Interviews/Andromeda Box/Ryō Horikawa

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Ryō Horikawa (années 2010)


  • Interview de Ryō Horikawa, seiyuu de Shun. Publié dans l'Andromeda Box.


  • Traduction jp->fr par Archange.


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Traduction

Il a fait en sorte d'insuffler une touche de féminité dans Shun afin de le jouer tel un androgyne. (ndt: image présente sur la page d'origine)

1) Le rôle de Shun a été décidé via une audition ?

Horikawa : En effet, tout a commencé par une audition qui remonte maintenant à un peu plus de 10 ans (rires). J'avais aussi passé les auditions pour les 4 autres Bronze Saints. Je ne sais plus si ça avait d'abord été celle pour Seiya ou pour Shun, mais la première fois que j'ai découvert les dessins, j'ai trouvé que les personnages faisaient très jeunes, et j'ai alors choisi de jouer un personnage un peu enfantin. Et c'est ainsi que je me suis vu attribuer le rôle de Shun. Mais je n'aurais jamais imaginé que ce serait un personnage qui resterait populaire une décennie après. J'ai vraiment été chanceux d'avoir été choisi pour ce rôle.


2) Avez-vous immédiatement réussi à saisir le rôle de Shun ?

Horikawa : Plus que le saisir, on peut dire que je l'ai fabriqué moi-même vu que je suis parti d'une situation zéro (rires). « J'ai gagné ! C'est moi qui l'ai fait ! » (rires). Jusque là j'avais surtout interprété de jeunes garçons pétillants et pleins d'énergie. Le genre franc et impulsif avec un très fort désir de justice et qui déteste le mal. C'était en revanche la première fois que j'avais affaire à un personnage efféminé. Et comme il comportait plusieurs éléments androgynes, je me suis dit que j'allais essayer de le jouer dans cet ordre d'idée. Comme Seiya a un caractère fonceur typique des héros, je me suis demandé ce que ça donnerait si je donnais une certaine sensibilité féminine à Shun, et c'est ainsi qu'il a fini par devenir le personnage qu'il est. Shun est le plus doux et le plus gentil des 5, qui pense trop aux sentiments des autres, au point de se refréner de se plaindre.


Et je pense qu'une bonne manière de décrire sa personnalité serait de le présenter comme étant celui qui va faire un pas en arrière et dire « je comprends ce que tu cherches à dire, alors ne serait-il pas possible d'éviter ce combat ? ».


Shun en position de combat avec sa chaîne nébulaire, l'élément très particulier de sa Cloth. (ndt: image présente sur la page d'origine)

3) Et vous êtes malgré tout parvenu à jouer ce personnage d'un type si différent de ceux auxquels vous étiez jusqu'alors habitués, n'est-ce pas.

Horikawa : En effet. Shun était mon premier personnage de ce type. Et c'est pourquoi Saint Seiya est pour moi une oeuvre qui a fait ma carrière. Le premier personnage grâce auquel je suis devenu capable de jouer un rôle complètement différent de ce à quoi j'étais habitué fut Shun d'Andromède. Mais j'ai par contre ensuite continué à recevoir des rôles des personnages fragiles.
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4) Comment était la relation avec Ikki ?

Horikawa : Ça faisait déjà longtemps que le fréquentais Hideyuki Hori sur le plan personnel, et jouer ensemble était donc très aisé. C'est toujours le cas de nos jours, mais vu toutes les années qui se sont écoulées, je pensais que tout le monde aurait changé, mais en fait pas du tout... Nous sommes revenus en un instant au même point que dans le passé. C'est quelque chose de fantastique, de magique. Même si nous ne nous en étions pas rendu compte, ce que nous avions bâti ensemble était toujours intact en nous depuis tout ce temps. Et c'est pourquoi nous sommes immédiatement revenus à notre passé en se retrouvant après plus de 10 ans, un peu comme lorsque d'anciens camarades de classe se réunissent. C'est pour cette raison que j'ai pu jouer le Hades Jūnikyū-hen sans ressentir le moindre malaise.


Il était à titre personnel déjà ami de longue date avec Hideyuki Hori, qui jouait Ikki, et les interactions Shun-Ikki furent très plaisantes à jouer pour eux. (ndt: image présente sur la page d'origine)

5) Quel genre d'ambiance régnait dans le studio d'enregistrement à l'époque ?

Horikawa : Une ambiance très complice. C'était vraiment facile d'y jouer. Mais c'est peut-être aussi parce que je suis à la base du genre décontracté (rires). Même s'il y avait beaucoup de vétérans, je ne me sentais pas nerveux. Mais vu l'âge que j'ai maintenant, je trouve désormais beaucoup de gens plus jeunes que moi quand je me rends en studio ou où que ce soit ailleurs.


6) Vous êtes actif dans d'autres milieux ces derniers temps, comme dans le domaine des films "direct-to-video". Est-ce que votre expérience acquise sur Saint Seiya vous ressert dans ce contexte ?

Horikawa : Je pense qu'il y a une synergie entre les deux. J'ai longtemps travaillé en tant qu'acteur de théâtre jusqu'à mes débuts en tant que seiyuu dans "Wingman". Le métier de seiyuu n'est-il pas d'être un intermédiaire se limitant à sa voix ? Avoir une vidéo à l'écran aide, mais ne jouer qu'en tant que voix reste cependant ardu. Le métier de seiyuu permet de se rendre compte de la valeur des répliques, et d'insuffler ce sentiment dans le jeu d'acteur live. Et ainsi, notre manière de jouer devient différente. Je pense donc qu'il est bon de toucher aussi bien au métier d'acteur qu'a celui de seiyuu. En fait, je pense qu'il n'y a pas de métier inutile dans un studio de production artistique. Toucher à un autre domaine et revenir vers sa spécialité de base permet de rapporter quelque chose en plus en soi-même. Et la somme de tout ce que l'on a acquis nous permet de devenir plus grands.


Il a été très ému de voir vers la fin à quel point Shun avait muri. (ndt: image présente sur la page d'origine)

7) Je pense que les fans qui se sont enthousiasmés autrefois pour cette oeuvre sont eux aussi nombreux, mais quel est le message que vous souhaiteriez transmettre en particulier à ceux qui ont acheté ce DVD ?

Horikawa : Ce sera un grand honneur pour nous si vous appréciez une nouvelle fois ces épisodes tout en criant « Kyaaah ! Shuuun ! » comme lors des live de l'époque.


Merci beaucoup.

(propos recueillis en 2003)


Fin de traduction