-
Interview
de
Jōji
Furuta,
Series
Director
de
Soul
of
Gold
et
de
Toshimitsu
Takeuchi,
compositeur
de
série
sur
Soul
of
Gold.
-
Traduction
du
japonais
vers
le
français
par
Archange.
-
Mettez
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que
de
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rédaction.
Merci
de
ne
pas
en
recopier
des
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Traduction
Q)
L'oeuvre
originale
de
Saint
Seiya
s'est
achevée
il
y
a
25
ans.
Vous
faites
tous
deux
partie
de
la
génération
qui
a
vécu
le
boom
Saint
Seiya
en
live,
n'est-ce
pas ?
Furuta :
Je
me
souviens
bien
que
Saint
Seiya
était
au
sommet
de
sa
popularité
lorsque
j'étais
à
l'école
primaire.
Seiya,
le
héros,
était
très
classe,
et
Shiryū
se
retrouvait
tout
le
temps
dévêtu.
Et
lorsque
Shun
se
retrouvait
en
danger,
son
frère
aîné
Phoenix
faisait
son
entrée.
Sinon,
la
scène
dans
laquelle
Misty
du
Lézard
déclare
« Ô
dieux,
que
je
suis
beau. »
m'avait
stupéfait
(rires).
Shaka
de
la
Vierge
était
extrêmement
fort,
et
Deathmask
faisait
peur.
En
revoyant
ça,
je
me
dis
que
les
technique
de
Shaka
sont
vraiment
vulgaires.
Il
porte
le
titre
d'homme
le
plus
proche
des
dieux,
mais
fait
pourtant
apparaître
des
morts
par
exemple.
Je
possédais
des
figurines
de
la
gamme
Saint
Cloth
Series,
et
comme
mes
amis
avaient
des
personnages
différents,
nous
les
faisions
se
combattre.
J'ai
donc
été
ravi
lorsque
j'ai
appris
que
j'allais
être
en
charge
de
Soul
of
Gold.
Mais
en
y
réfléchissant
ensuite
à
tête
reposée
et
en
considérant
la
pression
sur
mes
épaules...
C'est
là
que
j'ai
appelé
le
scénariste
Takeuchi-san
à
l'aide.
Takeuchi :
Je
savais
que
c'était
publié
dans
le
Shônen
Jump,
et
je
me
suis
surtout
demandé,
surpris,
ce
que
le
maître
Kurumada
était
en
train
de
démarrer.
Jusque
là,
ses
mangas
avaient
une
forte
image
de
types
en
gakuran
ou
des
gens
avec
des
bokutō.
Il
y
avait
beaucoup
de
fans
de
Saint
Seiya
dans
mon
entourage,
ma
famille
comprise.
Lorsque
j'ai
rejoint
cette
série,
je
me
suis
d'abord
dit
« Il
va
falloir
que
je
fasse
de
mon
mieux,
c'est
un
gros
titre. »,
mais
lorsque
les
réunions
ont
débuté
et
que
j'ai
vu
les
réactions
des
fans
de
Saint
Seiya
à
travers
le
monde,
j'ai
alors
ressenti
une
pression
au
delà
de
ce
à
quoi
je
m'attendais.
Chaque
fan
a
sa
vision
de
Saint
Seiya,
et
une
grande
difficulté
fut
donc
de
trouver
de
quelle
manière
concilier
tout
ceci.
Notes
de
traduction :
-
Les
gakuran
sont
les
uniformes
masculins
noirs
typiques
des
lycées
japonais
des
années
80.
-
Les
bokutō
sont
des
épées
en
bois.
Furuta :
Avant
la
diffusion,
il
y
a
eu
sur
Twitter
des
commentaires
venant
du
Brésil
ou
d'autres
pays
étrangers,
et
j'ai
senti
à
quel
point
l'attente
était
grande.
C'est
une
oeuvre
qui
a
des
fans
à
travers
le
monde
entier.
Q)
Cette
série,
"Soul
of
Gold",
nous
montre
les
Gold
Saints
de
l'oeuvre
originale
ressuscités
dans
la
contrée
d'Asgard,
loin
du
champ
de
bataille
où
ils
se
trouvaient.
À
quelles
choses
avez-vous
fait
attention
en
les
représentant ?
Furuta :
Nous
avons
reçu
plusieurs
suggestions
de
la
part
du
maître
Kurumada
et
de
Kurumada
Production,
et
Takeuchi-san
et
moi-même
les
avons
donc
prises
comme
fondations
et
avons
alors
réfléchi
à
l'histoire
à
bâtir
autour.
Comme
le
point
de
départ
de
cette
série
est
avant
tout
de
montrer
la
classe
des
Gold
Saints,
nous
avons
focalisé
notre
attention
sur
la
manière
d'exprimer
le
côté
chevaleresque
de
chaque
personnage.
Le
personnage
principal
de
cette
série
est
Aiolia
du
Lion,
mais
je
me
suis
aussi
donné
en
quelque
sorte
le
devoir
de
faire
quelque
chose
avec
le
Cancer,
les
Poissons,
et
le
Taureau,
qui
n'avait
eu
guère
d'actions
dans
l'oeuvre
originale.
Takeuchi :
Mais
bon,
Aldébaran
est
classe
à
la
base,
il
suffit
juste
de
changer
quelques
petites
choses.
Furuta :
Et
nous
avons
donc
choisi
de
faire
combattre
le
Taureau
contre
un
adversaire
du
même
type
que
lui,
tout
en
force
brute.
C'est
en
le
voyant
combattre
au
corps
à
corps
que
sa
classe
se
dévoile
naturellement.
Pour
le
Cancer,
qui
était
un
méchant,
nous
avons
choisi
d'aborder
un
aspect
complètement
différent
de
ce
que
l'on
a
dans
l'oeuvre
originale.
Takeuchi :
Plutôt
qu'un
changement
de
sa
nature
fondamentale,
nous
voulions
le
montrer
comme
quelqu'un
qui
peut
entreprendre
de
bonnes
actions
sur
un
coup
de
tête.
Mais
de
manière
assez
imprévue,
il
a
fini
par
ressembler
à
une
sorte
de
héros,
non ?
-
Mettez
un
lien
vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
Q)
Et
en
ce
qui
concerne
le
développement
de
l'histoire
et
la
structure
de
la
série ?
Furuta :
Le
fait
le
plus
important
cette
fois-ci
était
l'absence
de
la
déesse
Athéna,
à
laquelle
obéissent
en
principe
les
Saints.
Mais
il
y
a
des
gens
qui
n'agissent
que
pour
la
déesse,
tandis
que
d'autres
sont
plus
indépendants.
Nous
avons
fait
en
sorte
de
montrer
ces
différences
de
réactions
entre
les
Gold
Saints.
Takeuchi :
On
dit
que
les
Saints
se
battent
au
nom
de
leur
déesse,
mais
en
y
regardent
de
plus
près
on
trouve
une
grande
variété
d'attitudes,
surtout
avec
12
Gold
Saints
qui
ont
tous
de
fortes
convictions
personnelles.
On
comprend
donc
aisément
que
sans
le
noyau
central
formé
par
leur
déesse,
ces
personnages
vont
se
disperser
dans
toutes
sortes
de
directions.
C'est
pourquoi
il
a
fallu
au
début
que
le
Sagittaire
agisse
comme
guide.
Certains
personnages
voulaient
rentrer
là
où
ils
sont
normalement
affectés,
au
Sanctuaire.
Furuta :
Aiolia
serait
sans
doute
rentré
au
Sanctuaire
si
le
Sagittaire
ne
l'avait
pas
arrêté.
Le
Taureau
voulait
lui
aussi
avant
tout
retourner
au
Sanctuaire.
En
ce
qui
concerne
la
structure
générale,
nous
avons
demandé
conseil
au
maître
Kurumada
et
à
Kurumada
Production,
et
avons
développé
l'histoire
en
nous
disant
que
les
détails
ou
points
non
expliqués
aux
spectateurs
pourraient
être
comblés
si
ceux-ci
lisaient
le
manga
ou
regardaient
la
série
TV
disponible
sur
"Bandai
Channel".
Et
nous
avons
donc
à
la
place
inséré
des
moments
dramatiques.
Takeuchi :
Lors
des
réunions,
chacun
avait
des
choses
qu'il
tenait
à
faire,
mais
il
n'est
pas
possible
de
tout
faire
figurer
à
l'écran.
Je
suppose
que
finalement
en
faisant
ainsi,
le
seuil
pour
entrer
dans
la
série
n'était
pas
si
élevé
que
ça,
non ?
Furuta :
Les
épisodes
1
à
6
donnent
l'impression
de
n'être
que
des
explications
du
début
à
la
fin,
et
en
rétrospective,
je
me
dis
que
cette
partie
aurait
pu
être
mieux
faite.
C'est
juste
qu'en
fin
de
compte,
on
peut
de
toutes
façons
à
peu
près
comprendre
ce
qui
se
passe
en
commençant
à
l'épisode
7
même
sans
avoir
regardé
ce
qu'il
y
a
avant.
Q)
Vous
avez
aussi
tissé
de
nouveaux
liens
entre
les
personnages.
Furuta :
Chercher
quels
personnages
mettre
ensemble
m'a
créé
des
soucis.
Je
me
disais
par
exemple
qu'il
vaudrait
peut-être
mieux
faire
un
paire
avec
Aiolia
et
le
Bélier,
mais
que
même
s'il
le
rejoignait,
Mû
finirait
par
partir.
Le
duo
entre
Dôko
de
la
Balance
et
Aldébaran
a
étonnamment
bien
fonctionné.
Takeuchi :
On
peut
diviser
les
Gold
Saints
par
âge
en
3
groupes :
les
jeunes,
les
intermédiaires,
et
les
seniors.
Au
début,
nous
songions
à
avoir
une
équipe
intermédiaire
formée
du
trio
composé
de
Deathmask
du
Cancer,
Aphrodite
des
Poissons
et
Shura
du
Capricorne,
qui
se
seraient
retrouvés
en
ville.
Mais
en
fin
de
compte,
le
duo
entre
le
Cancer
et
les
Poissons
était
ce
qui
était
le
plus
intéressant.
Furuta :
Shura
du
Capricorne
fut
difficile
à
utiliser.
Dans
sa
vie
précédente,
c'est
lui
qui
s'est
chargé
d'exécuter
le
frère
aîné
d'Aiolia,
Aiolos
du
Sagittaire,
désigné
comme
traître.
Mais
étonnamment,
ce
lien
entre
lui
et
Aiolia
n'avait
guère
été
montré.
Dans
les
OAV
du
chapitre
Hadès,
on
les
voit
échanger
quelques
mots
durant
un
bref
moment,
mais
Aiolia
coupe
la
parole
à
Shura
alors
que
celui-ci
tente
d'évoquer
Aiolos.
En
tant
que
fan
on
a
pourtant
envie
d'en
entendre
plus
(rires).
J'ai
donc
voulu
combler
ce
point
qui
me
dérangeait
un
peu.
Devant
le
Mur
des
Lamentations
c'est
un
peu
pareil,
Aiolos
et
Aiolia
ne
parlent
que
brièvement
avant
que
tout
ne
soit
fini
pour
eux,
et
j'ai
donc
fait
en
sorte
de
traiter
ce
point.
Takeuchi :
Les
12
Golds
ouvrent
temporairement
leurs
cœurs
devant
le
Mur
des
Lamentations,
et
il
s'agissait
cette
fois-ci
de
montrer
ce
qui
leur
arrive
après
avoir
péri.
Mais
ce
n'est
pas
vraiment
qu'ils
se
sont
mis
en
phase
pour
de
bon
lors
de
ce
bref
moment,
il
vaudrait
mieux
dire
que
c'était
un
instant
miraculeux.
Et
c'est
pourquoi
la
scène
de
réconciliation
entre
Aiolia
et
Shura
était
importante.
Dans
cette
série,
Camus
du
Verseau
rejoint
le
camp
ennemi,
et
nous
aurions
bien
aimé
traiter
un
peu
plus
de
ce
sujet.
Ce
n'est
pas
simplement
qu'il
s'est
laissé
séduire
par
l'ennemi.
Au
fond
de
lui,
c'est
un
sentiment
de
sauveur
qui
le
guide,
quelque
chose
d'assez
complexe...
Mais
vu
le
peu
de
temps
disponible,
nous
n'avons
pas
pu
le
montrer
comme
il
le
fallait.
Furuta :
Il
est
très
compliqué
de
compresser
un
univers
aussi
intéressant
en
13
épisodes.
Cette
fois-ci,
nous
avions
12
Gold
Saints
face
à
7
adversaires,
et
il
fallait
donc
que
l'un
d'entre
eux
rejoigne
quoi
qu'il
arrive
le
camp
adverse
afin
de
préserver
l'équilibre
des
forces.
Nous
avons
suivi
le
théorème
de
Saint
Seiya
selon
lequel
"le
personnage
lié
à
la
glace
est
très
propice
à
devenir
un
traître"
(rires).
Takeuchi :
Nous
avons
demandé
au
producteur
de
la
Toei
Animation
« Ne
pourriez-vous
pas
faire
26
épisodes ? »
ou
« Un
miracle
n'est-il
pas
possible ? »,
mais
il
nous
a
cruellement
répondu
« Ca
n'arrivera
pas. »
(rires).
Mais
bon,
si
par
miracle
il
y
a
une
suite,
ça
va
être
difficile
de
trouver
de
quelle
manière
continuer.
Furuta :
Utiliser
un
nouvel
environnement
signifie
que
l'on
doit
manger
un
épisode
pour
les
explications.
C'est
assez
difficile.
-
Mettez
un
lien
vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
Q)
Cette
fois-ci,
les
Gold
Saints
se
voient
équipés
de
God
Cloths
lorsqu'ils
augmentent
leur
puissance.
On
sent
que
vous
avez
tenu
à
leur
donner
à
chacun
des
répliques
différentes
à
ce
moment-là.
Takeuchi :
Pour
Aiolia
et
Aiolos,
on
a
pris
le
"brûle"
comme
pour
Seiya,
et
on
a
ensuite
fait
en
sorte
de
trouver
des
choses
différentes
pour
les
autres.
Mais
on
a
fini
par
se
retrouver
à
court
d'expressions
(rires).
De
manière
assez
inattendue,
on
a
tout
de
suite
trouvé
pour
Aphrodite
des
Poissons.
Furuta :
Nous
ne
nous
sommes
décidés
que
très
tard
pour
Mû
du
Bélier,
et
nous
avons
également
beaucoup
hésité
pour
Dôko
et
la
Balance
et
Shaka
de
la
Vierge.
C'est
ardu
avec
12
personnages.
Takeuchi :
Ça
n'a
fait
que
nous
poser
des
limites
partout
(rires).
Furuta :
C'est
pareil
dans
l'opening,
lorsque
l'on
voit
les
12
Golds
j'ai
essayé
de
donner
des
poses
différentes
à
tout
le
monde,
mais
j'ai
fini
par
me
retrouver
à
court
d'idées...
(rires).
J'ai
finalement
laissé
le
staff
s'en
charger.
Takeuchi :
D'un
point
de
vue
de
l'image,
5
personnes
est
le
bon
nombre.
C'est
difficile
de
faire
ressortir
le
charme
de
chacun
lorsque
c'est
réparti
entre
12
personnes.
Furuta :
Oui,
les
5
Bronze
Saints
se
retrouvaient
au
nombre
idéal.
A
l'ère
des
écrans
4:3
tout
passait
bien
au
niveau
de
l'équilibre,
mais
sur
les
écrans
16:9
ceux
près
des
bords
tendent
à
être
ignorés,
et
on
ne
peut
donc
mettre
tout
le
monde
à
égalité.
Cependant,
il
faut
12
personnages
à
l'écran
pour
montrer
les
Gold
Saints.
C'est
bien
plus
difficile
que
ça
en
a
l'air.
Q)
La
figurine
d'Aiolia
en
God
Cloth
mise
en
vente
en
juillet
à
été
si
populaire
qu'elle
s'est
retrouvée
en
rupture
de
stock
le
jour
même.
Et
jai
entendu
dire
que
cette
fois-ci,
on
a
pu
constater
une
augmentation
de
la
tranche
20-29
ans
en
comparaison
de
la
répartition
habituelle.
Y
avait-il
quelque
chose
qui
s'adressait
aux
générations
qui
ne
sont
pas
le
coeur
de
cible
de
Saint
Seiya ?
Furuta :
C'est
peut-être
des
gens
qui
s'y
sont
intéressés
après
avoir
vu
la
précédente
série
dérivée
"Saint
Seiya
Omega".
La
série
présente
utilise
des
dialogues
et
d'autres
choses
typiques
de
l'ère
Shôwa,
mais
la
composition
des
scènes
se
rapproche
en
revanche
du
style
actuel,
et
c'est
peut-être
quelque
chose
qui
leur
a
plu.
Q)
L'oeuvre
originale
contient
des
scènes
qui
ont
un
air
de
jidaigeki
et
qui
transcendent
l'ère
Shōwa.
Furuta :
C'est
un
des
charmes
de
Saint
Seiya.
J'ai
dit
dès
le
début
à
Takeuchi-san
de
faire
quelque
chose
qui
a
un
air
de
jidaigeki
ou
de
kabuki.
Lors
des
premiers
combats
il
y
avait
assez
peu
de
duels
verbaux,
et
je
lui
ai
donc
demandé
vers
l'épisode
2
ou
3
d'augmenter
ça.
Notes
de
traduction :
-
Les
jidaigeki
sont
les
drames
historiques
japonais,
souvent
placés
à
l'ère
des
samourais.
Takeuchi :
Je
me
suis
senti
soulagé
lorsque
l'on
m'a
dit
de
faire
du
jidaigeki,
car
il
aurait
autrement
été
difficile
d'écrire
un
script
contenant
les
répliques
théâtrales
typiques
de
Saint
Seiya.
J'ai
aussi
pu
incorporer
des
scènes
dans
lesquelles
le
personnage
est
si
furieux
qu'il
finit
par
exploser
en
employant
ce
genre
de
ton.
Comme
lors
du
combat
entre
Mū
et
Fafner.
Furuta :
Kentarō
Itō,
qui
jouait
Fafner,
a
trouvé
très
divertissant
de
jouer
ce
personnage
alors
qu'il
se
faisait
mettre
à
mal.
Honda-san,
chargé
de
l’acoustique,
a
lui
aussi
pris
beaucoup
de
plaisir
sur
cette
partie.
-
Mettez
un
lien
vers
cette
page
plutôt
que
de
copier
ailleurs.
Q)
Des
scènes
du
genre
de
celle
où
Dōko
de
la
Balance
boit
dans
une
taverne
avec
sa
Cloth
sur
le
dos,
en
gros
des
scènes
propices
au
tsukkomi
donnent
peut-être
un
côté
contemporain
à
la
série.
-
Note
de
traduction :
le
tsukkomi
est
une
forme
courante
dans
les
comédies
japonaises,
avec
en
général
une
personne
qui
fait
quelque
chose
de
stupide,
et
une
seconde
personne
qui
fait
office
de
"personne
sensée"
et
qui
pointe
verbalement
la
bêtise
de
l'autre
ou
le
frappe
lorsque
celui-ci
fait
quelque
chose
d'idiot.
Furuta :
Je
me
suis
demandé
s'il
valait
mieux
lui
mettre
sa
Cloth
ou
non,
mais
au
final
je
la
lui
ai
laissée
sur
le
dos
(rires).
Takeuchi :
Nous
avons
aussi
discuté
de
ces
choses
en
réunion.
Le
directeur
Furuta
voulait
dès
le
début
en
profiter
pour
montrer
les
Gold
Saints
en
habits
civils
ainsi
que
leur
vie
au
quotidien,
et
j'ai
vraiment
trouvé
ceci
amusant.
Dépeindre
la
vie
de
Deathmask
en
ville
fut
aussi
très
plaisant
à
écrire.
Furuta :
Nous
avons
aussi
fait
en
sorte
que
Shaka
de
la
Vierge
ne
parle
pas
trop.
Il
y
a
une
réplique
de
Deathmask
que
j'aime
beaucoup
dans
l'épisode
3.
« Comme
d'habitude,
nous
autres
Gold
Saints
sommes
incapables
d'agir
à
l'unisson »
(rires).
Furuta :
Soul
of
Gold
s'appuie
sur
les
bases
inébranlables
de
l'oeuvre
originale
du
maître
Kurumada,
mais
j'ai
aussi
voulu
y
insérer
des
scènes
de
gag
qui
ne
sont
guère
typiques
du
maître
Kurumada.
Un
peu
de
comédie.
J'ai
voulu
préparer
un
Saint
Seiya
qui
contient
quelques
ingrédients
non
Kurumada,
tels
que
les
échanges
avec
Deathmask
ou
la
scène
de
Dôko
à
la
taverne.
Takeuchi :
Nous
avons
inséré
des
petits
gags,
mais
la
plupart
ont
été
rejetés,
on
nous
a
dit
que
ce
n'était
pas
nécessaire
(rires).
Mais
il
reste
un
peu
de
ces
gags
en
ce
qui
concerne
Deathamsk.
Furuta :
Il
y
avait
trop
d'éléments
qu'il
fallait
absolument
placer
en
13
épisodes.
On
a
fait
tout
ce
qu'on
a
pu
pour
tout
faire
tenir.
Takeuchi :
J'aurais
aimé
que
l'on
traite
un
peu
plus
des
nouveaux
personnages,
mais
le
manque
de
temps
était
trop
grand.
Si
nous
avions
eu
plus
de
temps,
nous
aurions
peut-être
essayé
de
rendre
les
adversaires
un
peu
plus
classes.
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ailleurs.
Les
Gold
Saints
Et
maintenant,
parlez-nous
des
points
attirants
chez
les
Gold
Saints,
exception
faite
du
protagoniste,
Aiolia.
Takeuchi :
La
classe
de
Mû
provient
du
fait
qu'en
dépit
de
son
sang-froid,
il
possède
également
une
grande
ardeur
en
lui.
Dans
l'épisode
2,
il
progresse
dans
l'histoire
en
étant
conscient
qu'il
n'est
pas
quelqu'un
de
physique
comme
l'est
Aldébaran,
mais
en
fin
de
compte,
ses
actions
sont
celles
de
quelqu'un
de
physique
en
dépit
de
sa
stratégie.
Il
pénètre
seul
dans
le
camp
ennemi,
dans
ce
laboratoire,
et
risque
sa
vie
pour
atteindre
le
coeur
du
groupe
ennemi.
C'est
un
personnage
qui
est
à
la
fois
physique
et
aussi
doté
d'une
grande
intelligence.
Furuta :
Il
brise
les
forts
et
aide
les
faibles.
Il
possède
aussi
de
l'amour
en
lui.
C'est
quelqu'un
qui
est
prêt
à
épargner
ses
ennemis.
Vu
que
le
montrer
en
train
d'envoyer
voltiger
comme
d'habitude
ses
adversaires
avec
sa
Great
Horn
ne
représenterait
pas
très
bien
l'amour
qu'il
a
en
lui,
nous
l'avons
montré
différemment
dans
cette
série.
Takeuchi :
C'est
quelqu'un
de
simple
et
honnête,
qui
accepte
totalement
d'être
un
homme
physique,
ce
qui
le
rend
viril.
Il
est
rafraîchissant
d'avoir
quelqu'un
comme
lui
qui
ne
réfléchit
pas
exagérément.
La
scène
où
il
colle
des
baffes
à
son
ennemi
dans
l'épisode
7
m'a
beaucoup
fait
rire
(rires).
Takeuchi :
Il
est
implacable.
Il
reconnaît
avec
certitude
qui
sont
les
ennemis,
et
ne
montre
aucune
hésitation.
Et
c'est
pourquoi
il
envoie
voltiger
le
Verseau
sans
retenue
lorsque
celui-ci
trahit
les
autres.
Il
a
surmonté
de
nombreuses
choses
dans
sa
vie
précédente,
et
c'est
parce
qu'il
sait
qu'il
n'est
pas
quelqu'un
de
bon
qu'il
est
capable
d'être
ainsi.
Dans
cette
série,
nous
le
montrons
comme
quelqu'un
qui
cherche
clairement
à
exterminer
les
gens
mauvais
plutôt
que
de
tenter
de
se
justifier.
Takeuchi :
C'est
le
protagoniste
caché
de
cette
série.
Andreas,
le
chef
des
ennemis,
lui
dit
«
Tu
es
le
plus
faible
des
Gold
Saints »,
mais
ce
dont
il
est
question
n'est
pas
sa
force
de
combat.
Il
faut
comprendre
par
là
qu'il
est
un
raté
en
tant
qu'être
humain.
Mais
l'amour
permet
à
un
minable
comme
ça
de
changer
en
tant
qu'humain.
Ce
n'est
pas
que
sa
nature
profonde
ait
vraiment
changé.
Dans
l'oeuvre
originale,
il
a
un
côté
haineux,
on
peut
dire
qu'il
déborde
de
sentiments
typiquement
humains,
et
c'est
donc
ce
côté
là
que
je
voulais
montrer.
Cette
série
introduit
aussi
une
nouvelle
technique
pour
lui,
le
Seki
Shiki
Meikyū
Ha,
qui
laisse
son
adversaire
dans
un
état
qui
ne
le
tue
pas
mais
qui
l'empêche
aussi
de
renaître.
Il
n'avait
jusque
là
qu'une
technique
de
mort
instantanée,
mais
je
pense
que
ceci
montre
qu'il
a
évolué.
Si
Soul
of
Gold
avait
été
une
série
d'un
an,
je
pense
que
nous
aurions
peut-être
consacré
un
mois
à
Deathmask.
Takeuchi :
C'est
quelque
chose
qui
va
au
delà
d'un
esprit
chevaleresque
en
ce
qui
le
concerne.
Comme
toujours,
il
regarde
tout
comme
s'il
se
trouvait
au-dessus,
et
il
possède
aussi
une
force
hors
normes.
Nous
avons
fini
par
montrer
que
Shaka
a
finalement
acquis
une
certaine
forme
de
compassion
pour
autrui.
Furuta :
Le
combat
contre
le
God
Warrior
Balder
dit
tout.
Takeuchi :
Nous
nous
sommes
rendus
compte
qu'en
fin
de
compte,
Dôko
n'était
pas
si
présent
que
ça
dans
l'oeuvre
originale,
et
nous
avons
donc
fait
en
sorte
de
construire
son
personnage.
Nous
avons
beaucoup
réfléchi
à
quel
genre
de
personnage
c'était,
et
au
final
nous
nous
sommes
dit
que
Dôko
était
peut-être
celui
qui
profiterait
le
plus
joyeusement
de
cette
nouvelle
vie
après
avoir
ressuscité.
C'est
quelqu'un
d'assez
chaleureux
et
nous
avons
voulu
retranscrire
pleinement
ça.
Furuta :
C'est
le
doyen
des
Golds,
mais
dans
l'oeuvre
originale
il
ne
se
bat
que
brièvement
contre
Shion
après
avoir
rajeuni.
Et
c'est
quelqu'un
qui
est
capable
de
prendre
la
place
de
leader
à
Saga.
D'habitude,
c'est
Saga
qui
fait
office
de
boss,
mais
on
peut
créer
une
nouvelle
ambiance
en
utilisant
Dôko
comme
centre
des
Gold
Saints.
-
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plutôt
que
de
copier
ailleurs.
Takeuchi :
Milo
est
un
héros
facile
à
comprendre.
Dans
Soul
of
Gold,
les
personnages
ignorent
pourquoi
il
se
retrouvent
là,
et
Athéna
est
absente.
Mais
comme
son
Cosmos
lui
dit
de
se
battre,
il
part
combattre.
Je
ne
pense
pas
que
l'on
puisse
faire
plus
classe
que
ça.
Si
Lyfia
(la
jeune
fille
clé
de
l'histoire)
avait
rencontré
Milo
avant
Aiolia,
il
l'aurait
certainement
ignorée.
C'est
le
genre
de
personne
qui
pense
que
les
femmes
et
les
enfants
ne
sont
pas
nécessaires
sur
le
champ
de
bataille.
Furuta :
C'est
quelqu'un
de
direct.
C'est
un
combattant
physique
du
même
genre
qu'Aiolia,
mais
il
a
un
côté
viril
qui
crie
« Allez,
venez
vous
battre
contre
moi ! ».
Furuta :
Il
discute
peu,
mais
ce
personnage
donne
clairement
le
sentiment
de
combattre
avec
la
foi.
C'était
le
personnage
le
plus
difficile
à
utiliser.
Il
donne
l'impression
que
s'il
arrive,
il
va
battre
seul
tous
les
adversaires.
Takeuchi :
Aiolois
est
le
plus
juste
des
personnages
dans
Saint
Seiya.
Ses
principes,
cette
volonté
à
combattre
pour
confier
le
futur
aux
autres
est
le
point
d'origine
de
Saint
Seiya,
et
est
un
grand
thème
de
Soul
of
Gold.
Sa
réplique
« Même
si
je
n'y
arrive
pas,
mes
compagnons
le
feront »
lorsqu'il
va
affronter
avant
tout
le
monde
le
chef
ennemi
qu'est
Andreas
montre
clairement
ceci.
Au
fait,
il
a
l'apparence
d'un
adulte
mais
a
en
fait
14
ans
(l'âge
auquel
il
est
mort
dans
la
série
originale).
Au
début
nous
avons
aussi
envisagé
la
possibilité
d'un
Aiolos
adolescent,
mais
nous
en
sommes
finalement
restés
là.
Furuta :
Il
a
décidé
d'utiliser
sa
nouvelle
vie
afin
d'expier
sa
faute
envers
le
frère
aîné
d'Aiolia,
Aiolos,
qu'il
avait
autrefois
exécuté.
Nous
montrons
ainsi
clairement
sa
droiture.
Le
combat
contre
Camus
fait
également
ressortir
ce
côté
d'homme
qui
se
bat
avec
droiture
même
si
ses
adversaires
trichent.
Takeuchi :
Je
pense
que
c'est
celui
qui
s'est
le
plus
repenti
dans
cette
série.
Sinon,
il
faut
bien
dire
qu'il
n'a
jamais
de
chance
avec
les
supérieurs
dont
il
hérite.
Takeuchi :
Nous
avons
montré
son
côté
humain,
mais
avec
un
autre
angle
que
celui
utilisé
pour
le
Cancer.
En
ce
qui
le
concerne,
nous
ne
traitons
pas
d'amour
mais
d'amitié.
La
petite
soeur
de
son
ami
Surt
est
morte
à
cause
de
lui,
mais
plus
que
la
volonté
d'expier
sa
faute,
Camus
cherche
principalement
à
utiliser
sa
nouvelle
vie
afin
de
sauver
l'âme
de
Surt.
Si
nous
avions
eu
plus
de
temps,
nous
aurions
développé
plus
longuement
ce
drame.
Camus
est
vraiment
quelqu'un
qui
tient
à
l'amitié,
quitte
à
passer
dans
le
camp
ennemi
et
être
rejeté
par
sa
déesse
pour
le
salut
de
Surt.
Takeuchi :
Comme
les
spectateurs
le
savent,
il
a
joué
un
rôle
très
important
durant
le
climax.
Je
suis
satisfait
que
l'on
ait
pu
le
mettre
en
valeur.
Furuta :
Nous
avons
réfléchi
à
toutes
sortes
d'actions
le
concernant.
Lorsque
la
fille
dont
Deathmask
est
tombé
amoureux
se
fait
enlever,
Aphrodite
arrive
avant
lui
sur
les
lieux.
Takeuchi :
Il
prétend
être
narcissique
et
peu
sérieux,
mais
derrière
ça
il
se
comporte
effectivement
comme
un
héros.
Mais
comme
Deathmask,
le
principal
concerné,
arrive
en
retard,
une
tragédie
finit
par
se
produire
(épisode
4).
Le
Cancer
est
vraiment
un
cas
désespéré
en
tant
que
personne.
Mais
il
fallait
que
ça
arrive
pour
que
Deathmask
prenne
conscience
de
sa
médiocrité.
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Fin
d'interview
Q)
Au
sujet
de
la
production
de
Soul
of
Gold,
y
a-t-il
un
message
que
vous
avez
voulu
faire
passer
aux
fans
et
spectateurs
de
votre
génération ?
Furuta :
Je
n'ai
pas
spécialement
fait
attention
à
ça,
mais...
Il
y
a
beaucoup
d'animes
récents
dans
lesquels
le
héros
ne
se
bat
presque
pas,
et
je
pense
qu'il
serait
bien
qu'il
y
ait
donc
un
peu
plus
d'animes
qui
montrent
des
échanges
de
coups
de
poing
comme
dans
Saint
Seiya.
J'espère
que
cette
série
permettra
de
montrer
aux
enfants
d'aujourd'hui
la
saveur
de
Saint
Seiya.
Takeuchi :
Nous
autres
de
la
"génération
Seiya"
sommes
désormais
entrés
dans
la
vie
active
et
certains
se
sont
probablement
lancés
dans
le
rude
monde
de
la
vie
d'entreprise.
C'est
assez
semblable
au
monde
de
Saint
Seiya.
Il
faut
se
battre
contre
les
contraintes
extérieures,
et
se
jeter
à
corps
perdu
dans
de
rudes
batailles
pour
défendre
ses
convictions.
J'ai
relu
le
manga
original
de
Saint
Seiya
et
je
me
suis
dit
que
certes
je
ne
mourrais
pas
pour
une
compagnie,
mais
que
je
serais
peut-être
prêt
à
mettre
ma
vie
en
jeu
pour
ma
famille,
mes
amis
ou
pour
sauver
le
monde
(rires).
C'est
irrationnel,
mais
aussi
empli
d'une
certaine
ardeur.
À
partir
de
décembre
prochain,
nous
allons
vraiment
entrer
dans
la
célébration
des
30
ans
de
Saint
Seiya.
Cela
va
bientôt
être
un
"festival
Saint
Seiya",
et
j'espère
que
les
fans
de
toutes
générations
y
prendront
beaucoup
de
plaisir.
Les
figurines
que
nous
regardions
dans
notre
enfance
ont
elles
aussi
considérablement
évolué.
Ce
sera
une
bonne
chose
si
cette
série
contribue
à
faire
monter
la
température
de
la
Saint
Seiya
mania.
Fin
de
traduction