-
Traduction
du
japonais
vers
le
français
par
Archange.
-
Mettez
un
lien
vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
 |
-
Les
articles
de
ce
site
ont
nécessité
de
nombreuses
heures
de
rédaction.
Merci
de
ne
pas
en
recopier
des
parties
sans
autorisation.
-
Many
hours
were
spent
on
these
articles.
Please
don't
copy
part
or
make
translations
of
them
without
permission.
|
Traduction
De
l'expérience
acquise
sur
Saint
Seiya
Omega
au
poste
de
Series
Director
Q)
Saint
Seiya
est
une
série
qui
jouit
d'une
longue
popularité,
et
la
nouvelle
série
animée
"Saint
Seiya
-
Soul
of
Gold"
est
actuellement
en
cours
de
diffusion.
Jusque
là,
nous
avons
pu
voir
les
protagonistes,
les
Gold
Saints,
apparaître
les
uns
après
les
autres.
Que
va-t-il
ensuite
se
passer
dans
la
seconde
moitié ?
Furuta :
A
partir
de
maintenant
nous
allons
nous
investir
pleinement
dans
les
combats,
et
ça
va
également
devenir
de
plus
en
plus
difficile
pour
nous
en
studio
(rires).
Dans
la
première
moitié,
j'en
ai
plutôt
profité
pour
me
concentrer
sur
quelque
chose
que
l'on
avait
jamais
vu
,
comme
la
vie
au
quotidien
des
Gold
Saints.
Mais
maintenant
qu'ils
ont
pénétré
dans
Yggdrasil,
cela
va
devenir
un
"arc
de
combat"
à
part
entière.
Q)
Est-ce
que
progresser
en
détruisant
des
barrières
ou
des
portes
les
unes
après
les
autres
est
le
destin
de
Saint
Seiya ?
Furuta :
Oui,
en
effet.
Comme
la
série
actuelle
fait
13
épisodes,
il
faut
avancer
en
songeant
au
nombre
de
personnages
à
abattre
par
épisode,
et
plus
ça
va,
plus
la
densité
de
vaincus
par
épisode
va
être
élevée
(rires).
Q)
Il
est
important
de
montrer
chaque
Gold
Saint
avoir
son
moment
de
gloire.
Furuta :
Cette
fois-ci,
le
but
principal
est
de
montrer
à
quel
point
les
12
Gold
Saints
sont
classes.
Mais
il
est
en
revanche
ennuyeux
que
du
côté
ennemi
les
God
Warriors
paraissent
être
des
bons
à
rien.
Et
puis
il
y
a
aussi
Lyfia
en
tant
qu'héroine,
et
je
me
fais
ainsi
du
soucis
en
me
demandant
s'il
est
vraiment
nécessaire
de
faire
intervenir
tout
le
monde.
-
Mettez
un
lien
vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
Q)
Bravo
à
vous
pour
vous
démener
à
faire
ressortir
les
traits
de
chaque
personnage
parmi
un
aussi
grand
groupe.
De
quelle
manière
en
êtes-vous
arrivé
à
être
Series
Director
sur
cette
série ?
Furuta :
J'avais
fait
le
storyboard
de
l'épisode
12
de
Saint
Seiya
Omega
lorsque
le
studio
Bridge,
qui
est
par
ailleurs
associé
de
production
sur
Soul
of
Gold,
avait
reçu
une
commande
de
"Gross
Production"
(terme
utilisé
lorsqu'une
commande
concernant
un
épisode
complet).
On
s'est
apparemment
souvenu
de
mon
travail
et
l'on
m'a
donc
appelé
vers
la
fin
mars
de
l'an
dernier,
juste
après
la
fin
de
la
diffusion
de
Saint
Seiya
Omega.
Alors
que
je
me
rendais
au
premier
meeting,
on
m'a
dit
« Réfléchis
à
ce
que
tu
veux
faire,
et
soumets
une
proposition
d'ici
la
semaine
prochaine ».
Je
ne
m'attendais
pas
à
ce
que
ça
démarre
sur
un
rythme
aussi
déraisonnable
(rires).
Mais
"Mangaka-san
to
Assistant-san
to",
que
j'étais
à
ce
moment-là
en
train
de
superviser
en
tant
que
réalisateur
était
un
véritable
champ
de
bataille,
et
ce
fut
donc
très
difficile.
Quelle
impression
avez-vous
gardé
des
épisodes
sur
lesquels
vous
avez
personnellement
travaillé
dans
la
série
longue
"Saint
Seiya
Omega" ?
Furuta :
J'ai
travaillé
sur
divers
épisodes,
mais
j'ai
eu
en
particulier
des
soucis
sur
l'épisode
où
les
Bronze
Saints,
anciens
et
nouveaux,
ainsi
que
les
Gold
Saint,
se
réunissent
auprès
d'
Athéna
et
pénètrent
dans
le
château
de
Pallas
(épisode
64:
"En
avant,
Saints !
La
périlleuse
route
vers
Pallas
Belda !").
J'ai
demandé
au
réalisateur
en
chef
Tatsuya
Nagamine
« De
quelle
manière
devrais-je
montrer
les
anciens
Bronze
Saints ? »,
et
j'ai
aussi
cherché
toutes
sortes
de
moyens
afin
de
faire
bien
ressentir
la
relation
père-fils
entre
Shiryū
et
Ryūhō.
-
Mettez
un
lien
vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
Je
veux
montrer
le
côté
chevaleresque
des
Gold
Saints
Q)
Pourriez-vous
nous
parler
de
votre
visionnage
du
Saint
Seiya
des
années
80
à
l'époque ?
Furuta :
J'étais
en
maternelle
lorsque
la
série
a
débuté
à
la
TV,
et
je
devais
être
en
seconde
ou
troisième
année
d'école
primaire
lorsque
la
diffusion
a
cessé.
Je
suis
donc
un
peu
plus
jeune
que
la
génération
qui
a
été
celle
du
boom
Saint
Seiya,
mais
j'avais
tout
de
même
acheté
et
lu
les
mangas,
et
je
me
rappelle
bien
de
la
partie
finale
contre
Poséidon.
Après,
je
savais
globalement
que
Shun
devenait
Hadès,
mais
sans
trop
savoir
les
détails.
Comme
je
me
suis
retrouvé
cette
fois-ci
en
directeur
de
cette
série,
j'ai
fait
en
sorte
de
revoir
la
partie
Hadès.
Q)
J'ai
l'impression
que
le
fait
de
devoir
jongler
avec
plusieurs
personnages
dans
l'épisode
64
de
Saint
Seiya
Omega
vous
est
utile
dans
la
série
actuelle.
Furuta :
C'est
vraiment
très
ardu
cette
fois.
L'opening
montre
les
12
Gold
Saints
prendre
leurs
poses,
mais
au
fur
et
à
mesure
des
épisodes,
je
me
suis
retrouvé
embêté
car
je
n'avais
plus
d'autres
idées
quant
aux
poses
à
leurs
donner.
Les
gens
en
charge
des
plans-clé
m'ont
fait
part
de
leurs
idées,
et
nous
avons
donc
pu
continuer
ainsi.
Q)
Cette
fois-ci,
les
12
Gold
Saints
ont
enfin
leurs
God
Cloths.
Comment
avez-vous
abordé
ce
projet ?
Furuta :
On
m'a
d'abord
parlé
des
divers
développements
des
séries
Saint
Seiya
à
l'échelle
mondiale,
et
j'ai
donc
ressenti
une
lourde
responsabilité
peser
sur
mes
épaules.
Je
me
suis
bien
sûr
considérablement
interrogé
sur
la
manière
de
montrer
la
classe
de
ces
si
importants
personnages.
En
fin
de
compte,
on
peut
résumer
ça
à
« montrer
le
côté
chevaleresque
des
Gold
Saints ».
Et
c'est
aussi
pour
ça
qu'ils
sont
si
resplendissants
lorsqu'ils
portent
leurs
God
Cloths.
-
Mettez
un
lien
vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
Q)
C'est
en
effet
aussi
de
cette
manière
que
le
manga
du
maître
Masami
Kurumada
nous
les
montre.
Furuta :
Même
en
mettant
de
nombreuses
scènes
de
combat
et
en
montrant
de
gracieux
mouvements,
on
ne
peut
obtenir
l'impression
correcte.
Il
faut
plutôt
faire
en
sorte
que
les
hommes
confrontent
verbalement
leurs
volontés
au
cours
du
combat.
Et
celui
qui
a
la
volonté
la
plus
forte
finit
par
remporter
la
victoire.
C'est
de
cette
manière
que
j'interprète
le
"Monde
Kurumada".
Q)
Chacun
des
Gold
Saints
est
populaire,
et
on
sent
que
vous
avez
prodigué
une
affection
égale
à
chacun
d'entre
eux.
Furuta :
C'est
là
aussi
quelque
chose
de
difficile.
J'ai
eu
des
échos
comme
quoi
il
y
a
aussi
des
gens
qui
trouvent
que
« Le
cancer
est
beaucoup
trop
sympathique »,
mais
je
dirais
que
l'explication
montrée
à
l'écran
est
que
« se
rappeler
de
ce
qu'est
l'amour
en
ce
monde
l'a
un
petit
peu
fait
changer »
(rires).
Q)
Les
scènes
de
vie
courante
ont
effectivement
été
surprenantes,
dans
le
bon
sens
du
terme.
Furuta :
J'ai
participé
à
beaucoup
d'oeuvres
de
comédie
telles
que
"Keroro
Gunsou",
et
j'ai
moi-même
tendance
à
finir
par
insérer
des
scènes
comiques
quoi
qu'il
arrive.
Par
exemple,
la
scène
dans
laquelle
Dōko
boit
de
l'alcool
en
gardant
sa
Cloth
sur
lui
n'était
pas
précisément
décrite
ainsi
dans
le
scénario,
mais
j'ai
dit
« ce
serait
plus
sympa
de
lui
laisser
sa
Cloth »
(rires).
C'est
aussi
délibérément
que
je
montre
Aiolia
porter
sa
très
voyante
Cloth
Box
sur
le
dos
tout
en
cherchant
malgré
tout
à
se
déplacer
furtivement
en
ville.
A
l'époque
je
ne
trouvais
pas
ce
genre
de
choses
bizarres
car
j'étais
enfant,
mais
je
me
dis
maintenant
« se
pourrait-il
que
les
adultes
aient
regardé
ça
en
faisant
des
tsukkomi ? ».
Il
en
va
ainsi
dans
l'épisode
5
lorsque
Shura
affronte
le
faux
Shura,
c'est
pour
donner
envie
de
crier
« mais
tu
vas
encore
rester
discuter
en
l'air
pendant
longtemps ? »
(rires).
-
Note
de
traduction :
le
tsukkomi
est
une
forme
courante
dans
les
comédies
japonaises,
avec
en
général
une
personne
qui
fait
quelque
chose
de
stupide,
et
une
seconde
personne
qui
fait
office
de
"personne
sensée"
et
qui
pointe
verbalement
la
bêtise
de
l'autre
ou
le
frappe
lorsque
celui-ci
fait
quelque
chose
d'idiot.
Q)
Avoir
l'ennemi
qui
demeure
comme
figé
pendant
les
tirades
est
un
procédé
similaire
à
ce
que
l'on
voit
dans
les
jidaigeki,
n'est-ce
pas ?
Furuta :
En
effet.
Comme
l'a
dit
Toshimitsu
Takeuchi,
chargé
de
la
composition
du
scénario,
« songez-y
comme
à
du
kabuki
ou
comme
à
un
jidaigeki ».
Les
répliques
lancées
sont
elles
aussi
proches
des
jidaigeki,
il
y
a
de
fortes
similitudes.
-
Note
de
traduction :
les
jidaigeki
sont
les
drames
historiques
japonais,
souvent
placés
à
l'ère
des
samourais.
-
Mettez
un
lien
vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
Q)
Comme
les
Gold
Saints
possèdent
tous
une
incroyable
force
de
combat,
il
doit
être
difficile
de
réfléchir
à
la
manière
d'organiser
leurs
affrontements ?
Furuta :
Ils
sont
trop
forts
et
c'est
effectivement
un
problème
pour
moi.
Et
en
particulier
des
personnages
comme
Saga
ou
Shaka...
Trouver
de
quelle
manière
montrer
leur
force
est
un
grand
soucis.
Les
Gold
Saints,
qui
disposent
déjà
d'un
immense
potentiel,
se
retrouvent
en
plus
à
porter
des
God
Cloths.
Les
God
Warriors
peuvent-ils
faire
face
à
ça ?
Et
un
grand
boss
les
attend
à
la
fin...
Si
les
God
Warriors
ne
se
contentent
que
de
se
battre
tout
simplement,
ils
finissent
par
sembler
bien
trop
faibles.
De
quelle
manière
alors
utiliser
les
pauvres
God
Warriors
par
rapport
à
leurs
aînés
Gold
Saints ?
Cela
va
être
une
des
choses
à
ne
pas
manquer
dans
la
seconde
moitié.
Asgard,
la
mythologie
nordique
comme
décor
Q)
Au
niveau
temporel,
ceci
se
déroule
simultanément
au
chapitre
Hadès,
mais
le
décor
choisi
pour
l'histoire
est
celui
du
film
"L'ardent
combat
des
dieux",
ainsi
que
de
l'arc
Asgard
de
la
série
TV
(épisodes
74-99),
qui
a
utilisé
le
film
comme
base
pour
développer
ces
éléments.
Avoir
une
suite
d'une
partie
inédite
introduite
par
l'anime
fut
à
la
fois
une
joie
et
une
surprise.
Est-ce
quelque
chose
qui
était
fixé
depuis
le
début
du
projet ?
Furuta :
Non,
ce
fut
le
fruit
de
longues
réflexions.
Avec
un
temps
limité
à
13
épisodes,
il
serait
difficile
d'expliquer
correctement
des
personnages
et
éléments
totalement
nouveaux.
En
en
faisant
une
suite
du
chapitre
Asgard,
on
peut
raccourcir
les
explications
nécessaires
et
réutiliser
les
éléments
existants.
Je
pense
que
le
manga
d'origine
et
la
version
animée
forment
à
eux
deux
"Saint
Seiya",
et
j'ai
donc
voulu
faire
quelque
chose
qui
donne
le
sentiment
de
les
réunir.
J'ai
mis
environ
deux
mois
à
revoir
la
totalité
du
chapitre
Asgard
tout
en
travaillant
sur
d'autres
choses
à
côté.
Q)
Qu'en
avez-vous
pensé
en
revoyant
l'ancienne
série ?
Furuta :
J'ai
constaté
qu'il
avait
été
possible
d'y
insérer
de
nombreuses
choses
vu
que
c'était
un
chapitre
en
2
cour.
Les
backgrounds
des
personnages
y
étaient
par
exemple
expliqués
en
grand
détail.
Et
je
suis
évidemment
resté
admiratif
face
aux
splendides
dessins
de
Shingo
Araki
(Character
Design,
directeur
de
l'animation).
Soul
of
Gold
fait
attention
à
conserver
le
même
genre
de
sentiment
qu'avaient
les
dessins
de
Shingo
Araki,
que
ce
soit
au
niveau
des
poses
ou
du
mouvement
des
cheveux
au
vent.
Mais
quoi
que
l'on
fasse,
il
y
avait
une
beauté
comme
seul
Shingo
Araki
pouvait
la
dessiner.
C'était
vraiment
quelque
chose
de
spécial.
-
Note
de
traduction :
cour
désigne
un
lot
de
11-13
épisodes
dans
le
jargon
de
l'animation.
Q)
Hideyuki
Motohashi,
character
designer
de
"Soul
of
Gold",
est
issu
du
studio
"Araki
Pro".
Est-ce
pour
cette
raison
que
vous
l'avez
choisi ?
Furuta :
Bien
évidemment.
Mais
je
ne
lui
ai
demandé
que
le
character
design.
-
Mettez
un
lien
vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
Q)
Et
l'on
ressent
très
bien
le
sens
esthétique
qui
s'en
dégage.
Furuta :
En
fin
de
compte,
on
peut
dire
que
« Ce
genre
de
chose
est
le
Saint
Seiya
que
les
gens
veulent
voir ».
Et
c'est
aussi
avant
tout
ce
que
je
veux
voir.
Et
je
m'y
prends
avec
cette
série
en
tant
que
fan
qui
a
certaines
exigences
qui
doivent
être
au
minimum
remplies.
Q)
Le
tempo
et
d'autres
points
rappellent
avec
nostalgie
le
sentiment
des
animes
datant
de
l'époque
des
celluloids.
Furuta :
J'ai
en
fait
demandé
au
staff
chargé
du
montage
de
conserver
la
même
manière
de
faire
que
dans
l'ancienne
série
de
Saint
Seiya,
en
faisant
bien
attention
à
garder
des
pauses.
Les
animes
récents
essaient
de
remplir
au
maximum,
en
insérant
autant
de
choses
que
possible.
Mais
pour
cette
série,
il
est
important
de
prendre
suffisamment
de
pauses
afin
de
pouvoir
proprement
énoncer
les
répliques.
Les
scènes
de
combat
comportent
elles
aussi
beaucoup
de
pauses,
au
point
de
se
dire
« allez
vas-y,
profites-en
pour
le
frapper
maintenant ! ».
Je
fais
très
attention
à
conserver
cette
approche
afin
de
donner
un
"goût
Saint
Seiya".
Mais
une
fois
que
ce
sera
terminé,
il
faudra
que
je
fasse
un
stage
de
réhabilitation,
ou
je
n'arriverai
pas
à
me
réadapter
à
d'autres
animes
(rires).
Q)
"Saint
Seiya"
est
une
franchise
qui
perdure
continuellement.
Y
a-t-il
une
pluvalue
que
vous
avez
fait
en
sorte
d'ajouter
dans
Soul
of
Gold ?
Furuta :
Sans
aucun
doute,
de
faire
absolument
en
sorte
de
créer
des
liens
entre
les
personnages
qui
en
avaient
peu
parmi
ce
groupe.
Aldébaran
et
Dōko,
ou
bien
Aiolia
et
Mū
ne
donnaient
pas
trop
l'impression
de
se
parler,
et
j'ai
donc
fait
en
sorte
de
les
montrer
ensemble.
Et
je
veux
aussi
explorer
un
peu
ceux
qui
ont
des
liens
particuliers
liés
à
leurs
passés.
Que
ressent
Shura
vis-à-vis
d'Aiolos ?
Qu'est-ce
que
Aiolos
et
Saga
pensent
l'un
de
l'autre ?
Je
vais
faire
en
sorte
de
traiter
tous
ces
points
essentiels
qui
amènent
à
se
poser
des
questions.
Et
ça
me
fera
plaisir
si
les
gens
apprécient
certaines
découvertes
en
remarquant
par
exemple
« Aldébaran
s'est
tout
de
suite
grandement
inquiété
vis
à
vis
de
ce
qui
se
passait
à
Asgard. ».
-
Mettez
un
lien
vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
Q)
Avez-vous
réétudié
la
mythologie
nordique
qui
sert
de
base
à
l'histoire ?
Furuta :
J'ai
bien
entendu
fait
des
recherches,
mais
j'ai
vu
que
les
meilleures
parties
de
la
mythologie
nordique,
telles
que
Siegfried
ou
Thor,
avaient
déjà
été
utilisées
par
le
chapitre
Asgard
de
la
série
TV.
J'ai
donc
d'abord
fait
en
sorte
de
réunir
toutes
les
références
qui
n'avaient
pas
encore
été
utilisées,
puis
j'ai
pioché
des
personnages
qui
semblaient
utilisables.
Frey
avait
déjà
été
utilisé
dans
le
film
"l'ardent
combat
des
dieux"
et
était
qui
plus
est
un
personnage
populaire,
mais
comme
je
voulais
m'en
servir
coûte
que
coûte,
je
l'ai
fait
apparaître
sous
un
autre
nom
en
tant
que
Frodi
(rires).
Les
God
Warriors
ont
donc
ces
aspects
mythologiques
et
sont
également
associés
à
des
animaux
de
la
mythologie
nordique.
Q)
Comme
le
monde
présenté
est
rempli
de
références
à
la
mythologie
nordique,
les
amateurs
seront
ravis,
n'est-ce
pas ?
Furuta :
Oui,
j'espère
que
ça
leur
plaira.
Utiliser
complètement
mon
expérience
sur
les
animes
de
combat
Q)
Un
des
points
attrayants
de
Saint
Seiya
sont
ses
scènes
de
combat
ardentes.
De
quelle
manière
avez-vous
géré
ça
dans
cette
série ?
Furuta :
Hurler
les
noms
de
techniques
de
combat,
s'en
prendre
verbalement
à
l'adversaire,
et
finalement
voir
celui
qui
a
la
plus
forte
volonté
remporter
la
victoire.
Représenter
ainsi
les
combats
est
ce
qui
est
le
plus
"Saint
Seiya"
possible
à
mon
avis.
J'ai
l'impression
à
chaque
épisode
que
je
vais
manquer
d'idées,
mais
je
fais
également
comme
si
je
menais
un
combat,
et
je
m'efforce
à
chaque
fois
de
sortir
de
nouvelles
choses.
-
Mettez
un
lien
vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
Q)
Il
est
vrai
que
vous
avez
beaucoup
d'animes
de
combat
à
votre
actif.
Furuta :
A
la
base,
je
suis
entré
chez
la
Sunrise
où
j'ai
travaillé
sur
le
suivi
de
production,
puis
je
suis
ensuite
devenu
réalisateur,
ce
qui
fait
que
j'ai
donc
surtout
participé
à
des
animes
de
combat.
Ceux
qui
me
viennent
tout
de
suite
à
l'esprit
sont
"Inuyasha
Kanketsu-hen",
"Kidou
Senshi
Gundam
AGE",
"Tiger
&
Bunny",
"Gundam
Build
Fighters
Try",
"Gyrozetter",
et
tout
récemment
"Nanatsu
no
Taizai".
Comme
je
commence
à
avoir
l'étiquette
de
"personne
spécialisée
dans
les
combats",
j'ai
envie
de
m'essayer
à
d'autres
genres
d'oeuvres.
Cette
fois-ci,
j'ai
voulu
essayer
d'apporter
le
goût
Sunrise
dans
un
anime
de
la
Toei
(rires).
En
parlant
de
ça,
Junichi
Satou
avait
en
quelque
sorte
apporté
à
la
Sunrise
le
sang
de
la
Toei
dans
"Keroro
Gunsou",
sur
lequel
j'ai
fait
mes
débuts
en
tant
que
réalisateur,
et
cette
fois-ci
c'est
donc
l'inverse.
Sur
Soul
of
Gold,
j'ai
ainsi
fait
venir
des
gens
proches
de
la
Sunrise
tels
que
Yasuhiro
Tanabe,
qui
a
été
réalisateur
en
chef
sur
Buddy
Complex,
ou
bien
encore
Kazuo
Sakai,
qui
a
été
assistant
à
la
réalisation
sur
Gundam
AGE.
Q)
Nous
voudrions
savoir
quelles
sont
les
oeuvres
qui
ont
pu
vous
influencer
avant
que
vous
ne
deveniez
un
professionnel.
Furuta :
Ce
n'est
pas
un
anime
de
combat,
mais
comme
j'adorais
"COWBOY
BEBOP",
je
me
suis
dit
que
j'allais
tenter
d'incorporer
la
Sunrise.
J'adore
également
"The
Big
O".
Dans
mon
enfance,
j'aimais
beaucoup
"Mashin
Eiyuuden
Wataru"
(ndt:
"Adrien
sauveur
du
monde"
en
France)
ou
bien
encore
"Madou-ou
Granzort",
en
bref
les
séries
"Yuusha".
J'ignorais
bien
entendu
à
l'époque
qu'il
s'agissait
de
séries
de
chez
Sunrise.
Nobuhiro
Endou,
qui
m'a
appris
l'art
de
la
mise
en
scène,
avait
lui
même
travaillé
avec
le
réalisateur
Jouji
Iuchi
sur
de
nombreux
animes
de
la
Sunrise
destinés
aux
enfants,
et
il
se
peut
que
ce
sang
coule
aussi
fortement
dans
mes
veines.
Q)
Quelles
choses
vous
attiraient
particulièrement
dans
"Wataru" ?
Furuta :
Les
personnages
étaient
bien
entendus
attirants,
et
avait
la
particularité
d'avoir
un
robot
qui
parlait.
Les
techniques
de
combat
étaient
très
classes,
et
l'on
pouvait
y
trouver
chaque
semaine
des
choses
intéressantes,
ce
n'était
jamais
lassant.
C'était
en
général
de
la
rigolade,
mais
lorsque
ça
devenait
sérieux,
ça
s'appliquait
vraiment
à
l'être.
C'était
un
point
très
réussi,
et
il
se
pourrait
que
cela
ait
eu
une
influence
sur
ma
manière
de
représenter
Deathmask.
-
Mettez
un
lien
vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
Q)
A
l'époque
vous
étiez
aussi
d'un
âge
proche
de
celui
du
héros,
non ?
Furuta :
En
effet,
et
le
voir
matérialiser
Ryūjinmaru
en
le
construisant
avec
de
la
pâte
à
modeler
avant
de
s'insérer
dans
son
joyau
frontal
est
une
idée
qui
m'a
beaucoup
marqué,
et
j'ai
beaucoup
joué
avec
de
la
pâte
à
modeler.
Q)
Pour
en
revenir
au
sujet,
comment
êtes-vous
passé
du
poste
d'assistant
de
production
à
celui
de
réalisateur ?
Furuta :
J'ai
travaillé
sur
le
suivi
de
production
de
"Keroro
Gunsou"
dès
sa
première
saison,
puis
après
4
ou
5
ans
j'ai
eu
envie
de
devenir
réalisateur.
Je
suis
passé
freelance
et
ai
été
appelé
pour
travailler
sur
"Inuyasha
Kanketsu-hen"
ou
bien
encore
"GIANT
KILLING".
Peu
à
peu,
mes
possibilités
de
travail
se
sont
accrues.
J'ai
ensuite
travaillé
sur
"Love
Live !",
"Haikyuu !",
"Cuticle
Tantei
Inaba",
"Devil
Survivor",
Danbooru
Senki",
et
aussi
sur
"Etotama",
qui
est
actuellement
en
cours
de
diffusion.
Ces
derniers
temps
il
est
fréquent
que
je
ne
travaille
que
sur
des
storyboards.
Comme
je
suis
occupé
en
tant
que
réalisateur
en
chef,
je
n'ai
guère
de
temps
disponible,
mais
comme
d'un
autre
côté
je
suis
très
rapide
lorsqu'il
s'agit
de
dessiner
des
storyboards,
il
est
fréquent
que
l'on
m'apporte
des
commandes
à
réaliser
en
urgence.
Mangaka-san
to
Assistant-san
to
Q)
Vous
touchez
à
une
grande
variété
d'oeuvres,
indépendamment
des
genres
et
des
compagnies
de
production.
Furuta :
Les
oeuvres
du
type
"shounen
manga"
sont
nombreuses.
En
fait,
je
ne
travaille
presque
jamais
sur
animes
mettant
en
scène
de
nombreux
personnages
féminins.
Il
y
avait
certes
beaucoup
de
femmes
dans
"Mangaka-san
to
Assistant-san
to",
où
j'ai
débuté
en
tant
que
réalisateur
en
chef,
mais
le
protagoniste,
qui
leur
faisait
du
harcèlement
sexuel,
passait
son
temps
à
se
faire
frapper
par
elles
(rires).
Je
n'ai
presque
pas
travaillé
sur
une
production
comportant
de
très
nombreux
personnages,
une
"grande
production"
comme
on
appelle
ça.
Mais
ce
sont
des
choses
auxquelles
je
veux
absolument
m'essayer
afin
d'élargir
mes
horizons
en
tant
que
réalisateur.
-
Mettez
un
lien
vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
Q)
Qu'est-ce
qui
est
différent
dans
une
"grande
production" ?
Furuta :
Inévitablement,
la
manière
de
produire
l'oeuvre.
Lorsque
l'on
travaille
avec
un
temps
et
un
budget
limités,
on
se
retrouve
quoi
qu'il
arrivé
limité
dans
ce
qu'il
est
possible
de
réaliser,
et
l'on
est
contraint
de
s'en
tenir
à
une
forme
bien
déterminée.
Une
grande
production
permet
de
réunir
un
staff
capable
de
répondre
à
toutes
sortes
de
requêtes
déraisonnables.
Et
lorsque
le
réalisateur
dispose
ainsi
de
moyens
différents
à
sa
disposition,
il
est
potentiellement
possible
de
faire
bien
plus
de
choses.
Q)
Etes-vous
tout
le
temps
en
train
de
songer
à
la
manière
de
tourner
des
oeuvres ?
Furuta :
Je
n'ai
guère
le
temps
de
regarder
des
films
ou
séries,
mais
je
me
demande
toujours
s'il
n'y
aurait
pas
des
idées
que
je
pourrais
utiliser.
Je
m'inspire
beaucoup
de
clips
de
musiques
ou
de
publicités
et
j'ai
d'ailleurs
réutilisé
ce
genre
d'éléments
dans
l'opening
de
"Nobunagun",
où
j'étais
vice-réalisateur
en
chef.
Comme
j'ai
souvent
l'occasion
de
travailler
sur
des
oeuvres
typées
comédies,
j'étudie
aussi
les
programme
de
divertissement
nocturnes
afin
de
repérer
les
éléments
qui
font
rire
ainsi
que
les
breaks.
Je
fais
tout
le
temps
en
sorte
de
récupérer
de
nouvelles
choses,
de
prendre
ce
que
je
n'ai
pas.
Rempli
de
choses
qui
feront
le
bonheur
des
fans
de
Saint
Seiya
Q)
Bien,
et
pourriez-vous
nous
parler
des
choses
à
voir
dans
la
seconde
moitié
de
"Soul
of
Gold" ?
Furuta :
Dans
l'épisode
6,
on
découvre
enfin
ce
que
Aiolos
faisait
de
son
côté.
Après,
les
combats
vont
devenir
de
plus
en
plus
rudes,
et
chaque
Gold
Saint
aura
l'occasion
de
briller
encore
plus.
Aucun
Gold
Saint
ne
sera
laissé
pour
compte,
et
les
fans
de
chaque
constellation
peuvent
donc
regarder
sans
se
faire
le
moindre
soucis
(rires).
Il
y
a
aussi
des
choses
qui
me
font
penser
que
cette
série
pourrait
peut-être
faire
un
peu
changer
l'ordre
de
popularité
des
personnages.
Aldébaran
du
Taureau
a
par
exemple
l'image
de
quelqu'un
de
malchanceux,
mais
c'est
à
la
base
un
personnage
très
classe,
et
je
veux
donc
montrer
clairement
son
esprit
chevaleresque.
Je
trouve
que
dans
l'épisode
7,
Aldébaran
est
particulièrement
resplendissant.
-
Mettez
un
lien
vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
Q)
Et
à
quoi
devons-nous
nous
attendre
vu
qu'il
s'agit
d'une
suite
du
chapitre
Asgard ?
Furuta :
Un
objet
important
du
genre
de
la
Robe
d'Odin
qui
figurait
dans
le
chapitre
Asgard
de
la
série
TV
va
apparaître.
J'espère
que
vous
serez
excités
à
l'idée
de
vous
demander
qui
la
portera.
Quoi
qu'il
en
soit,
il
y
a
encore
beaucoup
de
bonnes
choses
en
réserve
pour
les
fans
de
Saint
Seiya.
Mais
d'un
autre
côté
ça
va
devenir
ardu
pour
nous
autres
en
studio...
Mais
nous
allons
poursuivre
vaillamment
en
nous
disant
qu'il
faut
de
toutes
manières
que
ce
soit
fait.
Tout
en
faisant
aussi
attention
à
l'oeuvre
originale.
J'espère
que
les
gens
aimeront
la
manière
dont
nous
atteindrons
le
but.
Il
va
maintenant
se
passer
de
plus
en
plus
de
choses.
Q)
Rétrospectivement,
quels
sont
les
meilleurs
points
de
la
première
moitié ?
Furuta :
Il
s'agit
bien
entendu
de
pouvoir
voir
comment
les
Gold
Saints
se
comportent
une
fois
qu'ils
se
retrouvent
dans
la
vie
courante.
Jusque
là
ils
passaient
toujours
à
l'action
pour
Athéna,
mais
que
font-ils
si
Athéna
est
absente
et
qu'ils
sont
libre
d'agir
comme
ils
le
veulent ?
Milo
n'en
fait
qu'à
sa
tête
et
fonce
sans
la
moindre
prudence,
Camus
agit
pour
le
compte
d'un
ami,
et
Deathmask
commence
à
faire
l'éloge
de
ce
monde.
Aldébaran
fait
office
de
tsukkomi,
et
Dōko
se
montre
étonnamment
joyeux.
Mais
comme
d'habitude,
Shaka
ne
bouge
pas
(rires).
Je
pense
que
voir
comment
pensent
les
Gold
Saints
ainsi
que
leurs
manières
d'agir
est
une
des
choses
intéressantes
dans
la
première
moitié.
C'est
dit
dans
la
série,
mais
les
Gold
Saints
sont
en
fait
incapable
d'agir
en
groupe.
Dans
la
seconde
moitié,
l'histoire
s'orientera
vers
"l'action
de
groupe
afin
d'atteindre
un
but
donné".
Attendez
ça
avec
impatience.
Q)
Jusque
là
nous
avions
le
point
de
vue
de
Bronze
Saints.
Qu'avez-vous
donc
pensé
du
fait
d'avoir
les
Gold
Saints
en
tant
que
personnages
principaux
dans
la
série
actuelle ?
Furuta :
Ce
fut
difficile.
Avec
Seiya
et
les
autres
Bronze
Saints,
on
peut
se
permettre
de
les
faire
foncer
dans
le
tas
sous
l'excuse
de
leur
jeunesse,
mais
les
Gold
Saints
sont
des
adultes.
Et
le
point
le
plus
problématique
de
tous
est
que
les
Gold
Saints
sont
bien
trop
forts
(rires).
Il
fut
ardu
de
trouver
de
quelle
manière
faire
en
sorte
que
les
God
Warriors
puissent
s'opposer
aux
Gold
Saints,
et
je
me
rappelle
de
sacrés
casse-têtes
lors
des
réunions
sur
le
scénario.
-
Mettez
un
lien
vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
Je
veux
ensuite
m'attaquer
à
des
genres
que
je
n'ai
pas
encore
touché
Q)
Comment
compareriez-vous
votre
travail
actuel
par
rapport
à
celui
de
réalisateur
d'épisodes
séparés ?
Furuta :
Comparé
au
travail
de
réalisateur
sur
des
épisodes
distincts,
je
reçois
beaucoup
plus
de
demandes
et
de
requêtes
d'ajustements
divers.
Je
dirais
que
d'une
certaine
manière,
être
réalisateur
d'épisodes
distincts
est
plus
confortable,
et
il
y
a
des
choses
que
l'on
peut
faire
comme
on
en
a
envie.
Mais
même
si
l'on
dispose
de
moins
de
libertés,
la
position
de
Series
Director
permet
de
guider
les
gens
vers
ce
que
l'on
veut
faire.
Pour
ce
qui
est
de
la
satisfaction
ressentie,
c'est
là
encore
différent.
Et
puis
aussi,
je
laisse
les
détails
pour
chaque
épisode
à
la
charge
des
réalisateurs
qui
s'en
occupent,
et
je
tente
plutôt
d'utiliser
au
maximum
leurs
capacités.
Je
pense
que
mon
travail
sur
cette
série
est
de
faire
face
à
tout
un
tas
de
challenges.
On
pourrait
en
quelque
sortes
dire
que
je
mets
en
scène
les
metteurs
en
scène.
Q)
Comptez-vous
assumer
à
nouveau
le
rôle
de
réalisateur
en
chef ?
Furuta :
Oui,
et
je
veux
encore
créer
de
nombreuses
oeuvres.
J'aimerais
que
dans
les
futur,
les
enfants
devenus
adultes
disent
"autrefois
je
regardais
surtout
des
animes
faits
par
Jōji
Furuta.".
Lorsque
j'étais
enfant,
je
regardais
essentiellement
des
animes
de
Jōji
Iuchi
et
de
Junichi
Satō,
et
je
rêve
donc
d'être
un
jour
le
même
genre
de
personne
qu'eux.
En
tout
cas,
je
veux
m'attaquer
à
des
oeuvres
de
genres
auxquels
je
n'ai
pas
encore
touché.
L'autre
jour,
j'ai
fait
l'ending
de
"Uta
no
Prince-sama
♪
Maji
LOVE
Revolutions",
et
je
m'intéresse
ainsi
également
aux
animes
d'idols.
Je
veux
aussi
m'attaquer
à
des
animes
sérieux
ainsi
qu'à
des
oeuvres
à
haut
budget.
Q)
On
va
quelque
peu
digresser,
mais
avez-vous
eu
des
expériences
avec
le
monde
de
la
vidéo
lorsque
vous
étiez
à
l'école ?
Furuta :
Comme
j'étais
dans
un
club
de
diffusion,
j'ai
en
effet
participé
à
la
création
de
divers
contenus,
que
ce
soit
pour
la
prise
de
vidéos
ou
pour
faire
des
voix.
J'ai
également
fait
un
petit
boulot
en
tant
qu'assistant
de
relai
dans
une
station
de
radio.
J'ai
aussi
aidé
lors
de
conventions
liées
à
des
animes.
Mais
je
ne
songeais
cependant
pas
à
entrer
dans
le
monde
de
l'animation
d'un
point
de
vue
professionnel.
Lors
des
mes
études
je
suivais
un
cursus
d’ingénierie,
et
même
si
j'aimais
regarder
des
animes,
je
n'étais
pas
non
plus
un
passionné
acharné.
C'est
juste
que
j'aimais
dessiner
depuis
mon
enfance,
et
que
le
club
dans
lequel
j'étais
m'a
fait
découvrir
la
joie
de
créer
des
choses,
et
je
suis
donc
finalement
entré
à
la
Sunrise,
où
j'ai
pu
mettre
en
oeuvre
l'expérience
acquise
durant
mes
études.
-
Mettez
un
lien
vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
Q)
Qu'avez-vous
pensé
de
cette
industrie
une
fois
que
vous
êtes
entré
dedans ?
Furuta :
Qu'il
y
avait
dans
le
monde
de
l'animation
de
nombreux
créateurs
qui
semblent
vivre
quelque
part
au-dessus
des
nuages.
Et
j'ai
désespérément
voulu
les
rattraper.
Nobuhiro
Kondō,
qui
m'a
appris
l'art
de
la
mise
en
scène,
m'a
dit
"je
pense
que
tu
n'aurais
pas
pu
t'épanouir
ailleurs
que
dans
le
monde
de
l'animation"
et
il
semblerait
bien
que
j'étais
fait
pour
ça.
Q)
Est-ce
que
vous
prenez
du
plaisir
à
dessiner
des
storyboards ?
Furuta :
Oui,
beaucoup.
Je
suis
du
genre
à
devenir
un
peu
comme
possédé.
Je
passe
un
peu
comme
en
transe
et
je
dessiner
les
storyboards
tout
en
murmurant
et
en
me
parlant
à
moi-même.
Mais
du
point
de
vue
de
ceux
qui
me
regardent,
j'ai
l'air
d'être
quelqu'un
de
bizarre.
Je
fais
sursauter
les
gens
un
hurlant
tout
à
coup
« Uooo ! »
dans
un
studio
pourtant
calme
(rires).
Encore
sur
"Saint
Seiya"
ça
va,
mais
lorsque
je
travaillais
sur
"Mangaka-san
to
Assistant-san
to",
je
criais
« Pantsu !
Pantsu ! »
("Des
petites
culottes !
Des
petites
culottes !")
(rires).
Q)
Une
question
que
nous
avons
oublié
sur
Soul
of
Gold.
Pourriez-vous
nous
parler
du
cast
de
vétérans
qui
a
été
réuni
pour
la
série ?
Furuta :
Je
n'ai
rien
de
spécial
à
dire
sur
eux.
Lorsque
Mū
s'est
mis
à
parler
durant
le
premier
enregistrement,
je
me
suis
mis
inconsciemment
à
sourire
en
me
disant
« C'est
Mū ! ».
Comme
ce
sont
des
vétérans,
j'ai
eu
des
flashbacks
de
l'anime
que
je
regardais
lorsque
j'étais
enfant.
-
Mettez
un
lien
vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
Q)
Quelle
est
l'ambiance
dans
le
studio
d'enregistrement ?
Furuta :
Tout
le
monde
semble
prendre
beaucoup
de
plaisir
à
jouer,
et
j'en
suis
donc
ravi.
Mais
je
me
sens
un
peu
désolé
envers
Ryōichi
Tanaka,
car
Deathmask
a
beaucoup
de
réplique
dans
lesquelles
il
se
met
à
crier.
Q)
Les
gens
du
cast
sont
eux-mêmes
comme
les
Gold
Saints
du
monde
des
seiyuu.
Furuta :
Ce
sont
presque
tous
des
légendes,
Aya
Hisakawa
comprise,
et
qui
figure
ici
dans
le
rôle
de
l'héroïne.
Q)
Et
pour
terminer,
pouvez-vous
nous
laisser
un
message
plein
d'ardeur ?
Furuta :
Je
n'aurais
jamais
cru
pouvoir
être
en
charge
de
Saint
Seiya.
Je
veux
continuer
jusqu'au
bout
en
brûlant
tout
mon
Cosmos,
et
j'espère
que
vous
prendrez
du
plaisir
devant
cette
série.
Fin
de
traduction