un
travail
à
mi-temps
dans
le
ménage
de
buildings.
Je
dessinais
mes
propres
mangas
dans
le
temps
libre
qu'il
me
restait.
Et
j'ai
ensuite
fait
mes
débuts
à
20
ans
avec
"Sukeban
Arashi".
En
réalité,
à
la
base
ce
n'était
pas
du
tout
une
histoire
de
sukeban.
Comme
je
voulais
faire
quelque
chose
de
semblable
à
"Otoko
Ippiki
Gaki
Daishō",
j'avais
pris
un
protagoniste
masculin,
mais
il
restait
à
vendre
ce
projet
auprès
du
tantō
du
département
d'édition.
Avec
un
protagoniste
masculin,
je
n'aurais
pu
aboutir
que
sur
une
histoire
vue
et
revue,
alors
qu'une
femme
offrait
quelque
chose
d'autre,
avec
en
prime
des
bonus
comme
montrer
sa
culotte.
Je
n'avais
pas
trop
envie
de
faire
de
"panty
shots",
mais
j'ai
malgré
tout
pris
une
héroïne
afin
de
pouvoir
avoir
une
chance
de
monter
sur
scène.
Notes
de
traduction
-
神輪会
shinwakai,
nom
inventé
par
Kurumada,
littéralement
dieu
+
roue
+
assemblée.
Le
nom
de
Kurumada
(車田)
de
son
côté
est
littéralement
voiture
+
rizière.
La
Shinwakai
homonyme
du
film
dont
parle
Kurumada
est
親和会,
littéralement
parent
+
japon/harmonie
+
assemblée.
-
Kurumada
parle
d'un
loyer
à
8000
yens
qui
le
laisse
sans
le
sou,
mais
il
semblerait
plus
probable
que
ce
soit
une
erreur
d'impression
et
qu'il
s'agisse
plutôt
de
80000
yens,
ce
qui
serait
plus
plausible
pour
un
loyer
sur
Tokyo
à
l'époque.
-
Sukeban:
filles
chefs
de
bandes
de
délinquants.
-
Panty
shot:
montrer
des
petites
culottes.
-
Mettez
un
lien
vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
Q)
Vous
êtes
réticent
à
en
mettre
dans
vos
mangas,
mais
est-ce
que
vous
aimez
en
voir
en
réalité ?
Kurumada :
Oui,
j'aime
voir
ça
en
vrai !
(rires).
J'en
ai
les
yeux
qui
changent
de
couleur
(rires).
Mais
ça
ne
me
plait
pas
trop
de
mettre
ça
dans
un
manga.
Q)
Ce
que
vous
voulez
dessiner
dans
vos
mangas
est
un
sorte
de
monde
réserve
aux
hommes
rudes
et
puissants...
Quelque
chose
qui
montre
comment
vivre
en
tant
qu'hommes ?
Kurumada :
Je
veux
dessiner
des
mangas
qui
remplissent
les
jeunes
garçons
d'excitation.
Je
ne
veux
pas
dessiner
des
petites
culottes
ou
des
filles
nues
qui
laissent
ces
jeunes
garçons
ahuris.
Je
préfère
faire
quelque
chose
de
stimulant.
Q)
Quelque
chose
qui
remplit
d'énergie
une
fois
qu'on
a
fini
de
lire.
Kurumada :
Oui,
voilà.
Mais
je
ne
sais
pas
par
où
rentre
l'énergie
(rires).
Ah,
j'adore
cette
personne.
(Montre
la
page
du
June
33
comportant
l'article
"A
la
recherche
de
John
Lone").
Q)
John
Lone ?
Kurumada :
Oui.
J'ai
vu
"L'année
du
Dragon".
Q)
Il
est
du
genre
auto-destructeur
dedans.
Kurumada :
Je
pense
que
le
film
aurait
été
plus
intéressant
si
ils
avaient
accordé
plus
de
scènes
à
John
Lone.
Q)
Ce
film
se
place
plutôt
du
point
de
vue
du
personnage
de
Mickey
Rourke.
Kurumada :
Se
focaliser
sur
Mickey
Rourke,
qui
renvoie
cette
image
de
mari
contemporain
américain,
a
conduit
à
une
histoire
donne
l'impression
de
s'épandre
un
peu
partout.
Je
pense
que
ça
aurait
été
plus
distrayant
si
ils
avaient
fait
plus
de
scènes
mettant
John
Lone
en
valeur.
Les
musiques
qu'il
écoute
en
travaillant,
les
âges
des
Saints,
la
beauté
des
combats...
il
y
a
encore
de
nombreuses
choses
intéressantes
à
raconter,
mais
la
suite
sera
dans
le
numéro
de
Juillet !
-
Mettez
un
lien
vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
Masami
Kurumada
(image
présente
sur
la
pages
d'origine)
Son
véritable
nom
est
le
même.
Né
le
6
décembre
de
la
28ème
année
de
l'ère
Shōwa.
Signe
du
Sagittaire.
Né
à
Tokyo,
Tsukishima.
Groupe
A.
Il
admire
"Otoko
Ippiki
Gaki
Daishō",
et
est
entré
pour
cette
raison
dans
le
Shōnen
Jump.
« c'est
un
peu
comme
lorsque
quelqu'un
veut
entrer
dans
les
Giants
parce
qu'il
admire
Nagashima
ou
Ou ».
Il
a
alors
travaillé
en
tant
qu'assistant
de
Koo
Inoue
avant
de
faire
ses
débuts
en
Shōwa
49
avec
"Sukeban
Arashi".
Son
manga
"Ring
ni
Kakero",
manga
de
boxe
unique
dans
lequel
on
pouvait
entendre
des
noms
de
techniques
telles
que
« Galactica
Magnum »,
« Rolling
Thunder
Special »
ou
bien
« Devil
Propose »,
fut
un
immense
hit.
Il
a
ensuite
publié
"Fūma
no
Kojirō",
"Otokozaka"
et
"Raimei
no
Zaji".
Son
dernier
manga,
Saint
Seiya,
est
en
cours
de
publication.
Il
utilise
pour
ses
dessins
du
papier
sakura.
Son
crayon
est
un
Cabra
Pen
de
Zebra.
Il
lit
des
romans
historiques
d'auteurs
tels
que
Ryūtarō
Shiba
ou
Eiji
Yoshikawa.
Il
aime
les
films
du
genre
de
"Jingi
naki
tatakai"
(Combat
sans
code
d'honneur)
ou
"Le
Parrain".
« J'aime
bien
le
sentiment
qui
se
dégage
de
Al
Pacino
ou
de
Robert
De
Niro ».
Il
s'entend
bien
avec
le
mangaka
Norihiro
Takajima,
auteur
de
"Astro
Kyuudan".
Lorsqu'il
arrive
à
trouver
un
moment
en
dehors
du
travail,
il
aime
conduire,
boire
du
saké
et
faire
du
karaoke.
« Autrefois
j'allais
souvent
dans
les
bars
à
okamas
(ndt:
hommes
travestis).
Mais
je
n'y
vais
cependant
plus
depuis
que
le
SIDA
est
devenu
courant.
Je
ne
penche
pas
du
tout
vers
ce
bord
là,
mais
je
trouve
que
ce
sont
des
endroits
intéressants.
On
me
donne
par
exemple
du
"oooh
lala,
sensei
❤" »
(rires).
Des
choses
collectionnées ?
« ...
non.
Je
devrais
peut-être
collectionner
des
chaînes
ou
un
truc
du
genre.
Ca
vaudrait
le
coup
d'être
raconté,
non ?
(rires) »
Des
enfants ?
Une
fille
d'un
an
et
demi,
et
une
qui
est
née
il
y
a
environ
un
mois.
Elle
ne
peut
pas
encore
lire
le
moindre
manga,
mais
elle
regarde
chaque
semaine
l'anime
de
Saint
Seiya
et
se
met
à
danser
quand
ça
commence »
(rires).
Fin
de
traduction