Interviews/Andromeda Box/Masayoshi Kawata

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Masayoshi Kawata (années 2000).


  • Interview de Masayoshi Kawata, producteur de TV Asahi ayant travaillé sur la série Saint Seiya de 1986. Publié dans l'Andromeda Box.


  • Traduction jp->fr par Archange.


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Traduction

D'un point de vue dramatique, il fallait veiller à la quantité de blessures que Seiya devait recevoir et quand il allait gagner. (ndt: image présente sur la page d'origine)

Né le 4 janvier 1947. Il a été impliqué dans de nombreuses oeuvres en tant que producteur telles que le "Doyō Wide Gekijō" et le "Getsuyō Wide Gekijō". Il a été en charge d'anime tels que "Saint Seiya", "Akuma-kun" ou "Tekken Chinmi". De nos jours, il s'occupe essentiellement de dramas historiques tels que "Abarebō Shōgun" ou "Hacchōbori no Shichinin".


« La phrase "Brûler le Cosmos" décrit particuliérement bien la production de cette oeuvre. »

1) Pourriez-vous nous dire de quelle manière vous avez commencé à être impliqué avec cette oeuvre ?

Kawata : Jusque là j'avais essentiellement été chargé de dramas live tels que "Doyô Wide Gekijō" ("Grand théâtre du Samedi"), et je me suis donc retrouvé au contact de Saint Seiya lorsque j'ai hérité des travaux de Morihiro Katō, mon prédécesseur. J'avais certes été assistant producteur sur l'anime "Ginga Nagareboshi Gin", mais Saint Seiya demeure cependant la première oeuvre animée sur laquelle j'ai contribué de manière substantielle.
Les moments de pause entre les combats ont donné une saveur spéciale à l'anime grâce au talent des seiyuus. (ndt: image présente sur la page d'origine)


2) C'était donc la première fois que vous vous occupiez d'un anime. Comment les choses se sont-elles passées ?

Kawata : Lorsque l'on conçoit un drama, les bases restent les mêmes qu'il s'agisse d'un anime ou d'une production avec de véritables acteurs. Mais les animes offrent en revanche un plus grand degré de liberté en permettant de créer des situations difficiles à montrer dans une oeuvre live. Et une chose qui m'a fait beaucoup plaisir en ayant affaire à un anime est que les fans font directement part de leurs impressions sur l'oeuvre. Dans le cas de productions live, les lettres de fans ont tendance à être à propos des acteurs, et n'abordent qu'assez rarement le contenu même de l'oeuvre, contrairement aux lettres reçues lorsqu'il s'agit d'un anime. Et cela m'a donc fait ressentir une grande satisfaction de faire ce travail.


Sinon, en sortant d'une réunion avec Oizumi-san de la Toei Dōga (aujourd'hui Toei Animation), j'ai regardé leur bâtiment et me suis senti ému en voyant autant de lumières visibles au travers de leurs fenêtres, preuve que même aussi tard le soir leur staff était en train de travailler d'arrache-pied sur leurs productions. Evidemment, je savais bien que de nombreuses personnes étaient nécessaires pour produire un anime, mais ce n'étaient alors que des mots pour moi, et voir concrètement, de mes propres yeux, que tous ces gens étaient en train de produire ensemble ces animes était une chose très différente.


Kawata apprécie beaucoup la manière si particulière dont les scènes de combats ont été rendues. (ndt: image présente sur la page d'origine)


3) Au début, le manga n'avait guère d'avance et il n'y avait donc que peu de matériau disponible sur lequel travailler. Cela a probablement été difficile. Comment avez-vous contourné ce problème ?

Kawata : Le manga est centré sur le combat, mais comme l'anime était diffusé dans le créneau horaire touchant la tranche familiale des téléspectateurs, nous avons exploré des pistes qui n'existaient pas dans le manga. Sinon, de nombreux personnages étaient présents dans cette oeuvre, mais nous avons fait en sorte de bien faire ressortir Seiya comme personnage au centre de l'histoire. Il est vrai que lorsque le manga était encore proche de ses débuts, nous nous sommes parfois égarés dans certains rajouts, mais j'étais cependant heureux lorsque tel ou tel rajout recevait une appréciation positive de la part des fans. L'expérience que j'ai acquis à cette occasion me sert encore beaucoup dans les dramas que je crée aujourd'hui.
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L'épisode mettant en scène Shiryū contre Ankoku Dragon l'a beaucoup marqué. (ndt: image présente sur la page d'origine)

4)Est-ce que c'est également vous qui vous chargiez des titres ?

Kawata : Pas seulement moi. Tous les producteurs se torturaient les méninges pour trouver le titre de chaque épisode. Lorsqu'ils étaient publiés ensuite en preview dans Lateran (ndt: magazine de programmes TV et radio), nous ne faisions pas que publier l'accroche de l'épisode, nous voulions aussi faire en sorte de publier les noms des seiyuus prévus. Récemment, je suis tombé sur un site de fan qui comportait une liste avec les titres de tous les épisodes. Relire ces titres m'a rappelé beaucoup de souvenirs de l'époque. En tant que personne impliquée sur cette oeuvre, je suis très heureux de voir qu'elle perdure plus d'une décennie après sa diffusion.


5) Quel souvenir marquant gardez-vous de cette époque ?

Kawata : Cette oeuvre prend pour base la mythologie grecque, et comme j'avais pris l'histoire grecque comme spécialité à l'université, je me suis tout de suite senti en terrain connu. Qui plus est, le bâtiment de TV Asahi de l'époque se trouvait juste à côté de l'ambassade de Grèce, et Masami Kurumada nous avait donc demandé d'aller faire vérifier pour lui le message en grec d'Aiolos.


L'oeuvre a eu des films, elle a reçu des récompenses aux "Nihon Anime Shō" (prix de l'animation japonaise), les produits dérivés furent un énorme hit, nous avons fait des voyages en compagnie du staff et des seiyuus... Mes souvenirs concernant Saint Seiya sont sans fin. Cette production fut un grand triomphe pour le staff principal, à commencer par le producteur Yoshifumi Hatano, puis le compositeur de série Takao Koyama, le réalisateur en chef Kōzō Morishita, le directeur d'animation en chef Shingo Araki, le directeur artistique en chef Tadao Kubota et le compositeur Seiji Yokoyama. Et je pense aussi qu'un excellent cast de seiyuus a été réuni, à commencer par Tōru Furuya. Je suis encore capable aujourd'hui de fredonner les musiques de Saint Seiya (rires). La phrase de l'anime "Brûler son Cosmos" s'est aussi appliquée à nous durant la production des épisodes. Et je veux continuer à me charger d'oeuvres qui embrasent le Cosmos dans ma poitrine.


(2003 - TV Asahi Kamiya-chō center)


Fin de traduction